Le Royaume-Uni s'engage à financer la lutte contre Daech, lors d'une réunion en Arabie saoudite

Le ministre britannique pour le Moyen-Orient, Lord Ahmad (au milieu), assistant à la réunion ministérielle de la coalition mondiale contre Daech organisée par l'Arabie saoudite à Riyad, le 8 juin. (Photo, Abdelrahmane ben Shalhoub)
Le ministre britannique pour le Moyen-Orient, Lord Ahmad (au milieu), assistant à la réunion ministérielle de la coalition mondiale contre Daech organisée par l'Arabie saoudite à Riyad, le 8 juin. (Photo, Abdelrahmane ben Shalhoub)
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Publié le Vendredi 09 juin 2023

Le Royaume-Uni s'engage à financer la lutte contre Daech, lors d'une réunion en Arabie saoudite

  • La coalition mondiale contre Daech se réunit à Riyad à l'invitation du ministre des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane
  • Le Royaume-Uni s’est engagé à verser 87,8 millions de livres sterling pour lutter contre Daech au cours des cinq prochaines années dans le nord-est de la Syrie et en Irak

LONDRES: Le ministre britannique pour le Moyen-Orient a assisté à la réunion ministérielle de la coalition mondiale contre Daech organisée par l'Arabie saoudite à Riyad le 8 juin, et a promis de financer les mesures antiterroristes et les efforts humanitaires en Irak et en Syrie.

Lord Ahmad, ministre d'État pour le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord, l'Asie du Sud et l'ONU, a également souligné l'engagement du Royaume-Uni envers la stratégie de la coalition pour le retour et la réintégration des Irakiens déplacés à la suite de la violence de Daech.

La coalition, composée de 86 membres s'est réunie à Riyad à l'invitation du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane.

À la suite de la chute de Daech, les efforts de la coalition visent désormais à réintégrer les personnes déplacées à l'intérieur du pays par le biais de formations professionnelles et de campagnes de lutte contre l’extrémisme, ainsi qu'à relever les défis humanitaires en Syrie grâce à un financement direct.

Lord Ahmad a souligné l'engagement du Royaume-Uni pour un montant de 87,8 millions de livres sterling (un livre sterling = 1,17 euros) visant à lutter contre Daech au cours des cinq prochaines années dans le nord-est de la Syrie et en Irak. Ce financement soutiendra la lutte contre le terrorisme, la stabilisation et le développement socio-économique dans la région, selon un communiqué de presse.

Dans le cadre des efforts du Royaume-Uni, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) seront tous deux soutenus pour lever les obstacles au retour des déplacés irakiens, notamment ceux se trouvant au camp syrien d'Al-Hol.

Au cours des deux prochaines années, le Royaume-Uni fournira une aide de 16 millions de livres sterling pour faire face à la catastrophe humanitaire dans le nord-est de la Syrie, apportant à plus de 75 000 personnes de l’aide, un soutien social et des programmes permettant aux femmes d'accéder à l'éducation et à l'emploi.

«Bien que vaincu sur le plan territorial,  Daech reste une menace qui continue de détruire des vies, non seulement dans les zones libérées d'Irak et de Syrie, mais également en Afghanistan et dans certaines régions d'Afrique où les groupes qui y sont affiliés sont actifs», a déclaré Lord Ahmad. 

«Je suis fier du rôle continu du Royaume-Uni dans l'éradication de Daech, notamment la reconstruction des communautés touchées par ses actes terroristes et la conduite des efforts au niveau mondial contre sa propagande nocive.»

Dans une déclaration conjointe publiée par le prince Faisal et le secrétaire d'État américain Antony Blinken, la coalition a mis l’accent sur son soutien à un règlement politique durable en Syrie.

Dans le cadre du maintien de la stabilité dans les zones libérées de la présence de Daech, les «solutions à long terme» pour les anciens combattants de Daech  détenus dans les camps d'Al-Hol et de Roj doivent inclure l'accès et l'aide humanitaires, a ajouté la coalition.

L'engagement de financement du Royaume-Uni fait partie d'une campagne de promesses de dons lancée par des ministres visant un objectif de 601 millions de dollars (559 millions d’euros) pour les zones libérées en Irak et en Syrie.

Après la réunion de Riyad, Lord Ahmad se rendra en Turquie pour une conférence diplomatique mondiale, ce qui sera la première visite ministérielle britannique dans le pays depuis la réélection du président Recep Tayyip Erdogan le 28 mai.

