Royaume-Uni: trois morts dont deux étudiants à Nottingham, un suspect arrêté

Capture d'écran d'une vidéo partagée sur les réseaux sociaux montrant la scène de l'incident à Nottingham. (Twitter/@shillitz)
Capture d'écran d'une vidéo partagée sur les réseaux sociaux montrant la scène de l'incident à Nottingham. (Twitter/@shillitz)
Le centre-ville de Nottingham était une ville fantôme mardi matin avec la principale zone centrale fermée au public (AFP).
Le centre-ville de Nottingham était une ville fantôme mardi matin avec la principale zone centrale fermée au public (AFP).
Le centre-ville de Nottingham était une ville fantôme mardi matin avec la principale zone centrale fermée au public (AFP).
Le centre-ville de Nottingham était une ville fantôme mardi matin avec la principale zone centrale fermée au public (AFP).
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Publié le Mardi 13 juin 2023

Royaume-Uni: trois morts dont deux étudiants à Nottingham, un suspect arrêté

  • Un important dispositif de sécurité restait déployé en début d'après-midi dans cette localité de 320 000 habitants située à près de 200 kilomètres au nord de Londres
  • La police du Nottinghamshire a indiqué avoir arrêté un homme de 31 ans pour meurtre

NOTTINGHAM: Deux étudiants et un homme d'une cinquantaine d'années ont été poignardés à mort mardi à Nottingham, dans le centre de l'Angleterre, dans des attaques distinctes mais liées selon la police, qui a arrêté un homme soupçonné de meurtre.

Un important dispositif de sécurité restait déployé mardi soir dans cette localité de 320 000 habitants située à près de 200 kilomètres au nord de Londres, sous le choc après les événements intervenus à plusieurs endroits distincts pendant la nuit.

La police du Nottinghamshire a répété lors d'une conférence de presse mardi soir avoir arrêté un homme de 31 ans pour meurtre. "Nous ne recherchons personne d'autre" et "aucune autre arrestation n'a eu lieu", a souligné Kate Meynell, responsable de la police du Nottinghamshire, en rappelant que l'enquête n'en était qu'à ses débuts.

"La police a été appelée juste après 04H00 du matin après qu'on lui a signalé que deux personnes âgées de 19 ans avaient été poignardées", a expliqué Mme Meynell en précisant qu'une troisième victime, un homme d'une cinquantaine d'années, avait "également été retrouvée morte des suites de blessures au couteau".

Si les événements de la nuit n'ont pas en l'état été déclarés de nature terroriste, les forces antiterroristes participent à l'enquête "comme c'est normalement le cas dans ce type de circonstance", avait précisé plus tôt la police.

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak a qualifié sur Twitter de "choquants" ces événements, affirmant "être tenu au courant des développements" de l'enquête.

"Nous partageons la peine de nos amis britanniques et nous nous tenons à leurs côtés", a réagi le président français Emmanuel Macron.

Deux étudiants 

La police a expliqué avoir été appelée dans une rue du centre-ville où les deux victimes de 19 ans ont été retrouvées mortes. Elle a ensuite été appelée à un autre endroit "où le conducteur d'une camionnette volée avait tenté de renverser trois personnes", en blessant une grièvement.

Par ailleurs, "un homme d'une cinquantaine d'années a également été retrouvé mort" dans une autre rue, a ajouté Mme Meynell. "A l'heure qu'il est, nous pensons que le suspect a volé le véhicule de cet homme" avant de tenter de renverser les autres.

Les deux personnes de 19 ans tuées étaient des étudiants de l'Université de Nottingham, a indiqué l'université en se disant "choquée et dévastée par la nouvelle".

Lynn Haggit, une passante qui se rendait à pied à son travail, a raconté avoir vu une camionnette percuter deux personnes aux environs de 05H30 (04H30 GMT) près du Théâtre Royal.

Le conducteur "a regardé dans le rétroviseur, vu la police derrière lui et a accéléré. Il y avait deux personnes et il a foncé directement sur elles", a-t-elle affirmé à la BBC.

«Choc»

Une camionnette blanche au pare-brise endommagé de la marque Vauxhall a été retrouvée à environ un kilomètre du centre-ville et était fouillée par la police, a constaté un photographe de l'AFP. Un sac à dos noir était au sol, sous la porte grande ouverte du véhicule, côté passager.

Plusieurs témoins ont affirmé aux médias britanniques avoir vu la police extraire un homme du véhicule.

"J'ai entendu une voiture de police passer, elle conduisait vraiment très vite, suivie par une autre, puis encore une autre. Ça a continué comme ça et j'ai su que quelque chose de grave (...) était arrivé quelque part dans le centre-ville", a témoigné Glen Gretton, un habitant, auprès de l'agence de presse britannique PA.

Une importante présence policière a été déployée dans le centre-ville, des cordons de sécurité ont bloqué plusieurs rues et la circulation des trams a été interrompue.

Des camions de pompiers, ainsi que des officiers de liaison chargés de coordonner le travail de plusieurs services d'urgence sont également présents.

La police a appelé le public à éviter la zone car ces routes "devraient rester fermées pendant un certain temps".

Les députés de trois circonscription de Nottingham ont témoigné de leur "choc" dans un communiqué commun publié sur Twitter, et exprimé leurs condoléances aux familles des victimes.

"Notre ville est dévastée par la mort de trois personnes ce matin. Nottingham est une belle ville, où habitent des gens formidables issus de tous horizons", ont-ils affirmé.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.