L'intégration de Credit Suisse entre dans le vif du sujet chez UBS

Les investisseurs aimeraient en savoir davantage sur notamment le processus d'intégration, les unités qui vont être absorbées (Photo, AFP).
Les investisseurs aimeraient en savoir davantage sur notamment le processus d'intégration, les unités qui vont être absorbées (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 12 juin 2023

L'intégration de Credit Suisse entre dans le vif du sujet chez UBS

  • UBS a multiplié les préparatifs depuis mi-mars et doit déjà avoir une idée des activités qu'elle veut conserver
  • Pour faciliter le rachat, quelque 259 milliards de francs de liquidités publiques ont été débloquées

ZURICH: UBS va pouvoir lancer pour de bon l'intégration de Credit Suisse après la finalisation du rachat lundi. Une tâche herculéenne surveillée comme le lait sur le feu par les clients, les employés et les responsables politiques et économiques suisses.

Les mois à venir risquent d'être "cahoteux" a prévenu vendredi Sergio Ermotti, le patron d'UBS, soulignant que l'intégration va entraîner "des vagues" de décisions difficiles, en particulier concernant l'emploi.

La première banque du pays, poussée au mariage forcé avec sa rivale pour éviter qu'elle ne sombre, n'a pas attendu lundi pour se préparer à absorber Credit Suisse.

Mais "à partir de lundi, UBS peut commencer à être proactive", explique à l'AFP Andreas Venditti, analyste financier chez Vontobel, si le calendrier annoncé est respecté.

UBS a multiplié les préparatifs depuis mi-mars et doit déjà avoir une idée des activités qu'elle veut conserver, fermer ou vendre mais elle "était limitée dans ce qu'elle pouvait faire" tant que la fusion n'était pas scellée, souligne l'analyste.

Cette fusion des deux plus grandes banques de Suisse promet toutefois d'être extrêmement complexe techniquement (Credit Suisse malgré ses déboires est une banque extrêmement sophistiquée) mais aussi sur le terrain politique.

Le rachat donne naissance à une mégabanque comme la Suisse n'en a jamais connue. Une taille qui inquiète les responsables politiques. Des milliers d'emplois pourraient disparaître rien qu'en Suisse à cause de doublons.

Pas le choix 

Mais pour Thomas Jordan, le patron de la banque centrale, la Banque nationale suisse (BNS), il n'y avait pas d'autre solution. "Il est bien sûr dommage qu'il n'en reste plus qu'une (grande banque). Mais je suis sûr que si le rachat par UBS n'avait pas réussi, il y aurait eu une crise financière internationale. Cela aurait été bien pire pour la Suisse", a-t-il expliqué dans un entretien à l'hebdomadaire Sonntagszeitung paru dimanche.

Face au risque de faillite, UBS avait accepté le 19 mars d'acheter dans l'urgence sa concurrente après d'intenses pressions des autorités suisses pour la modique somme de 3 milliards de francs suisses (3,1 milliards d'euros). UBS a toutefois obtenu d'importantes garanties de la Confédération pour se prémunir contre d'éventuelles mauvaises surprises dans les comptes.

Les modalités du rachat et la taille du mastodonte suscitent de vives inquiétudes en Suisse au point que le Parlement a mis en place une commission d'enquête, un fait rarissime.

120.000 collaborateurs 

Les investisseurs eux aimeraient en savoir davantage sur notamment le processus d'intégration, les unités qui vont être absorbées.

Selon M. Venditti, les réponses ne devraient toutefois commencer à filtrer qu'à partir de fin août, lors de la publication des résultats du deuxième trimestre.

Il espère que les dirigeants d'UBS en diront plus sur le sort de la branche suisse de Credit Suisse, le fleuron de la banque qui a échappé aux scandales. Le dossier est épineux compte tenu des doublons en termes de succursales et d'emplois.

Les deux géants comptent actuellement environ 120.000 collaborateurs dans le monde, dont 37.000 en Suisse.

Protéger la concurrence 

Parmi les grands défis qui attendent UBS, Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, évoque notamment "la rétention des talents" car les départs se multiplient face aux craintes de compression d’effectifs.

Elle cite aussi la création "d'une nouvelle culture au sein de la banque", celle de Credit Suisse ayant été totalement discréditée par les nombreux scandales qui ont terni sa réputation.

Les régulateurs vont également devoir veiller "à protéger la concurrence, ce qui pourrait nécessiter d'éventuelles scissions" d'activités, a indiqué à l'AFP Mme Ozkardeskaya.

