Football: Karim Benzema, le N.9 devenu légende du Real Madrid

L'attaquant français du Real Madrid Karim Benzema (Photo, AFP).
L'attaquant français du Real Madrid Karim Benzema (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 05 juin 2023

Football: Karim Benzema, le N.9 devenu légende du Real Madrid

  • Meilleur avec le temps: la formule sied parfaitement à cet attaquant complet
  • En Espagne, Benzema est resté épanoui, que ce soit sur le terrain comme auprès du public

MADRID: Buteur fétiche du Real Madrid pendant 14 ans, Ballon d'Or couronné à l'épilogue de sa carrière et intraitable N.9, Karim Benzema s'est construit un immense palmarès au fil d'une carrière jalonnée d'embûches en France et de gloire en Espagne, jusqu'à devenir une légende madrilène.

Le 1er juin au soir, lors d'une cérémonie organisée par le quotidien espagnol Marca, une petite fille fond en larmes sur scène en interrogeant Benzema sur son avenir. Le Français la prend dans ses bras et la console.

Cette fillette en pleurs, c'est le "Madridisme" tout entier résumé en une image. La preuve que le gamin de Bron, près de Lyon, est devenu l'âme du club où il est arrivé en 2009, à 21 ans.

Son départ, annoncé dimanche, laisse un peuple orphelin: le "Nueve" ("Neuf", comme son numéro) a symbolisé la gloire madrilène de la fin des années 2010 et du début des années 2020, aux côtés de Cristiano Ronaldo d'abord, mais aussi des indéboulonnables Tony Kroos, Luka Modric, Sergio Ramos et autres Marcelo.

Karim Benzema quitte le Real en étant le joueur qui y a gagné le plus de trophées (25, à égalité avec Marcelo), le deuxième meilleur buteur de l'histoire du club avec 354 buts, derrière CR7 et devant la légende Raul.

Meilleur avec le temps 

"Karim Benzema s'améliore tous les jours comme le bon vin. Il est de plus en plus un leader dans l'équipe, dans le groupe. Il est un exemple pour tous", disait de lui son entraîneur Carlo Ancelotti l'année dernière.

Meilleur avec le temps : la formule sied parfaitement à cet attaquant complet, à la technique léchée, au style de jeu altruiste et à l'attitude irréprochable sur les terrains.

Car Benzema a progressivement fait fi de toutes les barrières pour gravir les échelons de son quartier de Bron, en banlieue de Lyon, jusqu'au sommet de la planète football.

Il a fallu, pour cela, se défaire de l'ombre de Cristiano Ronaldo, dont il a été le discret lieutenant pendant près de dix ans, jusqu'en 2018, avant de prendre la lumière à son tour.

Se défaire, surtout, d'une image de tête brûlée comme ses compères de la génération 1987 (Samir Nasri, Hatem Ben Arfa...), coincée entre sa collection de bolides, ses vêtements de luxe et ses fréquentations.

C'est d'ailleurs sa fidélité à son ami d'enfance Karim Zenati qui lui a valu ses ennuis dans l'affaire de la "sextape" de Mathieu Valbuena, où il a décidé en juin 2022 de renoncer à faire appel, entérinant sa condamnation à un an de prison avec sursis pour "complicité de tentative de chantage".

Histoire de tourner définitivement cette page extra-sportive qui a marqué plus de cinq ans de sa carrière, cinq ans de mise au ban des Bleus.

L'épisode a sans doute terni à tout jamais son histoire avec l'équipe de France, qu'il a tout de même cru pouvoir emmener au titre mondial en décembre 2022 avant qu'une ultime blessure ne vienne briser ses rêves de Coupe du monde.

Mais en Espagne, Benzema est resté épanoui, que ce soit sur le terrain comme auprès du public, à qui il envoie sourires, clins d'œil et pouces levés. Cultivant aussi, ces dernières années, son image de père de famille rangé.

«Ballon d'Or du peuple»

Cette saison encore, malgré des pépins physiques à répétition, le capitaine merengue a fini meilleur buteur de son équipe avec 30 réalisations en 42 matches avant la 38e journée dimanche. À 35 ans.

Des statistiques honorables, mais dérisoires par rapport à sa fantastique saison 2021-2022, qui lui a valu la récompense individuelle suprême, le Ballon d'Or.

Avec 44 buts en 46 matches en club en 2021-2022, "KB9" a porté la "Maison blanche" lors de l'épique campagne européenne qui a mené le Real vers sa 14e couronne en Ligue des champions.

Cette saison-là, l'ex-Bleu (97 sélections, 37 buts) a aussi porté l'équipe de France vers le sacre en Ligue des Nations, son seul trophée en Bleu.

En quinze ans à Madrid, Benzema a grandi. Arrivé à 21 ans contre 35 millions d'euros en même temps que CR7 et Kaka, le Nueve a été décrié, remplaçant, parfois sans confiance.

Mais il a su attendre son heure et faire son nid, mûrissant auprès de la figure tutélaire de Zinédine Zidane, qu'il a souvent qualifié de "grand frère", ce même homme qui lui remettra, à Paris, son fameux "Ballon d'Or du peuple".

"Je dis Ballon d'Or du peuple parce qu'ils y ont participé", avait expliqué Benzema le soir de la cérémonie. "Ils m'ont poussé à chaque fois malgré les obstacles, à tout moment".


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.