Contre-offensive: Les Ukrainiens «progressent», assure le chef de l'Otan

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'adresse aux journalistes alors qu'il arrive pour un Conseil des affaires étrangères au siège de l'UE à Bruxelles, le 23 mai 2023 (Photo, AFP).
Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, s'adresse aux journalistes alors qu'il arrive pour un Conseil des affaires étrangères au siège de l'UE à Bruxelles, le 23 mai 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 14 juin 2023

Contre-offensive: Les Ukrainiens «progressent», assure le chef de l'Otan

  • Cette entrevue aura lieu à quelques semaines du sommet annuel de l'Otan à Vilnius (Lituanie), en théorie le dernier pour Jens Stoltenberg dont le mandat s'achève cet automne
  • Jens Stoltenberg a assuré qu'il était «très confiant» malgré tout

WASHINGTON: L'armée ukrainienne "progresse" dans sa contre-offensive, a assuré mardi le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, reçu par le président américain Joe Biden.

"Plus les Ukrainiens pourront libérer de territoire, meilleure sera leur position à la table des négociations", a estimé le chef de l'alliance de défense, assis dans le Bureau Ovale aux côtés du président américain, le principal architecte du soutien occidental à l'Ukraine.

Les Etats-Unis ont d'ailleurs annoncé mardi une aide militaire supplémentaire de 325 millions de dollars, visant notamment à renforcer la défense aérienne ukrainienne.

Premier pays donateur à l'Ukraine, ils ont livré ou promis plus de 39,7 milliards de dollars d'armements divers aux forces de Kiev depuis l'invasion russe le 24 février 2022.

Joe Biden a pour sa part évoqué le prochain sommet annuel de l'Otan à Vilnius (Lituanie), qui se tiendra en juillet.

"Nous avons renforcé le flanc oriental de l'Otan, et bien fait comprendre que nous défendrons le moindre pouce de territoire" des pays membres de l'alliance, a dit le président américain, en assurant que lors du sommet, "nous continuerons sur cette lancée".

Cette réunion annuelle sera en théorie la dernière pour Jens Stoltenberg, plusieurs fois prolongé à son poste et dont le mandat s'achève cet automne.

Qui sera la relève? 

"Je suis absolument persuadé que (les 31 pays membres) vont trouver un excellent successeur", a dit le Norvégien à CNN mardi, assurant que sa "priorité pour l'instant (était) de diriger l'alliance jusqu'à la fin de (son) mandat".

Plusieurs spéculations courent sur la succession de Jens Stoltenberg: une prolongation pour ce dernier, la nomination de la première femme à ce poste, par exemple la Première ministre danoise Mette Frederiksen, ou alors un tout autre choix en la personne du ministre britannique de la Défense, Ben Wallace.

Joe Biden a récemment estimé à propos de ce dernier qu'il était "très qualifié" mais qu'il faudrait trouver un "consensus" au sein de l'Otan, une organisation parfois traversée de tensions comme l'illustre la procédure compliquée d'adhésion de la Suède.

Ankara bloque depuis treize mois l'entrée de la Suède dans l'Alliance atlantique, lui reprochant sa mansuétude envers les militants kurdes qu'elle héberge sur son sol.

Jens Stoltenberg a assuré qu'il était "très confiant" malgré tout et a souligné les efforts faits par la Suède pour trouver une entente avec la Turquie.

Stockholm a annoncé lundi l'extradition vers la Turquie d'un partisan du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), condamné dans son pays pour trafic de drogue, répondant de facto à une condition posée par Ankara pour l'entrée dans l'Otan.


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
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  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".