BAGDAD : Une délégation officielle saoudienne dirigée par le ministre du Commerce et ministre de l'Information par intérim, Majid Abdullah Al-Qasabi, est arrivée à Bagdad lundi.
La délégation a été accueillie à l'aéroport international de Bagdad par le ministre irakien du Plan, Khaled Battal Al-Najm, et le secrétaire général du Conseil des ministres irakien, Hamid Naim Al-Ghazi.
La délégation comprend le ministre de l'industrie et des ressources minérales, Bandar bin Ibrahim Al-Khorayef, le gouverneur de l'Organisation saoudienne de normalisation, de métrologie et de qualité, le professeur Saad bin Othman Al-Qasabi, le secrétaire général de l'Autorité saoudienne pour le développement des exportations, le directeur général du Fonds saoudien pour le développement, Ayed Al-Otaibi, ainsi que des représentants de ministères, d'institutions et de secteurs gouvernementaux. Ainsi qu'une délégation commerciale et économique qui comprend un certain nombre de sociétés commerciales, économiques et d'investissement.
Au cours de la visite, la délégation s'entretiendra avec des responsables irakiens dans le cadre du Conseil de coordination saoudien-irakien et du Comité économique, commercial, d'investissement, de développement et de secours commun.
Un forum d'hommes d'affaires saoudiens se tiendra également en marge de la visite, sous les auspices du Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazemi.
La délégation signera également un certain nombre de protocoles d'accord de coopération conjointe.
Un groupe de membres de la délégation visitera le chantier de construction de la Cité des Sports, offerte par le Roi Salman au peuple irakien.
La délégation rencontrera également le Président Barham Salih, le Premier Ministre Mustafa Al-Kazemi et le Président du Parlement Muhammad Al-Halbousi.
Dans un nouveau rapport, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a déclaré que les actions menées par Israël à Gaza depuis le début de la guerre le 7 octobre 2023 constituaient des "violations flagrantes" du droit international, s'apparentant souvent à des "crimes de guerre et autres atrocités".
Dans la conclusion de ce rapport, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Israël à veiller au respect d’une ordonnance de la Cour internationale de justice de 2024 lui enjoignant de prendre des mesures pour prévenir les actes de génocide à Gaza.
Selon lui, Israël doit veiller "avec effet immédiat à ce que son armée ne se livre pas à des actes de génocide, (et prendre) toutes les mesures nécessaires pour prévenir et punir l’incitation au génocide".
Une commission mandatée par l’ONU et plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé Israël d'avoir perpétré un génocide à Gaza. Israël rejette ces allégations comme "mensongères" et "antisémites".
Ce rapport, qui concerne la période allant du 7 octobre 2023, date à laquelle une attaque sans précédent du Hamas en Israël a déclenché une offensive israélienne à Gaza, jusqu'en mai 2025, condamne aussi les "violations graves" commises par des groupes armés palestiniens.
L'attaque du Hamas a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, pour la plupart des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.
Le rapport met aussi en lumière les sévices subis par les otages capturés par les groupes armés palestiniens, dont beaucoup ont fait état de tortures et agressions sexuelles alors qu'ils étaient détenus "dans des conditions inhumaines" pendant des mois.
Meurtres "illégaux"
Le rapport consacre également une large part aux actions d’Israël à Gaza, où sa campagne militaire de représailles a fait plus de 72.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire dirigé par le Hamas, dont les statistiques sont considérées comme fiables par l’ONU.
Une grande partie de ces meurtres "semblent illégaux", indique le rapport, qui souligne aussi comment Israël a "mené des attaques contre des cibles civiles ou protégées".
Parmi celles-ci figurent "des établissements de santé et des installations médicales", ainsi que des civils, dont des journalistes, des professionnels de santé, des acteurs humanitaires et des policiers, et ce "de manière systématique et répétée".
Cette campagne d’Israël à Gaza a rendu les conditions de vie dans une grande partie du territoire "incompatibles avec la survie des Palestiniens en tant que groupe", a alerté le Haut-Commissariat.
Il a également déclaré que "le recours à une force inutile et disproportionnée en Cisjordanie a(vait) conduit à des centaines de meurtres illégaux".
"En Cisjordanie, le taux de déplacements forcés de Palestiniens n'a pas été aussi élevé depuis des décennies et l'expansion des colonies israéliennes est sans précédent", a déclaré lundi devant la presse à Genève Ajith Sunghay, qui dirige le bureau du Haut-Commissariat dans les territoires palestiniens.
Sur les deux territoires, "l’armée israélienne et d’autres forces de sécurité ont provoqué des déplacements de population à grande échelle", ajoute le Haut-Commissariat.
Le rapport relève que les violations commises par Israël dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés révélaient une pratique visant à infliger un "déplacement forcé, un dépeuplement et un nettoyage ethnique de vastes parties du territoire palestinien occupé".
Depuis, le fragile cessez-le feu d'octobre dernier "a permis de réduire l'ampleur considérable des violences observées jusqu’alors et a ouvert une marge de manœuvre humanitaire modeste", a déclaré Ajith Sunghay.
"Cependant, les meurtres et la destruction des infrastructures se sont poursuivis presque quotidiennement, et la situation humanitaire générale reste désastreuse", a-t-il ajouté.
Le Haut-Commissariat a jugé "essentiel que toutes les violations énumérées dans le rapport fassent l’objet d’un examen en bonne et due forme" par des "instances judiciaires crédibles et impartiales".







