Le gouvernement dévoile des mesures techniques face à la crise du logement

La Première ministre française Elisabeth Borne (Photo, AFP).
La Première ministre française Elisabeth Borne (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 05 juin 2023

Le gouvernement dévoile des mesures techniques face à la crise du logement

  • Sur le logement, l'attente est énorme et unanime
  • Le nombre de ménages en attente d'un logement social (2,42 millions) n'a jamais été aussi élevé

PARIS: Prolongation mais resserrement du prêt à taux zéro (PTZ) pour favoriser l'accession à la propriété, aides à la location mais fin du dispositif Pinel... Le gouvernement a dévoilé dimanche soir une série de dispositions techniques, sans mesure choc, pour tenter d'enrayer la crise du logement.

Ce plan tiré des discussions du Conseil national de la refondation (CNR), série de consultations thématiques voulue par Emmanuel Macron, devait être annoncé lundi après-midi par la Première ministre Elisabeth Borne. Matignon en a dévoilé l'essentiel dès dimanche soir.

Sur le logement, l'attente est énorme et unanime. Le nombre de ménages en attente d'un logement social (2,42 millions) n'a jamais été aussi élevé et celui des personnes sans domicile a grimpé à 330.000.

Professionnels de l'immobilier, associations, bailleurs sociaux : le monde du logement dans son ensemble manifestait la même impatience de voir l'exécutif agir.

Depuis fin novembre, des personnalités reconnues du monde du secteur ont recueilli doléances et propositions sur trois sujets : "comment redonner aux Français du pouvoir d'habiter ?", "réconcilier la France avec la production de logements nouveaux" et "faire du logement l'avant-garde de la transition écologique".

Trois cahiers ont été remis au ministre délégué à la Ville et au Logement, Olivier Klein, avec près de 200 propositions.

Le gouvernement en a retenu une série de dispositions techniques censées répondre à tous les volets de la crise, mais sans mesure choc comme l'encadrement des prix du foncier, l'une des propositions fortes issues du CNR.

Sur les sujets sensibles, telle la refonte de la fiscalité des meublés touristiques, accusée d'aggraver la crise, de grands chantiers vont par ailleurs être "ouverts", a assuré Matignon.

"Ce n'est pas en une fois que l'on résout l'intégralité de la politique du logement", a précisé l'entourage d'Elisabeth Borne, assurant toucher "un peu sur tous les leviers" et agir à la fois sur les volets structurel et conjoncturel de cette crise.

Pinel inefficace 

Sur le papier, le gouvernement affiche cinq objectifs : favoriser l'accession à la propriété et à la location, soutenir la production et la rénovation de logements sociaux, relancer la construction et amplifier la rénovation énergétique du parc privé.

Pour aider les ménages à acquérir leur logement dans un contexte de remontée des taux, le PTZ, qui devait s'arrêter fin 2023, sera prolongé jusqu'en 2027. Mais le dispositif sera recentré sur les "logements neufs en collectif" dans les zones tendues, et dans tous les logements (collectifs et individuels) en zone détendue sous condition de rénovation.

La mesure a fait réagir la Fédération française des constructeurs de maisons individuelles (FFC) pour qui, en supprimant le PTZ pour la maison neuve individuelle, le gouvernement signifie que cette dernière "est réservée aux plus riches, à une élite".

Autre mesure : la mensualisation de la révision du taux d'usure sera prolongée jusqu'à fin 2023 afin d'éviter que ce taux "ne devienne un blocage".

Le développement du "bail réel solidaire", qui permet d'acquérir un logement moins cher sans être propriétaire du foncier, sera par ailleurs "soutenu", a assuré Matignon, en révisant à la hausse les plafonds de ressources.

Afin de favoriser l'accès à la location, le gouvernement a choisi d'arrêter le dispositif Pinel fin 2024, jugé inefficace, pour mettre l'accent sur le "logement locatif intermédiaire", à savoir un logement qui, sans être social, permet des loyers modérés.

Ce dispositif réservé aux zones tendues sera ouvert à une centaine de communes supplémentaires, actuellement situées en zone détendues.

La garantie "Visale", qui permet d'obtenir une caution locative d'Action Logement, sera également étendue à "plus de 2 millions de personnes" d'ici 2027, contre 1 million réalisées depuis 2018.

Une enveloppe supplémentaire de 160 millions sur cinq ans sera également consacrée au dispositif du "Logement d'abord", qui consiste à octroyer un logement pérenne aux personnes mal logées.

Des mesures ont également été annoncées pour le logement social mais doivent encore faire l'objet d'un "pacte" avec les bailleurs sociaux. L'objectif étant de les aider à rénover leur parc immobilier, à investir dans la production de logements et à soutenir leurs fonds propres.

