Jazzablanca 2023: Le festival de jazz propose une programmation estivale ensoleillée

Depuis l’annonce de la programmation, les mélomanes casablancais sont sur un petit nuage. (Fournie)
Depuis l’annonce de la programmation, les mélomanes casablancais sont sur un petit nuage. (Fournie)
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Publié le Mercredi 21 juin 2023

Jazzablanca 2023: Le festival de jazz propose une programmation estivale ensoleillée

  • Depuis l’annonce de la programmation, les mélomanes casablancais sont sur un petit nuage
  • Les organisateurs ont pour objectif «d’améliorer au maximum l’expérience des festivaliers»

CASABLANCA: Le jazz à l’honneur à Casablanca! La saison estivale sera inaugurée en musique, dans la capitale économique marocaine. En effet, du 22 au 24 juin, Jazzablanca va souffler sa 16e bougie. Pour cette nouvelle édition, le festival éclectique prévoit une belle programmation. Après son grand retour, couronné de succès, l’an dernier, le rendez-vous musical promet encore de nombreuses surprises.

«De belles choses se préparent, nous sommes très motivés. Nous avons eu toute une année pour préparer le festival, c'était donc plus simple que l'année dernière. Grâce à l'engouement populaire de la dernière édition, de nouveaux partenaires nous ont rejoints et on a eu la chance d'avoir le patronage de Sa Majesté le roi Mohammed VI. C’est la concrétisation d'un long processus mis en place il y a quelques années et aujourd'hui, nous en récoltons les fruits», explique Moulay Ahmed el-Alami, fondateur du festival.

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Le célèbre guitariste américain aux sonorités funk et soul, Nile Rodgers va se produire au festival. (Fournie)

Une belle brochette d’artistes

Depuis l’annonce de la programmation, les mélomanes casablancais sont sur un petit nuage. Et pour cause, c’est dans leur ville que vont se produire plusieurs icônes internationales de la musique. Le célèbre guitariste américain aux sonorités funk et soul, Nile Rodgers; l’auteur-compositeur pop, libano-américano-britannique, Mika ou encore la musicienne soul, blues et jazz, Sarah McCoy…

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l’auteur-compositeur pop, libano-américano-britannique, Mika, va se produire au festival. (Fournie)

«Les échos et les vidéos de l'année dernière ont convaincu les artistes de venir au Maroc. Le pays jouit d'une très belle cote en ce moment. Évidemment, il est facile pour nous de nous dire: “On va faire venir Nile Rodgers, Mika, Aloe Blacc ou Beth Hart…” mais coordonner les dates du festival avec leurs plannings, c'est très compliqué… C’est une belle programmation jazz très pointue!» 

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Les organisateurs espèrent accueillir quotidiennement, en moyenne, huit mille personnes, pendant trois jours. (Fournie)

Nouvelle scène marocaine

À Jazzablanca, il y en a pour tous les goûts. Les organisateurs espèrent accueillir quotidiennement, en moyenne, huit mille personnes, pendant trois jours. Un long week-end durant lequel les festivaliers peuvent assister à des concerts, de 17 h à 2 h du matin, dans plusieurs lieux de la ville. Hormis les scènes d’Anfa Park, la place des Nations-Unies, en plein cœur de Casablanca, propose des concerts gratuits mettant en lumière des artistes locaux.

Cette année, nous avons voulu mettre l’accent sur les musiques actuelles et sur la scène émergente marocaine; des artistes qui sont à la fois fiers de leur patrimoine et se positionnent dans des musiques d'aujourd'hui.

«Cette année, nous avons voulu mettre l’accent sur les musiques actuelles et sur la scène émergente marocaine; des artistes qui sont à la fois fiers de leur patrimoine et se positionnent dans des musiques d'aujourd'hui. L’appel à projets que nous avons initié nous a permis de trouver des artistes très prometteurs que nous allons présenter gratuitement. C'est aussi important de donner la chance aux jeunes et de les mettre en avant dans des conditions de travail optimales», indique M. El-Alami à Arab News en français.

Un festival 100% casablancais

Jazzablanca évolue avec son temps. Ainsi, le rendez-vous musical qui a lieu pour la deuxième année consécutive dans l’enceinte de l’Anfa Park, prévoit quelques aménagements. Les organisateurs ont par ailleurs pour objectif «d’améliorer au maximum l’expérience des festivaliers».

