A VivaTech, en terrain conquis, Macron débourse un peu pour l'IA

 VivaTech, le grand salon européen de la tech qui s'est ouvert mercredi, Emmanuel Macron a annoncé 500 millions d'euros pour développer l'IA (Photo, AFP).
VivaTech, le grand salon européen de la tech qui s'est ouvert mercredi, Emmanuel Macron a annoncé 500 millions d'euros pour développer l'IA (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 16 juin 2023

A VivaTech, en terrain conquis, Macron débourse un peu pour l'IA

  • Emmanuel Macron a annoncé 500 millions d'euros pour développer l'IA devant un public conquis et avant une rencontre vendredi avec Elon Musk
  • Le président Macron a également réclamé une régulation européenne de l'IA qui ne bride pas l'innovation

PARIS: A VivaTech, le grand salon européen de la tech qui s'est ouvert mercredi, Emmanuel Macron a annoncé 500 millions d'euros pour développer l'intelligence artificielle (IA) devant un public conquis et avant une rencontre vendredi avec Elon Musk.

Des milliers de professionnels se sont bousculés dans les allées pour apercevoir le chef de l'État, qui a parcouru le salon pendant deux heures en répondant à des questions allant jusqu'au transfert de Kylian Mbappé, qu'il veut essayer de faire rester au PSG.

Très attendu sur l'IA, face à l'explosion de ChatGPT, il n'a finalement annoncé qu'un plan de 500 millions d'euros - le premier plan IA de 2018 était de 1,5 milliard - alors que le gouvernement est en pleine recherche d'économies budgétaires.

Ce montant doit servir à créer "cinq ou dix clusters" sur l'IA et faire émerger des pôles de rang international. S’exprimant en français, dans ce salon international où il a souvent parlé en anglais, il a annoncé vouloir soutenir des grands modèles francophones, au nom du "soft power" français et contre des IA "avec un biais anglo-saxon". Emmanuel Macron a également réclamé une régulation européenne de l'IA qui ne bride pas l'innovation, alors que les eurodéputés ont approuvé mercredi un projet de régulation, ouvrant la voie à une négociation avec les États membres afin de limiter les risques des systèmes de type ChatGPT.

"Le pire scénario serait une Europe qui investit beaucoup moins que les Américains et les Chinois et qui commencerait par créer de la régulation. Ce scénario est possible, ce ne serait pas celui que je soutiendrai", a-t-il averti.

Vendredi, l'autre star de VivaTech sera Elon Musk, le célèbre patron de Tesla, SpaceX et propriétaire de Twitter, qui s'exprimera devant 4.000 personnes au Palais des sports, comme Steve Jobs dans les années 1980-1990.

Mais auparavant, le milliardaire sera reçu par Emmanuel Macron vers midi à l'Élysée, a annoncé le président.

Le gouvernement français souhaite convaincre Elon Musk d'installer une usine de batteries Tesla en France, un projet où la France est en compétition avec l'Espagne.

«Ceux qui réussissent»
Sur la scène de VivaTech, le chef de l'État a de nouveau critiqué "ceux qui détestent ceux qui font de l'argent". "On m'a traité de tous les noms mais je ne céderai pas là-dessus", a-t-il insisté, en allusion à ceux qui lui ont reproché d'être le "président des riches".

"Pendant des décennies, dans notre pays on a aimé l’industrie et on a déploré la perte de souveraineté en détestant les gens qui réussissent et qui font de l’argent. Ca ne marche pas s'il n’y a pas des gens qui réussissent et qui gagnent beaucoup d’argent pour le réinvestir !", s'est-il écrié. "Je suis pour la réussite qui réinvestit dans l’économie".

Il a aussi enfin détaillé plusieurs autres financements pour le secteur : 50 millions pour renforcer le supercalculateur Jean-Zay, création d'un nouveau calculateur de grande taille Exascale pour entrainer des gigamodèles d’IA (500 millions, dont la moitié financée par l'UE), 40 millions pour un challenge sur l’IA d’usage général, autant pour développer des bases de données en langue française et 200 millions ou des appels à projet de production culturelle liée au numérique. Enfin, 125 entreprises innovantes ont été distinguées pour recevoir des financements du plan France 2030.

VivaTech accueille cette année 2.200 exposants et des nouveautés grand public, dont un robot à roulettes destiné aux hôpitaux, un Van Gogh animé par l'IA ou encore un prototype de voiture Renault bourré de capteurs pour surveiller la santé du conducteur et garer automatiquement la voiture en cas de problème.

L'innovation peut parfois être trompeuse. "Nous devons être humbles car il y a un an, nous parlions tous du métavers et je ne pense pas que nous puissions dire que le métavers ait changé notre vie quotidienne pour l'instant", a rappelé Christel Heydemann, directrice générale d'Orange, à VivaTech. Mais, concernant l'IA générative, capable de créer des textes ou des images, "nous devons admettre que quelque chose de grand est en train de se produire", a-t-elle ajouté.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.