Les nations arabes cherchent à renforcer les liens commerciaux historiques avec Pékin lors d'un événement à Riyad

L'événement de deux jours comprendra des activités de réseautage ainsi que des tables rondes couvrant un large éventail de sujets, notamment l'initiative chinoise "Belt and Road", les énergies renouvelables, les produits pharmaceutiques, les startups, les sports électroniques, le tourisme et la sécurité alimentaire (Photo, Reuters/File).
L'événement de deux jours comprendra des activités de réseautage ainsi que des tables rondes couvrant un large éventail de sujets, notamment l'initiative chinoise "Belt and Road", les énergies renouvelables, les produits pharmaceutiques, les startups, les sports électroniques, le tourisme et la sécurité alimentaire (Photo, Reuters/File).
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Publié le Dimanche 11 juin 2023

Les nations arabes cherchent à renforcer les liens commerciaux historiques avec Pékin lors d'un événement à Riyad

  • Conférence commerciale arabo-chinoise servira de plateforme de réseautage pour stimuler les relations économiques
  • En mars, le géant de l'énergie Saudi Arabian Oil Co. a également conclu un accord avec le groupe chinois Norinco

RIYAD : Dans le but de renforcer les liens commerciaux entre les pays arabes et la Chine, la capitale saoudienne Riyad s'apprête à accueillir un événement commercial majeur les 11 et 12 juin au Centre de conférence international du roi Abdelaziz.

La 10e conférence commerciale arabo-chinoise est organisée sur le thème "Collaborer pour la prospérité". L'événement vise à identifier les principaux domaines de coopération entre les pays arabes et le géant économique asiatique.
La conférence est organisée par le ministère saoudien de l'investissement et le ministère des affaires étrangères, en collaboration avec la Ligue arabe, le Conseil chinois pour la promotion du commerce international et l'Union des chambres arabes. Elle est présentée comme la plus grande réunion d'affaires arabo-chinoise avec plus de 2 000 participants.
Selon le site web de la conférence, l'événement de deux jours proposera des activités de réseautage ainsi que des tables rondes couvrant un large éventail de sujets, notamment l'initiative chinoise "Belt and Road", les énergies renouvelables, les produits pharmaceutiques, les startups, les sports électroniques, le tourisme et la sécurité alimentaire.
Parmi les principaux intervenants de l'événement figurent le ministre saoudien de l'énergie, le prince Abdelaziz ben Salman, le PDG de la Commission royale d'AlUla, Amr Al-Madani, Fahd Alajlan, président du Centre d'études et de recherches pétrolières du roi Abdallah, et Fahd Cynndy, PDG de Saudi Aerospace Engineering Industries.
Laura May-Lung Cha, présidente du Hong Kong Exchanges and Clearing, Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue des États arabes, et Tong Li, PDG de la Bank of China International Holdings, figurent parmi les autres orateurs prévus.
Une vingtaine de tables rondes et d'ateliers seront organisés au cours de l'événement, au cours desquels des PDG, des chefs d'entreprise, des investisseurs et des responsables gouvernementaux partageront leurs points de vue sur le renforcement des liens commerciaux entre la région et la Chine.
La conférence devrait catalyser les liens commerciaux entre l'Arabie saoudite et le géant asiatique, car les deux pays se concentrent actuellement sur le développement de plusieurs secteurs stratégiques.
Plus tôt en juin, le ministre saoudien de l'énergie a rencontré Zhang Jianhua, administrateur de l'Administration nationale de l'énergie de Chine, et la délégation qui l'accompagnait à Riyad pour discuter des moyens de renforcer les relations entre les deux pays dans divers domaines de l'énergie, afin d'atteindre les objectifs de la Vision 2030 saoudienne et de l'Initiative de coopération pour le développement (IRC) de la Chine.

La réunion a également porté sur l'importance d'assurer la sécurité de l'approvisionnement énergétique des marchés, sur les projets conjoints de conversion du pétrole brut en produits pétrochimiques et sur les utilisations novatrices des hydrocarbures.
En mai, la société chinoise Baoshan Iron and Steel Co. a annoncé son intention d'investir 15 milliards de SR (4 milliards de dollars) dans un projet de fabrication de plaques métalliques dans la zone économique de Ras Al-Khair.
En mars, le géant de l'énergie Saudi Arabian Oil Co. a également conclu un accord avec le groupe chinois Norinco et le groupe industriel Panjin Xincheng pour former une coentreprise afin de construire une raffinerie et un complexe pétrochimique dans la province chinoise de Liaoning.
Saudi Aramco détiendra 30 % des parts de la coentreprise appelée Hujain Aramco Petrochemical Co. tandis que Norinco Group et Panjin Xincheng Industrial Group détiendront respectivement 51 % et 19 % des parts.
Le ministre saoudien de l'investissement, Khalid Al-Falih, a récemment déclaré que les relations commerciales et culturelles entre les pays arabes et la Chine ont toujours été fortes.
"Les liens commerciaux et culturels entre les pays arabes et la Chine remontent à plus de 2 000 ans, mais ils se sont considérablement renforcés en raison de la complémentarité de nos économies dans des secteurs essentiels à l'économie mondiale. La conférence commerciale arabo-chinoise permettra aux participants des secteurs public et privé de discuter de l'avenir de ces collaborations", a déclaré M. Al-Falih.
Il a ajouté : "L'orientation stratégique de la Chine s'aligne sur la Vision 2030 du Royaume. Conscients de l'importance de tirer parti des atouts de chaque région, nous nous réjouissons que la conférence soit l'occasion d'explorer des opportunités mutuellement bénéfiques."


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.