Le pape François en Irak en mars, première historique

Le pape François salue les fidèles par la fenêtre du palais apostolique qui donne sur la place Saint-Pierre lors de la prière hebdomadaire de l'Angélus le 29 novembre 2020 au Vatican.  (Alberto PIZZOLI / AFP)
Le pape François salue les fidèles par la fenêtre du palais apostolique qui donne sur la place Saint-Pierre lors de la prière hebdomadaire de l'Angélus le 29 novembre 2020 au Vatican. (Alberto PIZZOLI / AFP)
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Publié le Lundi 07 décembre 2020

Le pape François en Irak en mars, première historique

  • Le pape François se rendra en Irak début mars, son premier voyage à l'étranger depuis le début de la pandémie et une première historique pour un souverain pontife, qui comprendra notamment la ville de Mossoul. 
  • Ce voyage inédit pour un pape «symbolise un message de paix pour l’Irak et pour toute la région», a réagi lundi le ministère irakien des Affaires étrangères.

MOSSOUL : Le pape François se rendra en Irak début mars, son premier voyage à l'étranger depuis le début de la pandémie et une première historique pour un souverain pontife, qui comprendra notamment la ville de Mossoul. 

«Accueillant l'invitation de la République d'Irak et de l'Eglise catholique locale, le pape François effectuera un voyage apostolique dans ce pays du 5 au 8 mars 2021, visitant Bagdad, la plaine d'Ur liée à la mémoire d'Abraham, la ville d'Erbil, ainsi que Mossoul et Qaraqosh dans la plaine de Ninive», a annoncé le porte-parole du Vatican dans un communiqué.

Ce voyage inédit pour un pape «symbolise un message de paix pour l’Irak et pour toute la région», a réagi lundi le ministère irakien des Affaires étrangères.

La plaine de Ninive avait été occupée par les djihadistes du groupe Etat islamique entre 2014 et 2017. La communauté chrétienne de cette région du nord de l'Irak n'y est jamais revenue en grand nombre, car les tensions entre groupes armés restent importantes et les infrastructures publiques sont encore grandement détruites.

Aucune personnalité gouvernementale étrangère ne s'est rendue à Mossoul depuis plus de cinq ans.

Jusqu'en 2003, l'Irak, pays à majorité musulmane chiite, comptait un million et demi de chrétiens. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 300 000 à 400 000, selon l'ONG Hammourabi, qui milite pour la défense des droits de la minorité chrétienne en Irak.

Avant la pandémie du coronavirus, le pape François avait exprimé clairement son désir de se rendre dans ce pays, dont il évoque régulièrement la population «martyrisée» par la guerre. 

En recevant, les représentants des oeuvres d'aide aux églises orientales en juin 2019, il avait ainsi exprimé sa «volonté» de se rendre en Irak en 2020. Le pape avait ensuite reçu au Vatican en janvier 2020 le président irakien Barham Salih.

Le pape polonais Jean-Paul II avait prévu de faire un voyage en Irak en décembre 1999, mais ce projet ne s'était pas concrétisé après des négociations avec l'ancien président Saddam Hussein.

Annonce surprise 

«Le programme du voyage sera publié ultérieurement, en tenant compte de l'évolution de la crise sanitaire mondiale», a précisé le Vatican. 

La section s'occupant de ses voyages à l'étranger avait fermé boutique jusqu'à nouvel ordre ces derniers mois.

L'annonce du voyage arrive donc comme une surprise de la part du souverain pontife qui aura 84 ans le 17 décembre prochain et a récemment de nouveau banni les rassemblements de fidèles au Vatican pour éviter la propagation du coronavirus.

En 2019, le pape François avait fait un nombre record de sept déplacements à l'étranger, visitant onze pays sur quatre continents, en terminant par la Thaïlande et le Japon en novembre. 

Son seul voyage officiellement annoncé pour 2020, à Malte, sur la thématique des migrants, avait été annulé pour cause de pandémie.

Le pape François avait effectué le 3 octobre à Assise (centre de l'Italie), sa première sortie hors de Rome depuis la pandémie, toutefois en mode strictement privé et sans bains de foule, pour signer une nouvelle encyclique consacrée à la «fraternité».

Sa visite en Irak auprès d'une population chrétienne qui se fait désormais rare, permettra aussi au pape de réaffirmer sa volonté de dialogue avec l'islam. 

François avait co-signé en février 2019 à Abou Dhabi (Emirats arabes unis) un «document sur la fraternité humaine» avec le cheikh Ahmed al-Tayeb, le grand imam sunnite égyptien d'Al-Azhar. Ils y condamnent ensemble l'extrémisme religieux et le soutien aux terroristes.

Dans un discours sur la paix, prononcé en octobre à Rome devant un parterre de responsables de toutes les grandes religions, le pape argentin avait estimé que «les religions sont au service de la paix et non des spectateurs inertes du mal de la guerre et de la haine».


Khalida Boufedeche, première femme élue à la tête du Parlement algérien

Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
Khalida Boufedeche est devenue la première femme à présider le Parlement algérien. (AFP)
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  • Le Parlement algérien a élu Khalida Boufedeche à sa présidence, faisant d'elle la première femme à occuper ce poste dans l'histoire du pays et le quatrième personnage de l'État
  • Membre du FLN, vainqueur des législatives avec 91 sièges sur 407, elle prend ses fonctions dans un Parlement marqué par une participation record à la baisse (21,24%) et une forte sous-représentation des femmes

ALGER: Le Parlement algérien a élu mardi soir, pour la première fois de son histoire, une femme à sa tête, Khalida Boufedeche, qui devient ainsi le quatrième personnage de l'Etat.

Mme Boufedeche, médecin allergologue et députée d'Alger, est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l'indépendance et formation proche du pouvoir.

Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24%, le plus bas jamais enregistré.

Trois candidats postulaient pour la présidence de l'Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement: Mme Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP - 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l'assemblée de la wilaya d'Alger.

Mme Boufedeche accède au perchoir du Parlement alors que seules 25 femmes ont été élues, soit 6,14% des sièges.

Les femmes sont sous-représentées lors de cette législature alors qu'elles représentent 49% de la population. Elles étaient 38 en 2021 et surtout 118 en 2017. Cette dernière élection s'était tenue sous le régime des quotas.

Le FLN est suivi dans l'hémicycle par le Rassemblement national démocratique (RND), autre formation proche du pouvoir, qui obtient 74 sièges, puis le Front El Moustakbal, également considéré comme un parti soutenant les autorités, avec 56 sièges.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com