Une germano-iranienne subit des «violations des droits humains» en Iran, témoigne sa fille

Nahid Taghavi, détenue dans une prison iranienne (Photo, fournie).
Nahid Taghavi, détenue dans une prison iranienne (Photo, fournie).
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Publié le Mardi 08 décembre 2020

Une germano-iranienne subit des «violations des droits humains» en Iran, témoigne sa fille

  • « Ma mère est solide, mais elle a 66 ans et souffre d’hypertension. Je ne sais pas comment elle va tenir si on la torture. Je n’ai aucune information. Je ne sais même pas si elle est vivante »
  • Son cas ressemble à beaucoup d’autres qui ont subissent le même traitement de la part des autorités iraniennes

LONDRES: Une Allemande qui se bat pour libérer sa mère de 66 ans d'une prison iranienne a demandé à l'Allemagne de «mettre fin aux violations des droits de l'homme» et d'intervenir dans cette affaire. Dans une interview au journal britannique The Guardian, Mariam Claren explique qu'elle craint pour la santé de sa mère, Nahid Taghavi.

Depuis leur dernière conversation, tout à fait banale, la vie de Mariam est bouleversée. Elle se bat pour faire libérer sa mère de la tristement célèbre prison Evin de Téhéran, où un nombre alarmant de citoyens ayant la double nationalité sont détenus.

Son cas ressemble à beaucoup d’autres qui ont subissent le même traitement de la part des autorités iraniennes.

Nahid Taghavi, ressortissante germano-iranienne, a été arrêtée le 14 octobre dans son appartement de Téhéran par des policiers qui ont affirmé qu'elle constituait une « menace pour la sécurité ».

Depuis, on lui refuse tout contact avec des avocats, des diplomates ou des membres de sa famille. Le ministère allemand des Affaires étrangères explique qu'il n'a pas d'accès consulaire, car Nahid a un double statut national, qui n'est pas reconnu par l'Iran.

« L'Allemagne ne peut ignorer cette violation des droits de l’homme et doit intervenir », explique Mariam Claren. « On raconte qu’ils ont gardé des gens en prison pendant huit mois. »

« Ma mère est solide, mais elle a 66 ans et souffre d’hypertension. Je ne sais pas comment elle va tenir si on la torture. Je n’ai aucune information. Je ne sais même pas si elle est vivante », poursuit-elle.

« Quand j’ai réalisé ce qui lui était arrivé, j’ai tout de suite compris qu’il fallait que j’alerte les médias : je dois tout tenter pour la faire libérer. »

Mariam Claren n’a pas le choix : tous les jours, elle publie des messages sur Twitter, Instagram et Facebook pour alerter l’opinion publique sur l’histoire de sa mère.

« Ma mère est une intellectuelle. C’est une citoyenne qui a des convictions : la liberté d’expression, les droits des femmes et les droits de l’homme. Mais elle ne fait pas de politique et n’a pas la carte d’un parti. Ma mère est innocente, je ne comprends pas ce que cherche l’Iran », ajoute-t-elle.

Nahid Taghavi est née en Iran, mais s’est installée à Cologne en 1983 et est devenue citoyenne allemande en 2003. Plusieurs années plus tard, veuve et retraitée, elle a commencé à passer plus de temps en Iran pour être avec ses amis et sa famille, partageant son temps entre Téhéran et l'Allemagne.

Elle devait rentrer en Allemagne au début du printemps, mais, par précaution, elle a décidé de prolonger son séjour en Iran alors que la pandémie de coronavirus balayait la région.

Le 14 octobre dernier, ne recevant pas de réponse de sa mère à qui elle venait d’envoyer des photos, Mariam a commencé à se poser des questions. « J’ai d’abord pensé qu’elle avait pu avoir un malaise, car elle avait récemment subi une opération dentaire », explique-t-elle. « Mais au bout de deux jours sans nouvelles, j’étais très inquiète alors j’ai demandé à des personnes de la famille à Téhéran d’aller chez elle. »

« Quand ils sont arrivés, ils ont eu du mal à y croire : l'appartement était sens dessus dessous jusqu’à la moquette qui avait été déchirée. Son ordinateur, son téléphone portable et son passeport avaient disparu. Les voisins ont confirmé qu'elle avait été emmenée. »

Après avoir réalisé que sa mère était détenue à la prison d'Evin, Mariam Claren a immédiatement demandé des explications. On lui a répondu que Taghavi était à l'isolement et qu'elle devait attendre pour de plus amples informations.

Depuis, la famille n’a aucune nouvelle. « Mes proches vont à Evin plusieurs fois par semaine et essaient d'obtenir des informations, mais on ne leur dit rien », raconte Mariam.

« Cela fait sept semaines, et nous ne savons toujours pas ce qui se passe. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com