Pour relancer la construction neuve aujourd'hui à l'arrêt, le gouvernement prévoit de faire racheter aux promoteurs par la Caisse des Dépôts et Action Logement 47.000 logements non vendus.

Enfin, pour accélérer la rénovation énergétique des bâtiments, le dispositif MaPrimeRénov' sera renforcé.

Ces mesures seront financées notamment par la fin du dispositif Pinel et le recentrage du PTZ, a précisé Matignon.


Rencontre Salam-Macron: une feuille de route implicite, pour stabiliser le Liban

À l’issue de la rencontre à l’Élysée entre le président Emmanuel Macron et Nawaf Salam, l’impression qui domine est celle d’un moment d’échange franc, amical et dépourvu d’arrière-pensées concernant le Liban, où rien et tout reste incertain. (AFP)
À l’issue de la rencontre à l’Élysée entre le président Emmanuel Macron et Nawaf Salam, l’impression qui domine est celle d’un moment d’échange franc, amical et dépourvu d’arrière-pensées concernant le Liban, où rien et tout reste incertain. (AFP)
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  • La France se positionne comme un partenaire engagé et constant, et Macron détaille un soutien à la fois humanitaire, militaire, politique et économique
  • Des dizaines de tonnes d’aide ont déjà été acheminées à Beyrouth, et d’autres suivront, assure-t-il

PARIS: À l’issue de la rencontre à l’Élysée entre le président Emmanuel Macron et Nawaf Salam, l’impression qui domine est celle d’un moment d’échange franc, amical et dépourvu d’arrière-pensées concernant le Liban, où rien et tout reste incertain.

En se rendant à l’Élysée, Salam sait très bien qu’il est en terrain conquis, puisque la sauvegarde de la souveraineté, de l’intégrité et de la stabilité du Liban est, de tout temps, en tête des priorités de la diplomatie française.

Il n’est donc pas surprenant que les deux responsables fassent un constat commun, celui d’un soulagement prudent.

La trêve, obtenue après plusieurs semaines d’un conflit que les Libanais « n’ont ni voulu ni choisi », selon les mots du président français, est saluée comme une avancée. Mais personne ne s’y trompe : elle est provisoire, instable et menacée à tout instant.

Le cessez-le-feu n’est pas une fin en soi

Emmanuel Macron insiste sur la nécessité de la consolider, de lui donner de l’épaisseur politique. Salam, de son côté, y voit un acquis essentiel, sans ignorer que tout reste à faire.

Le cessez-le-feu n’est pas une fin en soi : c’est une ouverture, étroite, vers un autre objectif essentiel, la souveraineté de l’État libanais.

C’est sans doute le point le plus fort, le plus partagé et le plus répété par les deux dirigeants, qui convergent totalement sur ce principe simple mais décisif : « il ne peut y avoir d’État sans monopole de la force ».

Dans un Liban fragmenté, affaibli par des années de crises politiques, économiques et sécuritaires, Emmanuel Macron évoque un désarmement du Hezbollah qui doit être conduit par les Libanais eux-mêmes, sans ingérence extérieure.

Nawaf Salam, lui, va plus loin dans la formulation, soutenant qu’« un État ne peut exister s’il tolère plusieurs armées sur son sol », avant d’ajouter que ce processus doit « éviter toute dérive vers une confrontation interne ».

Le Hezbollah est évidemment au cœur de cette équation, et le président français n’hésite pas à qualifier son engagement dans le conflit d’« erreur stratégique majeure », l’accusant implicitement d’avoir entraîné le Liban dans une guerre qui n’était pas la sienne.

Nawaf Salam adopte une posture plus mesurée, sans ambiguïté sur le fond mais prudente dans la forme. Il rappelle le caractère illégal des activités armées du mouvement, tout en refusant l’escalade verbale.

Dans ce contexte, la question israélienne apparaît comme l’autre pilier de l’équation. Les deux dirigeants sont, là encore, sur une ligne commune, à savoir qu’aucune « stabilisation durable ne sera possible sans un retrait israélien du territoire libanais ».

La négociation n’est pas un aveu de faiblesse

Salam le dit clairement, en y ajoutant d’autres conditions, dont le retour des déplacés et la libération des Libanais détenus par Israël.

Pour sa part, Macron ne manque pas de rappeler l’attachement de la France à la sécurité d’Israël, tout en critiquant ouvertement certaines de ses actions récentes, que ce soit à Gaza, en Cisjordanie ou au Liban. Il va même jusqu’à évoquer la possibilité de reconsidérer l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël si certaines lignes continuent d’être franchies.

Il est clair que, pour le président français, la sécurité ne peut être pensée contre la souveraineté des autres, comme c’est le cas actuellement.