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La musicienne soul, blues et jazz, Sarah McCoy va se produire au festival. (Fournie)

«Cette année, nous introduisons le cashless et tous les contrôles d'accès se feront au moyen de tourniquets. Nous souhaitons adopter une approche écologique, notamment à travers l’utilisation de gobelets recyclables et réutilisables. Il est également crucial de prendre conscience de notre impact sur le climat.»

Désormais, Jazzablanca fait partie intégrante de Casablanca. Souvent associée à la pollution atmosphérique et sonore, la métropole et ses quelque 4 millions d’habitants est pourtant, selon le fondateur de l’événement, «une ville emplie de passion, bouillonnante, vibrante qui mérite d'avoir beaucoup plus de festivals».

En opposition au brouhaha quotidien, il propose ainsi «une bulle de bien-être de détente» aux habitants de la capitale économique. Un moment de détente musicale qui pourrait se prolonger jusqu’au mois de juillet. En effet, Moulay Ahmed el-Alami compte bien gâter les Casablancais avec la création d’un nouveau festival dédié à la musique latino-américaine, le Casa Anfa Latina.

Avant cela, les amoureux de jazz, blues, funk et soul pourront profiter de l’ambiance festive de Jazzablanca. Une belle manière de célébrer, en compagnie d’artistes exceptionnels, la Fête de la musique.


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.


Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais

Canicule: un réfrigérateur pour humains soulage les travailleurs japonais
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  • Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale
  • Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros)

HIGASHIOSAKA: Pris de vertiges après être arrivé au travail à vélo sous la chaleur écrasante de l'été japonais, Isao Tabuchi, 51 ans, se dirige vers la dernière acquisition de son entreprise: un réfrigérateur pour humains.

"J'ai vraiment pu récupérer grâce à ça. Une fois qu'on l'utilise, c'est vraiment très frais", explique-t-il à l'AFP à la sortie de la machine, dans la ville industrielle de Higashiosaka (ouest du Japon), écrasée par le soleil d'août.

L'engin de la taille d'une cabine téléphonique, où des jets d'air à 5°C maintiennent une température froide, n'a été commercialisé que cette année mais rencontre déjà un vif succès dans un pays confronté à une hausse constante des températures.

Le distributeur d'équipements industriels Trusco Nakayama affirme avoir vendu plus de 300 exemplaires du "Do Hiemon Box" depuis avril, au prix de 1,5 million de yens (environ 8.000 euros). Ses clients les installent notamment sur des chantiers, des usines et des entrepôts.

Des terrains de golf ou des stades de baseball pourraient aussi être intéressés à l'avenir, selon China Yamamoto, une responsable commerciale.

"Il est grand, cher, et ce n'est pas le genre de produit que l'on peut expliquer simplement avec des mots" pour convaincre les clients. "Il y avait donc beaucoup d'incertitudes", explique-t-elle.

Selon les scientifiques, le changement climatique causé par l'activité humaine accroît la fréquence et l'intensité des épisodes de chaleur extrême. En 2025, le Japon a connu l'été le plus chaud de son histoire.

Cette année, l'Agence météorologique japonaise a même introduit un nouveau terme, "kokushobi" ("jour de chaleur cruelle"), lorsque la température atteint 40°C, appelant la population à considérer la chaleur extrême comme une catastrophe naturelle.

Deux minutes pour sécher 

A Tokyo, près de 120 décès liés à la chaleur ont été enregistrés entre mi-juillet et mi-août. À l'échelle nationale, près de 63.000 personnes ont nécessité des soins d'urgence cet été.

Depuis l'an dernier, les entreprises japonaises sont soumises à des obligations renforcées pour protéger les salariés travaillant dans la chaleur. Les chantiers doivent notamment fournir des vêtements adaptés, comme des vestes ventilées, ainsi que des espaces de repos climatisés et des zones ombragées.

L'impact économique est déjà tangible. Selon une enquête de Teikoku Databank publiée en juillet, 50% des entreprises estiment que la chaleur intense perturbe leurs activités, tandis que près de 88% ont renforcé leurs mesures de protection des salariés.

Le réfrigérateur humain, branché sur une prise électrique classique, consomme environ 16 yens d'électricité par heure selon son fabricant. Afin d'éviter tout usage excessif, il s'arrête automatiquement au bout de 20 minutes.

Pour Yutaka Kono, de l'entreprise Konoe, où travaille Isao Tabuchi, investir dans la lutte contre la chaleur est devenu indispensable pour conserver les effectifs et attirer de nouveaux employés.

