En Italie, un super volcan menace de se réveiller

La neige recouvre le sommet du volcan Vésuve à Naples le 18 janvier 2017 après les chutes de neige qui ont frappé la région de Campanie, dans le sud de l'Italie. (Photo CARLO HERMANN / AFP)
La neige recouvre le sommet du volcan Vésuve à Naples le 18 janvier 2017 après les chutes de neige qui ont frappé la région de Campanie, dans le sud de l'Italie. (Photo CARLO HERMANN / AFP)
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Publié le Vendredi 09 juin 2023

En Italie, un super volcan menace de se réveiller

  • Le volcan des Champs phlégréens, entré en éruption pour la dernière fois en 1538, expose des centaines de milliers d'habitants à un déluge de lave, de cendres et de rochers
  • «Nous ne disons pas qu'une éruption va se produire, nous disons que les conditions d'une éruption sont plus favorables» aujourd'hui, précise Christopher Kilburn de l'UCL, responsable des travaux

ROME : Un demi-million d'habitants sous la menace directe d'un super volcan: le risque d'éruption sur les Champs phlégréens, près de Naples, n'a jamais été aussi important, prévient une étude anglo-italienne publiée vendredi.

Moins connu que le Vésuve qui a rayé Pompéi de la carte il y a près de deux millénaires, le volcan des Champs phlégréens, entré en éruption pour la dernière fois en 1538, expose des centaines de milliers d'habitants à un déluge de lave, de cendres et de rochers.

«C'est un volcan extrêmement dangereux», explique à l'AFP Stefano Carlino, co-auteur de l'étude de l'université londonienne UCL et de l'Institut italien de géophysique et de vulcanologie (INGV), parue dans la revue Communications Earth & Environment.

«Nous ne disons pas qu'une éruption va se produire, nous disons que les conditions d'une éruption sont plus favorables» aujourd'hui, précise Christopher Kilburn de l'UCL, responsable des travaux.

L'énergie du volcan est telle que son éruption il y a 30.000 ans aurait contribué à l'extinction de l'homme de Néandertal, selon certaines hypothèses.

Un regain d'activité au début des années 1980 avait entraîné l'évacuation de 40.000 habitants, mais le volcan n'a pas fait parler de lui depuis lors.

Et pourtant: les dizaines de milliers de petits séismes survenus à partir des années 1950 ont fragilisé la caldera - dépression volcanique à fond plat -, dont des «parties ont été éprouvées jusqu'à quasiment atteindre le point de rupture», indique l'étude.

Ces secousses, plus nombreuses encore depuis 2019, ont bouleversé les strates souterraines et la commune de Pouzzoles sur laquelle se trouve le volcan s'est élevée de quatre mètres au fil des décennies.

Les chercheurs soulignent que les effets de l'activité du volcan sont «cumulatifs»: il n'est donc pas nécessaire que l'intensité de cette activité augmente significativement pour accroître la probabilité d'une éruption.

«Une éventuelle éruption pourrait être précédée de signaux relativement faibles, comme un niveau modeste de soulèvement du sol, et un plus petit nombre de séismes», notent-ils.

Ils citent l'exemple de la caldera Rabaul en Papouasie-Nouvelle-Guinée, entrée en éruption en 1994 alors que les secousses qui l'avaient précédée étaient bien moins nombreuses que lors de l'éruption survenue dix ans plus tôt.

- Alerte jaune -

La probabilité d'une méga éruption est cependant «très faible», tempère Stefano Carlino. «Ce qui est plus probable, ce sont de petites éruptions».

Par ailleurs, même en cas de rupture de la croûte, «il faut que le magma remonte au bon endroit», souligne Christopher Kilburn.

Les scientifiques, qui ne s'intéressent qu'aux volcans en phase de réveil après une longue période de sommeil, utilisent une méthode novatrice pour ausculter ce volcan plat, quasiment invisible à l'oeil nu, et qui sourd sous la côte en apparence paisible du bassin napolitain.

Sur le terrain, ils mesurent à la fois les séismes et les mouvements du sol, sa déformation, pour dresser un modèle de comportement du volcan. En laboratoire, ils observent la fracturation de la roche.

Puis ils font un retour dans le passé pour les comparer à d'autres épisodes, d'autres éruptions d'autres volcans similaires, quand des approches plus conventionnelles se contentent de séries statistiques.

Si «nous ne pouvons dire avec certitude ce qu'il va se passer, ce qui compte, c'est d'être préparé à toute éventualité», rappelle par ailleurs Stefano Carlino.

Un demi-million d'habitants vivent dans un périmètre à haut risque, 800.000 autres dans une zone à risque moindre.

En cas d'alerte, le plan des autorités locales prévoit l'évacuation de la population en transport public. Le niveau d'alerte - vert, jaune, orange, rouge - est revu chaque mois.

«Actuellement à Pouzzoles, le niveau d'alerte est jaune», indique à l'AFP une porte-parole de la commune, Giordana Mobilio.

«Nous avons un canal de communication constant avec les habitants de la commune que nous informons des secousses» d'une magnitude supérieure à 1,5, souligne-t-elle.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.