Le Parti socialiste suisse exige une "cure d'amaigrissement", craignant que la fusion ne crée "un monstre" trop gros pour être sauvé. En cas de crise, tout le pays se trouverait pris "en otage", redoute la formation de gauche.

Pour faciliter le rachat, quelque 259 milliards de francs de liquidités publiques ont été débloquées.

Pour se donner un peu de temps, UBS a repoussé de plus d'un mois la publication de ses résultats trimestriels, au 31 août.


Le Cabinet saoudien approuve la mise en place d'un programme national de minéraux

Ce programme devrait permettre de répondre aux besoins croissants en minéraux à l'échelle locale, régionale et mondiale, et contribuer aux opérations d'exploration. (Fichier/Shutterstock)
Ce programme devrait permettre de répondre aux besoins croissants en minéraux à l'échelle locale, régionale et mondiale, et contribuer aux opérations d'exploration. (Fichier/Shutterstock)
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  • Le programme nouvellement annoncé devrait permettre de répondre aux besoins locaux, régionaux et mondiaux croissants en minéraux, de renforcer les capacités locales et de contribuer aux opérations d'exploration.  
  • Conformément à un communiqué du ministère publié au début de l'année, la richesse minérale du Royaume est estimée à 9,4 trillions de SR (2,5 trillions de dollars).

RIYADH : L'Arabie saoudite s'apprête à lancer un nouveau programme national sur les minéraux, renforçant ainsi sa position en tant que centre régional et mondial pour le secteur des mines et des métaux.
 
Le cabinet saoudien a approuvé la mise en place de cette initiative, qui sera liée au ministère de l'Industrie et des Ressources minérales du Royaume, selon un communiqué. 
 
Le programme nouvellement annoncé devrait permettre de répondre aux besoins locaux, régionaux et mondiaux croissants en minéraux, de renforcer les capacités locales et de contribuer aux opérations d'exploration.
 
Il s'inscrit dans l'ambition de l'Arabie saoudite de faire de l'exploitation minière un pilier industriel fondamental de l'économie du pays. Elle s'aligne également sur l'objectif du ministère de renforcer le secteur et de contribuer aux développements en cours dans le cadre de la Vision 2030 de l'Arabie saoudite.

Conformément à un communiqué du ministère publié au début de l'année, la richesse minérale du Royaume est estimée à 9,4 trillions de SR (2,5 trillions de dollars).

 
Bandar Alkhorayef, ministre de l'industrie et des ressources minérales, a remercié le roi Salman et le prince héritier Mohammed bin Salman à la suite de l'approbation du cabinet, et a déclaré que le programme jouera un rôle efficace pour stimuler la croissance dans le secteur des minéraux et exploiter les richesses minérales du Royaume.
 
« Cette décision du Conseil des ministres d'établir le Programme national des minéraux constituera un changement qualitatif dans le soutien des chaînes d'approvisionnement dans les secteurs industriel et minier et renforcera la position du Royaume en tant que centre régional et mondial pour le secteur des mines et des minéraux », a déclaré M. Alkhorayef dans un communiqué.

« Selon les orientations du Royaume, il s'agit de développer les chaînes de valeur minières afin que le secteur minier devienne le troisième pilier de l'industrie nationale, et de tirer profit de la situation géographique du Royaume, qui représente l'un des plus importants carrefours commerciaux majeurs », a-t-il également déclaré.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


HSBC choisit son directeur financier Georges Elhedery comme prochain directeur général

Le logo de la société HSBC est affiché sur un écran à la Bourse de New York pendant la séance du matin, le 23 février 2024 à New York. (AFP)
Le logo de la société HSBC est affiché sur un écran à la Bourse de New York pendant la séance du matin, le 23 février 2024 à New York. (AFP)
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  • Le géant bancaire britannique HSBC a désigné son directeur financier Georges Elhedery comme directeur général à partir de septembre
  • Né au Liban, Georges Elhedery a ingénieur polytechnicien, également formé à l'Ecole nationale de la statistique et de l'administration économique (Ensae)

HONG KONG: Le géant bancaire britannique HSBC a désigné son directeur financier Georges Elhedery comme directeur général à partir de septembre, selon un document déposé mercredi auprès de la Bourse de Hong Kong.

"Je suis ravi de confirmer Georges en tant que prochain directeur général du groupe HSBC", a indiqué le président du groupe Mark Tucker, dans un communiqué à la bourse de Hong Kong.

