Les États-Unis ont besoin de partenaires pour relever les défis et ne pourraient avoir de meilleur ami que MBS

Une photo publiée par le palais royal saoudien le 15 juillet 2022 montre  le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane cognant les poings avec le président américain Joe Biden au palais Al-Salam dans le port de Djeddah (Photo, AFP).
Une photo publiée par le palais royal saoudien le 15 juillet 2022 montre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane cognant les poings avec le président américain Joe Biden au palais Al-Salam dans le port de Djeddah (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 11 juin 2023

Les États-Unis ont besoin de partenaires pour relever les défis et ne pourraient avoir de meilleur ami que MBS

  • En tant que dirigeant d’un pays dans lequel 60% de la population a moins de 30 ans, le prince héritier a pour mission de transformer la nation en une force de changement positif
  • En tant que partisan de l’innovation, le prince héritier vise à tirer parti de la technologie pour le bien commun

RIYAD: Un universitaire américain de premier plan, spécialisé dans la politique américaine au Moyen-Orient, a incité l’administration du président Joe Biden à tendre une «main respectueuse» et «authentique» au prince héritier avant-gardiste d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane.

«Les États-Unis ne peuvent avoir de meilleur ami que Mohammed ben Salmane», écrit S. Rob Sobhani dans une tribune du Washington Times. «Plus que jamais, les États-Unis ont besoin de partenaires pour relever les défis que posent la Russie, la Chine et l’Iran et pour répondre de manière intelligente et constructive aux pandémies transfrontalières, aux contraintes de la chaîne d’approvisionnement mondiale et à la récente montée de l’intelligence artificielle en tant que quatrième révolution industrielle.» 

M. Sobhani, professeur associé à l’université de Georgetown, déclare que le prince héritier d’Arabie saoudite «dirige un ensemble de réformes sans précédent et révolutionnaires qui transforment le pays le plus important pour la sécurité énergétique mondiale».

Le prince héritier est motivé à créer une «nouvelle renaissance saoudienne». Les États-Unis ne peuvent trouver de meilleur partenaire pour relever les défis mondiaux.

M. Sobhani a exhorté le président de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy, à inviter le prince héritier à s’exprimer lors d’une session conjointe du Congrès et à donner «au dirigeant visionnaire de l’un des pays les plus importants du monde l’occasion de partager sa vision avec le gouvernement américain et son peuple».

L’universitaire a déclaré qu’il était important que les Américains comprennent que le prince héritier est animé par son amour et sa fierté envers l’Arabie saoudite et son peuple. «Cela explique pourquoi il est déterminé à transformer son pays en une puissance économique d’un billion de dollars afin que la prospérité de ses citoyens puisse être garantie», écrit-il.

En tant que dirigeant d’un pays dans lequel 60% de la population a moins de 30 ans, le prince héritier a pour mission d’établir les fondements pour la prochaine génération de Saoudiens et de transformer la nation en une force de changement positif à l’échelle mondiale. Cette quête pour relever les défis mondiaux offre à Washington une occasion unique de résoudre des conflits dans des pays comme l’Ukraine et le Soudan.

«En effet, le dirigeant énergique de l’Arabie saoudite peut devenir un véritable partenaire des États-Unis dans la résolution du conflit mondial», écrit M. Sobhani.

Il a également souligné l’engagement inébranlable du prince héritier à autonomiser les femmes talentueuses d’Arabie saoudite. «C’est vraiment incroyable de rencontrer autant de femmes saoudiennes sur le marché du travail, qui jouent toutes un rôle important pour aider l’Arabie saoudite à devenir une économie de mille milliards de dollars», soutient-il.

En tant que partisan de l’innovation, le prince héritier vise également à tirer parti de la technologie pour le bien commun, écrit M. Sobhani : «Il aime la créativité et cet enthousiasme se manifeste lorsque nous discutons avec des scientifiques saoudiens et voyons leur désir d’utiliser l’IA pour de meilleurs résultats en matière de santé mondiale. Il est désormais temps de se laisser porter par cet élan pour l’innovation, puisqu’un partenariat entre l’Arabie saoudite et les États-Unis en vue de fournir une IA responsable et éthique au profit de l’humanité est une occasion unique dans la vie ».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le Liban oeuvre à «un retrait israélien global», dit son Premier ministre depuis le sud du pays

Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël. (AFP)
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  • "Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya
  • L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités

ZAWTAR AL-GHARBIYAH: Le Liban oeuvre à un "retrait israélien global", a affirmé mercredi son Premier ministre Nawaf Salam, depuis la localité du sud où l'armée libanaise s'est déployée la veille, en application d'un accord avec Israël.

Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche, où il a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de cet accord.

"Nous continuerons à mobiliser les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud", a dit le chef du gouvernement, après avoir planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans cette localité dont l'armée israélienne contrôlait les abords. Mais, signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé les forces israéliennes d'avoir "ouvert le feu" à proximité de ses unités.

Israël a indiqué de son côté avoir tiré "des coups de semonce en l'air" après l'entrée de soldats libanais dans une zone qui "ne faisait pas partie de la zone pilote".

Malgré l'accalmie dans les combats entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud, comme mercredi à Nabatiyé al-Fawqa, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

"En sécurité et dignité" 

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël -qui occupe toujours une partie du sud du pays- sous réserve d'un désarmement du Hezbollah.

La formation chiite, qui est opposée à l'accord et refuse d'être désarmée, a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud et des responsables israéliens ont déclaré à plusieurs reprises leur intention de s'y maintenir, pour assurer la sécurité du nord d'Israël.

"En parallèle du déploiement en cours de l'armée, nous continuerons d'ouvrir les routes, retirer les décombres, assurer les services essentiels, pour permettre à notre peuple de retourner en toute sécurité et dignité" chez lui, a affirmé Nawaf Salam.

Plus de 700.000 déplacés sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve en juin, selon l'ONU.

"La tête haute" 

Des dizaines d'habitants déplacés de Zawtar al-Gharbiya ont attendu en vain mercredi matin aux abords de la localité qu'on les laisse y entrer, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée libanaise les avait appelés mardi à ne pas s'y rendre "en attendant que la situation se stabilise".

"Nous y entrerons la tête haute, grâce à la présence de l'armée libanaise dont nous sommes fiers", a déclaré Abbas Yaghi, 73 ans, à l'AFP.

Les troupes libanaises continuent de ratisser la localité, imbriquée géographiquement avec une autre du nom de Zawtar al-Charqiya, où des forces israéliennes sont toujours présentes, comme elles le sont aussi dans des localités environnantes.

Déplacé de Zawtar al-Charqiya, Moustafa Ammar dit espérer qu'Israël se retire d'autres localités comme la sienne.

"Nous marcherons derrière l'armée si elle nous donne l'autorisation d'entrer", lance le sexagénaire.

Pour Wafaa Ismaïl, 64 ans, déplacée de Zawtar al-Gharbiya, le Premier ministre "aurait dû faire entrer les gens derrière lui pour signaler une victoire".


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.