Sur ce point, le choix de la diplomatie apparaît comme une évidence. Salam assume pleinement l’ouverture de discussions directes avec Israël, une démarche rare, presque historique dans sa portée symbolique. Il insiste sur le fait que « seul le gouvernement libanais est habilité à négocier », réaffirmant ainsi une souveraineté politique trop souvent contestée.

Macron soutient cette initiative sans réserve. Tous deux défendent l’idée que la négociation n’est pas un aveu de faiblesse, mais un acte de responsabilité. Dans une région saturée de conflits, la parole diplomatique tente ainsi de retrouver une légitimité.

La France se positionne comme un partenaire engagé et constant, et Macron détaille un soutien à la fois humanitaire, militaire, politique et économique.

Des dizaines de tonnes d’aide ont déjà été acheminées à Beyrouth, et d’autres suivront, assure-t-il. Paris entend également soutenir les forces armées libanaises, relancer une conférence internationale de financement et participer à la reconstruction des zones détruites, notamment dans le sud du pays.

Salam, de son côté, ne cache pas sa reconnaissance. Il évoque une amitié ancienne, éprouvée par l’histoire, et rappelle que le Liban aura besoin de près de 500 millions d’euros dans les prochains mois pour faire face à l’urgence humanitaire.

Reste enfin la question de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). Là encore, les positions sont nuancées mais convergentes. Macron souhaite maintenir un cadre international solide, capable d’accompagner la stabilisation.

Salam, lui, exclut l’idée d’une nouvelle version de la FINUL, mais insiste sur la nécessité d’une présence internationale sous mandat onusien, notamment pour des missions de surveillance et de médiation.

Finalement, cette rencontre dessine une feuille de route implicite : consolider la trêve, avancer dans les négociations, renforcer l’État libanais, désarmer progressivement le Hezbollah, obtenir un retrait israélien et engager la reconstruction.


Macron reçoit Salam: même marginalisée la France reste au chevet du Liban

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, est reçu aujourd’hui par le président Emmanuel Macron au palais de l’Élysée. (AFP)
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, est reçu aujourd’hui par le président Emmanuel Macron au palais de l’Élysée. (AFP)
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  • Officiellement, rien d’exceptionnel, puisque les échanges entre Paris et Beyrouth sont constants, mais officieusement, chacun sait que, depuis le début de la guerre régionale, l’Élysée n’a jamais relâché son attention
  • La quinzaine d’échanges directs qui ont eu lieu entre le président français et les dirigeants libanais, dont le président Joseph Aoun, témoigne de cette implication continue

PARIS: Marginalisée et écartée des négociations sur le cessez-le-feu par l’administration américaine et Israël, la France n’en reste pas moins engagée au chevet du Liban en cette période charnière de son histoire.

Réciproquement, le Liban, qui se prépare à une seconde séance de négociations avec les Israéliens sous médiation américaine à Washington jeudi, continue de favoriser la coordination de ses démarches avec les responsables français.

Il faut dire que ces deux pays sont liés depuis la nuit des temps par des liens indéfectibles d’une intense densité, dont les Libanais sont loin de vouloir se délester, en dépit de la conjoncture particulière actuelle.

C’est dans ce cadre que le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, est reçu aujourd’hui par le président Emmanuel Macron au palais de l’Élysée.

Officiellement, rien d’exceptionnel, puisque les échanges entre Paris et Beyrouth sont constants, mais officieusement, chacun sait que, depuis le début de la guerre régionale, l’Élysée n’a jamais relâché son attention.

La quinzaine d’échanges directs qui ont eu lieu entre le président français et les dirigeants libanais, dont le président Joseph Aoun, témoigne de cette implication continue.

Implication française constante malgré l’exclusion diplomatique

Paris suit heure par heure une situation jugée fragile, et la rencontre entre Macron et Salam constitue une occasion d’envisager les moyens et les alternatives susceptibles de consolider une situation libanaise vacillante.

Pour Paris, le diagnostic est désormais posé sans ambiguïté : les dernières semaines ont laissé des traces profondes, et les frappes du 8 avril sur Beyrouth, les déplacements de populations et la peur diffuse sont autant de signes d’un pays gravement éprouvé.

Le cessez-le-feu temporaire obtenu pour dix jours offre un répit, mais personne à l’Élysée ne se fait d’illusions : il ne s’agit pas d’une sortie de crise, tout au plus d’une suspension, ce qui incite la France à maintenir une ligne constante, celle de la désescalade.

L’objectif est double : prolonger à court terme le cessez-le-feu et créer, à moyen terme, les conditions d’une stabilisation durable.

La vision française repose sur une idée simple : il ne peut y avoir de paix durable sans un État libanais pleinement souverain.

C’est pourquoi, au cœur de la stratégie française, se trouve le renforcement des institutions libanaises, au premier rang desquelles les forces armées, qui apparaissent comme la clé de voûte de tout scénario de stabilisation.