Cet événement en Turquie sera présidé par l'homologue de Lord Ahmad, le vice-ministre des Affaires étrangères Burak Akcapar, et comprendra des débats sur la Syrie, l'Iran, la Libye, le Soudan et l'Ukraine.

«Je me réjouis de me rendre à Istanbul pour renforcer l'important partenariat du Royaume-Uni avec la Turquie et pour discuter d'un large éventail de questions de politique étrangère», a précisé Lord Ahmad.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: les militants d'une nouvelle flottille en détention après leur interception en mer

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  • Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël
  • Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus

ASHDOD: Les autorités israéliennes ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention à Ashdod, dans le sud d'Israël, de centaines de militants propalestiniens arrêtés à bord d'une flottille à destination de Gaza, selon une ONG.

Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre des bateaux participant à une nouvelle "flottille pour Gaza".

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales et conduits en territoire israélien entièrement contre leur volonté" a déclaré Adalah.

Une cinquante de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré dans la nuit de mardi à mercredi que les 430 militants pourraient rencontrer leurs représentants consulaires.

"Cette flottille s'est une fois de plus révélée n'être rien de plus qu'un coup de communication au service du Hamas", a ajouté le porte-parole, en référence au mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dénoncé plus tôt "un plan malveillant destiné à briser le blocus (...) imposé aux terroristes du Hamas".

Neuf ressortissants indonésiens, membres de la flottille, "ont été signalés comme ayant été arrêtés par Israël", a déclaré une porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères, citant des informations datées de mercredi.

L'Indonésie a appelé Israël à libérer immédiatement tous les navires et membres d'équipage. Le journal indonésien Republika avait indiqué plus tôt que deux de ses journalistes figuraient parmi les personnes interpellées.

La Turquie et l'Espagne ont condamné l'interception. Les organisateurs ont indiqué que la flottille comptait également 15 citoyens irlandais, dont Margaret Connolly, la sœur de la présidente Catherine Connolly.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe. Deux d'entre eux ont été amenés en Israël, détenus pendant plusieurs jours puis expulsés.

 


Négociations Etats-Unis-Iran: nouvelle visite d'un ministre pakistanais à Téhéran

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  • Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine
  • "Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran"

TEHERAN: Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine, a rapporté mercredi l'agence officielle Irna, en pleine impasse dans les négociations de paix.

"Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran", a précisé l'agence, citant "des sources diplomatiques à Islamabad".

 

 


L'armée iranienne prévient qu'elle «ouvrira de nouveaux fronts» en cas de nouvelle attaque américaine

Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
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  • Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens
  • La quasi-paralysie du détroit a secoué l'économie mondiale, faisant flamber les cours du pétrole

TEHERAN: L'armée iranienne a averti mardi dans un communiqué qu'elle "ouvrira de nouveaux fronts" si les Etats-Unis reprennent leurs attaques contre l'Iran, interrompues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.

"Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui", a déclaré le porte-parole de l'armée Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

Lundi, le président américain Donald Trump avait annoncé avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran qui aurait dû avoir lieu mardi selon lui, tout en assurant qu'il existait de "très bonnes chances" de parvenir à un accord avec Téhéran.

Il n'avait jamais parlé de ce projet d'attaque avant ce lundi et un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une nouvelle offensive à la demande des dirigeants du Qatar, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d'un accord.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.

Lundi matin, la diplomatie iranienne avait déclaré avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

Elle a réitéré ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.

Lundi, M. Trump avait estimé devant la presse qu'il avait "de très bonnes chances" de s'entendre avec l'Iran, disant observer une évolution "très positive" des tractations avec Téhéran, mais sans fournir aucun détail sur leur contenu.

Il avait toutefois assuré que les Etats-Unis se tenaient prêts à lancer une "attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'était pas trouvé" avec Téhéran.

Le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, avait répondu en mettant en garde "les Etats-Unis et leurs alliés" contre toute nouvelle "erreur stratégique et de calcul".

L'accord en question doit assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire, a écrit Donald Trump sur son réseau.

Des médias iraniens avaient déjà dénoncé les "conditions excessives" imposées par les Etats-Unis dans leur dernière offre.

Selon l'agence Fars, Washington exige que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Washington a également refusé de débloquer "ne serait-ce que 25%" des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre, selon la même source.