"J'ai été vraiment surpris par ce concept consistant à faire entrer les gens dans une sorte de réfrigérateur. J'ai trouvé très séduisante l'idée qu'une personne puisse y faire baisser instantanément sa température corporelle à un niveau sûr", explique-t-il.

Taichi Konishi, 24 ans, l'utilise environ trois fois par jour. Après avoir déplacé à la main de lourdes caisses d'outils et de pièces métalliques, il entre dans la cabine et s'assoit.

"C'est vraiment agréable", confie-t-il à l'AFP. "Je n'y suis resté qu'environ deux minutes, mais cela a suffi pour faire sécher toute ma transpiration."


Philippe Bouvard est mort, «Les Grosses Têtes» sont orphelines

Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans. (AFP)
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  • "Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier
  • Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux

PARIS: Il était un monument de la radio et de la télévision françaises, créateur des "Grosses Têtes" sur RTL en 1977 et découvreur de toute une génération d’humoristes avec "Le Petit Théâtre de Bouvard" dans les années 80. Philippe Bouvard est mort lundi à l’âge de 96 ans.

C'est sa radio de toujours qui a annoncé son décès, après en avoir été informée par son épouse. "Il s'est éteint ce matin aux alentours de huit heures, en douceur", a déclaré à l'antenne la présentatrice de la matinale de RTL, Céline Landreau.

Les hommages ont aussitôt afflué sur la station pour saluer celui que beaucoup considéraient comme un précurseur, à la frontière du journalisme et du divertissement.

"Il a créé l'impertinence à la radio et à la télévision. (...) Thierry Ardisson, Marc-Olivier Fogiel, moi peut-être, nous sommes les enfants et petits-enfants de Philippe Bouvard", a déclaré Laurent Ruquier, qui lui avait succédé aux commandes des "Grosses Têtes" en 2014 pour rajeunir l'émission.

Un épisode que l'intéressé avait d'ailleurs mal vécu, parlant lui-même d'"un déchirement". Il était resté 37 ans aux commandes de cette émission culte, qu'il avait lancée en 1977, et dont le succès ne s'est jamais démenti.

Le principe est simple: les "sociétaires" des "Grosses Têtes", des personnalités, doivent trouver les réponses aux "colles" des auditeurs, sur un ton volontiers grivois et irrévérencieux.

Avec cette émission, "Philippe a su mettre à la portée de tous la culture générale", a estimé Jean-Pierre Foucault, en saluant "notre maître à tous".

Philippe Bouvard "a plus fait pour la langue française que la moitié des 40 momies de l'Académie française" mais "n'a jamais été récompensé de cet effort populaire", a regretté le navigateur Olivier de Kersauson, pilier historique des "Grosses Têtes", que Bouvard avait coutume de saluer par une apostrophe qui a marqué le programme: "Bonne réponse de l'Amiral!"

"Français moyen" 

"C'était quelqu'un de curieusement très attachant. Je n'ai jamais su s'il nous aimait ou pas", a réagi l'humoriste Bernard Mabille, autre figure de l'émission.

Pour le journaliste Marc-Olivier Fogiel, le principal atout de Philippe Bouvard était "de ne pas avoir de frontières": "C'était un journaliste qui pouvait passer du divertissement au sérieux".

Après avoir entamé sa carrière de journaliste au Figaro dans les années 50, Bouvard avait rejoint France Soir en 1973, parallèlement à son parcours sur RTL.

A la télévision, il avait présenté de 1982 à 1987 "Le petit théâtre de Bouvard" sur Antenne 2, une émission de sketchs où il donnait leur chance à des comédiens débutants dont plusieurs allaient devenir des vedettes : Muriel Robin, Les Inconnus, Mimie Mathy Michèle Bernier ou encore le duo Chevallier et Laspalès.

Hyperactif, Philippe Bouvard tenait encore à 94 ans une page dans le magazine VSD, ainsi qu'une chronique dominicale sur RTL. Il avait tout arrêté le 1er janvier 2025 après avoir atteint son "double record": "60 ans de radio et 60 ans de RTL".

Physique rond et jovial, passionné de jeux d'argent et de belles voitures, ce fils d'un couple de petits commerçants se revendiquait comme "un Français moyen, râleur, chauvin, un rien xénophobe", comme il le disait au journal Le Parisien en 2022. Pour autant, il avouait regretter parfois de "s'être laissé engluer dans ce personnage".