Leur mission est immense : restaurer l’autorité de l’État, sécuriser le territoire et surtout réaffirmer un principe fondamental, celui du monopole de la force légitime, c’est-à-dire le désarmement du Hezbollah.

Pour Paris, ce désarmement est un objectif, même s’il s’inscrit dans le temps long et dans un équilibre politique qui reste extrêmement fragile. Cela n’empêche pas la France de renforcer son soutien par des équipements militaires, une coopération logistique et un accompagnement stratégique.

Stabiliser le Liban

Sur le terrain, la situation reste encadrée par la présence de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), qui continue de jouer un rôle de tampon, en coordination étroite avec l’armée libanaise.

Les mécanismes de liaison fonctionnent, malgré les aléas inhérents à toute opération dans une zone instable, et pour Paris, l’enjeu aujourd’hui n’est pas tant de redessiner les lignes que d’éviter qu’elles ne s’embrasent à nouveau.

Mais une question se profile déjà : que se passera-t-il après la FINUL, dont le mandat touche à sa fin dans les prochains mois ?

Sur ce point, Paris affirme qu’une réflexion est en cours pour préparer cette perspective, sans plus de détails pour l’instant.

L’autre élément de tension est la présence israélienne au sud du Liban, justifiée par des impératifs de sécurité. Cette zone tampon est perçue par la France comme une mesure provisoire, et Paris insiste sur le fait que l’intégrité territoriale du Liban n’est pas négociable.

À terme, Israël devra se retirer, mais ce retrait dépend d’une condition essentielle : la disparition de la menace, ce qui nous ramène à nouveau à la question du Hezbollah.

Tant que ce parti reste armé et actif, Israël invoquera son droit à la légitime défense ; et tant qu’Israël maintient sa pression militaire, le Hezbollah justifie sa posture. Pour Paris, il s’agit d’un cercle vicieux qui doit être brisé dans la séquence actuelle.

Dans ce contexte, et sans être à la table des négociations de Washington, la France observe et se tient prête. L’Élysée reconnaît volontiers que le rôle de Paris n’est pas forcément d’être au centre du jeu, mais d’être indispensable au moment où les accords devront être appliqués.

Car la France conserve un atout majeur par sa capacité à mobiliser, et peu de pays peuvent, comme elle, articuler soutien politique, aide militaire et coordination internationale.

Par ailleurs, la relation historique et structurante entre la France et le Liban inscrit la visite de Nawaf Salam dans une continuité et un dialogue constant entre deux États liés par une histoire et par une responsabilité partagée face à l’avenir.


Soldat français tué au Liban: un hommage national jeudi à Montauban

Une cérémonie d'hommage national au sergent-chef Florian Montorio, tué samedi dans le sud du Liban, aura lieu jeudi dans son régiment de Montauban, a annoncé mardi le ministère des Armées. (AFP)
Une cérémonie d'hommage national au sergent-chef Florian Montorio, tué samedi dans le sud du Liban, aura lieu jeudi dans son régiment de Montauban, a annoncé mardi le ministère des Armées. (AFP)
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  • Deux des soldats français blessés dans cette embuscade qui a visé des Casques bleus, attribuée par la France et l'ONU au groupe chiite pro-iranien Hezbollah, vont être rapatriés mardi "dans la journée", et le troisième "n'est plus hospitalisé"
  • La cérémonie, qui se tiendra à 11H30 au 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban, sera présidée par la ministre des Armées Catherine Vautrin, en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill, a précisé le ministère

PARIS: Une cérémonie d'hommage national au sergent-chef Florian Montorio, tué samedi dans le sud du Liban, aura lieu jeudi dans son régiment de Montauban, a annoncé mardi le ministère des Armées.

La cérémonie, qui se tiendra à 11H30 au 17e Régiment du génie parachutiste de Montauban, sera présidée par la ministre des Armées Catherine Vautrin, en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill, a précisé le ministère.

Deux des soldats français blessés dans cette embuscade qui a visé des Casques bleus, attribuée par la France et l'ONU au groupe chiite pro-iranien Hezbollah, vont être rapatriés mardi "dans la journée", et le troisième "n'est plus hospitalisé", a par ailleurs annoncé mardi la ministre Vautrin.

Elle s'exprimait devant les députés de la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale, où est examinée cette semaine une révision de la loi de programmation militaire 2024-2030.

La ministre a également donné des nouvelles de soldats "hospitalisés à Percy", hôpital militaire de la région parisienne, après avoir été blessés dans une attaque de drones en Irak en mars.

"Certains sont sortis" et "celui qui était le plus grièvement blessé fait l'objet d'une évolution qui est une évolution plutôt encourageante", a déclaré Mme Vautrin.

Le major Arnaud Frion avait été tué dans cette attaque attribuée à un groupe pro-iranien, qui avait également blessé six militaires français.