«Justice pour tous!»: Les proches des victimes de règlements de comptes et leurs soutiens défilent à Marseille

Marchant derrière une grande banderole blanche "Justice et Paix", les manifestants, réunis à l'appel de collectifs, d'associations  ont défilé dans le calme, scandant notamment les noms de victimes à Marseille (Photo, AFP).
Marchant derrière une grande banderole blanche "Justice et Paix", les manifestants, réunis à l'appel de collectifs, d'associations ont défilé dans le calme, scandant notamment les noms de victimes à Marseille (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 19 juin 2023

«Justice pour tous!»: Les proches des victimes de règlements de comptes et leurs soutiens défilent à Marseille

  • Des centaines de personnes, familles et proches de victimes de règlements de comptes ont défilé dimanche à Marseille pour réclamer «justice et paix»
  • Les manifestants, réunis à l'appel de collectifs, d'associations, mais aussi de partis de gauche, ont défilé dans le calme scandant notamment les noms de victimes

MARSEILLE: "Justice, justice, justice pour tous!": plusieurs centaines de personnes, familles et proches de victimes de règlements de comptes et d'homicides commis dans des quartiers populaires et leurs soutiens, ont défilé dimanche à Marseille pour réclamer "justice et paix".

Marchant derrière une grande banderole blanche "Justice et Paix", les manifestants, réunis à l'appel de collectifs, d'associations, mais aussi de partis de gauche, ont défilé dans le calme, scandant notamment les noms de victimes tuées au cours des dernières années, entre la Porte d'Aix et la préfecture de région à Marseille.

"Nous voulons délivrer un message pour une prise de conscience nécessaire des habitants, des pouvoirs publics, des élus, pour que les choses commencent à changer", a déclaré à l'AFP Laetitia Linon, membre du collectif Alehan, à l'origine, entre autres, de la manifestation, et dont le neveu de 14 ans a été tué en août 2021 dans une cité de Marseille, sur un point de guet du trafic de drogue, victime collatérale de la guerre entre trafiquants selon ses proches.

"Le problème est global, il ne s'agit pas que des assassinats", assure Mme Linon, citant notamment la désertion des services publics dans ces quartiers, la déscolarisation ou le mal-logement.

"Que ce soit une balle perdue ou un règlement de comptes entre 'vrais' dealers, les familles n'ont pas à subir ça", abonde Nadia Zouala, présidente de Jeunes reporters citoyens, une association perpignanaise venue participer à la manifestation. Elle porte, comme beaucoup, une pancarte avec la photo d'un jeune homme, victime d'un homicide dans son quartier de Perpignan.

"On est là pour dire 'stop', pour que nos enfants puissent grandir dans la sérénité", poursuit, à quelques mètres, Habib Boutouba, le père de ce jeune homme, Mohamed, tué en décembre 2021.

"Elle était au mauvais endroit au mauvais moment", déplore de son côté Hassina Sadani, elle aussi membre du collectif Alehan, dont la nièce Sarah a été tuée dans le quartier marseillais de la Belle de Mai d'une rafale de Kalachnikov, elle aussi victime collatérale de la guerre que se livrent les trafiquants dans la cité phocéenne.

"Elle aimait vivre, elle était épanouie, ces gens-là ont détruit une famille, je me bats pour qu'il y ait une justice pour cette jeune fille, tout le monde doit se lever : on ne peut pas laisser nos enfants partir comme ça !", assène Mme Sadani.

Une centaine de personnes s'étaient déjà rassemblées le 10 juin devant la mairie de Marseille pour soutenir les familles des victimes de règlements de comptes et appeler les pouvoirs publics à réagir davantage. Vingt-trois homicides ont eu lieu dans des règlements de comptes liés aux trafics de drogue depuis le début de l'année à Marseille, selon un décompte de l'AFP.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.