Le président suisse annonce son départ surprise fin 2023

Le président suisse Alain Berset lors d'une conférence de presse à Berne le 19 mars 2023. (Photo, AFP)
Le président suisse Alain Berset lors d'une conférence de presse à Berne le 19 mars 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 juin 2023

Le président suisse annonce son départ surprise fin 2023

  • Alain Berset a régulièrement fait la Une des médias pour des « affaires», la dernière concernant des fuites d'informations confidentielles dans la presse
  • Les Suisses iront aux urnes le 23 octobre afin de renouveler les 200 sièges du Conseil national -la chambre basse- et 45 des 46 sièges du Conseil des Etats, qui représente les cantons suisses

GENÈVE: Le président de la Confédération helvétique Alain Berset, qui a incarné la lutte contre la pandémie en Suisse à la tête du ministère de la Santé, a créé la surprise mercredi en annonçant qu'il quitterait ses fonctions gouvernementales à la fin de l'année.

Agé de 51 ans, le socialiste, qui a joué un rôle important dans le récent sauvetage de Credit Suisse et qui a aussi réussi à faire passer l'an dernier le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, est membre du gouvernement fédéral depuis 2012. "C'est le bon moment de partir", a-t-il estimé, lors d'un point de presse.

"J'ai informé le Conseil fédéral que j'ai prévu de quitter le gouvernement à la fin de cette année", a dit M. Berset.

"J'ai le sentiment d'avoir accompli ce qui est possible. J'ai tout donné", a poursuivi le président, qui est le membre le plus jeune et le plus populaire du Conseil fédéral, le gouvernement collégial de la Confédération qui compte sept ministres.

Les sièges de l'exécutif fédéral se partagent entre les principaux partis en application d'une "formule magique" qui a évolué au cours du temps mais permet de cultiver l'esprit de compromis marquant la démocratie helvétique.

Les Suisses iront aux urnes le 23 octobre afin de renouveler les 200 sièges du Conseil national -la chambre basse- et 45 des 46 sièges du Conseil des Etats, qui représente les cantons suisses.

Quand on lui demande ce qu'il va faire, M. Berset plaisante: "Quelqu'un m'a dit que c'était la journée du yoga aujourd'hui. Peut-être qu'il faut commencer le yoga".

Menacé de mort

Plus sérieusement, il a indiqué qu'"il n'y a pas de plan en fait" parce que si la décision de ne pas se représenter pour un poste de conseiller fédéral était une évidence, il dit ne pas avoir eu le temps de réfléchir à l'après.

Alain Berset a régulièrement fait la Une des médias pour des "affaires", la dernière concernant des fuites d'informations confidentielles dans la presse. Il réfute toutefois avoir ressenti de pression après l'ouverture d'une enquête par les commissions de gestion du Parlement.

Aux commandes d'un avion de plaisance, il avait par ailleurs été intercepté par les autorités françaises à la suite d'un problème de communication. Cette affaire avait révélé sa passion, le vol.

Mais il a assuré mercredi que ces "affaires" n'ont joué aucun rôle dans sa décision de démissionner.

Revenant sur son rôle pendant la lutte contre la pandémie de Covid-19, il assuré avoir "subi une pression énorme" même si ses mesures ont obtenu à plusieurs reprises le soutien de la population lors de votes populaires, le dernier en date remontant à dimanche.

Mais au plus fort de la crise, il avait été menacé de mort et mis sous protection policière, chose rarissime en Suisse. "Je n'aurais jamais imaginé une telle violence", a-t-il dit.

Depuis janvier, il occupe pour la deuxième fois la fonction de président de la Confédération, un poste tournant d'un an et que les conseillers fédéraux cumulent avec leur ministère.

C'est l'actuelle ministre de la Défense et des Sports, Viola Amherd, du parti du Centre, qui le remplacera pour 2024.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.