Affrontements et incendie aux abords d'une usine militaire à Khartoum

Des panaches de fumée s'échappent d'un incendie dans un entrepôt de bois dans le sud de Khartoum, au milieu des combats en cours, le 7 juin 2023. (AFP).
Des panaches de fumée s'échappent d'un incendie dans un entrepôt de bois dans le sud de Khartoum, au milieu des combats en cours, le 7 juin 2023. (AFP).
Short Url
Publié le Jeudi 08 juin 2023

Affrontements et incendie aux abords d'une usine militaire à Khartoum

  • "On entend des tirs et des affrontements" dans le sud de Khartoum autour du complexe de Yarmouk, la plus grande installation militaro-industrielle au Soudan
  • Mercredi, les redoutés paramilitaires des FSR ont annoncé dans un communiqué l'obtention d'"une nouvelle victoire avec la prise du complexe de Yarmouk et de ses dépôts de munitions"

KHARTOUM: Des affrontements ont lieu jeudi à Khartoum entre l'armée et les Forces de soutien rapide (FSR) aux abords du plus important complexe militaire du Soudan, ont rapporté des témoins à l'AFP, au lendemain de l'annonce par les paramilitaires de la prise de contrôle du site.

"On entend des tirs et des affrontements" dans le sud de Khartoum autour du complexe de Yarmouk, la plus grande installation militaro-industrielle au Soudan, rapportent des témoins.

Mercredi, les redoutés paramilitaires des FSR ont annoncé dans un communiqué l'obtention d'"une nouvelle victoire avec la prise du complexe de Yarmouk et de ses dépôts de munitions", précisant que les soldats de l'armée régulière avaient pris la fuite, abandonnant derrière eux "des quantités de matériel et de véhicules militaires".

Les FSR ont également publié sur Twitter une vidéo, tournée, selon elles, "dans l'enceinte" du site, sur laquelle on peut voir les paramilitaires célébrer la prise d'un entrepôt où des mitrailleuses, des mortiers et d'énormes quantités de munitions sont entassés.

Et dans la nuit de mercredi à jeudi, des témoins ont fait état d'un énorme bruit et du déclenchement d'un incendie après l'explosion d'un des réservoirs de l'installation pétrolière d'Al-Shajara, près du site de Yarmouk.

Si la cause de l'incendie n'a pas été déterminée, des témoins ont confirmé que les environs de l'installation étaient le théâtre de combats depuis plus de 48 heures, notant que des nuages de fumée s'en dégageaient encore jeudi, visibles même à 10 km du site.

Depuis son déclenchement le 15 avril, la guerre pour le pouvoir entre l'armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les paramilitaires des FSR du général Mohamed Hamdane Daglo, dit "Hemedti", a fait plus de 1.800 morts.

Près de deux millions de personnes ont quitté leur foyer, d'après les derniers chiffres de l'ONU, dont plus de 476.000 qui ont trouvé refuge dans les pays voisins.

Le 31 mai, l'armée s'est retirée des négociations qui visaient à créer des couloirs sécurisés pour laisser passer les civils et l'aide humanitaire.

Le 1er juin, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, médiateurs entre les deux camps, ont annoncé la suspension de ces négociations avant que Washington ne décrète des sanctions contre des entreprises associées à l'armée et aux paramilitaires.


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Short Url
  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Short Url
  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Short Url
  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.