"Nous avons hâte de travailler avec lui à la tête d'HSBC dans la prochaine phase de développement et de croissance", a-t-il ajouté.

Né au Liban, Georges Elhedery a ingénieur polytechnicien, également formé à l'Ecole nationale de la statistique et de l'administration économique (Ensae).

Il a rejoint HSBC en 2005, après une vaste expérience dans le trading à Londres, Paris et Tokyo, et est devenu le directeur financier du groupe en janvier 2023.

De 2016 à 2019, il a dirigé les opérations de la banque au Proche-Orient, en Afrique du Nord et en Turquie.

M. Elhedery prendra ses fonctions le 2 septembre, en remplacement de Noel Quinn, qui a annoncé en avril à 62 ans, son départ surprise après 37 ans de carrière à HSBC.


Le nouveau Murabba Development Co. de PIF dévoile la conception d’un nouveau stade polyvalent

Le nouveau stade de Murabba devrait être achevé d’ici la fin de 2032, promettant de devenir un symbole de la transformation de Riyad. (SPA)
Le nouveau stade de Murabba devrait être achevé d’ici la fin de 2032, promettant de devenir un symbole de la transformation de Riyad. (SPA)
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  • Cette initiative s’aligne sur les ambitions du Royaume de s’imposer comme la première destination culturelle, touristique, de divertissement et sportive au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. 
  • « Le stade se distingue par son design qui combine le caractère local inspiré de l’acacia, l’un des principaux monuments naturels de Wadi Hanifah », a ajouté le post. 

RIYAD : Un nouveau stade de 45000 places est prévu pour améliorer le paysage sportif et de divertissement de l’Arabie saoudite alors que New Murabba Development Co. a dévoilé sa conception dans le cadre de son projet à usage mixte.  

Dans un post sur X, anciennement connu sous le nom de Twitter, la société basée à Riyad, détenue par le Fonds d’investissement public du Royaume, a annoncé que l’installation dans son développement immobilier à venir dans le nord-ouest de la capitale présenterait desutiliser des espaces, ce qui lui permet d’accueillir une variété d’événements sportifs et d’activités de divertissement. 

Cette initiative s’aligne sur les ambitions du Royaume de s’imposer comme la première destination culturelle, touristique, de divertissement et sportive au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. 

« Le nouveau stade de Murabba contribue à démontrer l’ampleur des efforts déployés pour faire du Royaume un centre mondial de premier plan en offrant les meilleures expériences sportives et de divertissement », a déclaré la société dans son X post. 

« Le stade se distingue par son design qui combine le caractère local inspiré de l’acacia, l’un des principaux monuments naturels de Wadi Hanifah », a ajouté le post. 

En plus du stade, le projet comprendra un musée, une université de technologie et de design, un théâtre immersif et plus de 80 lieux de divertissement et de culture à la fin de 2032.

Le nouveau stade de Murabba devrait être achevé d’ici la fin de 2032 (SPA)
Le nouveau stade de Murabba devrait être achevé d’ici la fin de 2032 (SPA)

« Le nouveau stade de Murabba incarne notre engagement à transformer Riyad en une destination mondiale pour le sport et le divertissement », a déclaré Michael Dyke, PDG de l’entreprise. 

« Le stade sera non seulement un lieu de calibre mondial pour les événements sportifs, mais aussi un carrefour communautaire dynamique qui améliorera la qualité de vie des résidents et des visiteurs », a-t-il ajouté.

Le projet New Murabba, d’une superficie de 19 km2, offrira plus de 25 millions de mètres carrés de superficie, 104 000 unités résidentielles, 9 000 chambres d’hôtel, 980 000 mètres carrés d’espace de vente au détail et 1,4 million de mètres carrés d’espace de bureau. 

En février 2023, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a annoncé le lancement de New Murabba Development Co., visant à transformer le centre-ville de Riyad avec un mélange unique d’offres résidentielles, commerciales et de divertissement. 

Le nouveau stade de Murabba devrait être achevé d’ici la fin de 2032 (SPA)
Le nouveau stade de Murabba devrait être achevé d’ici la fin de 2032 (SPA)

En mai, la société détenue par le Fonds d’investissement public a également accueilli le New Murabba Partnership Forum à l’InterContinental Riyad. 

L’événement a réuni un groupe diversifié de fournisseurs et de partenaires pour explorer les nombreuses opportunités au sein de cette destination révolutionnaire, prête à devenir le centre-ville le plus transformateur de Riyad, selon un communiqué de presse précédent. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com