Pourquoi les supporters d’Al-Ittihad vont apprécier le milieu de terrain exceptionnel N’Golo Kanté

N’Golo Kanté est différent des autres talents de classe mondiale qui jouent en Arabie saoudite (AFP).
N’Golo Kanté est différent des autres talents de classe mondiale qui jouent en Arabie saoudite (AFP).
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Publié le Mercredi 21 juin 2023

Pourquoi les supporters d’Al-Ittihad vont apprécier le milieu de terrain exceptionnel N’Golo Kanté

  • Le champion du monde français et ancien milieu de terrain de Chelsea est différent de Ronaldo et Benzema
  • Le milieu défensif âgé de 32 ans apportera du cran et de la détermination aux nouveaux champions saoudiens

N’Golo Kanté est différent des autres talents de classe mondiale qui jouent en Arabie saoudite.

Cristiano Ronaldo peut presque tout faire avec le ballon au pied et a un penchant pour le spectaculaire. Karim Benzema marque des buts et a des années d’expérience dans la recherche de la cible, en particulier lorsque les enjeux sont importants, ce qui fait toujours vibrer les supporters.

Kanté, lui, possède un ensemble de compétences différentes. Le vainqueur français de la Coupe du monde est sans doute le meilleur milieu défensif de la planète ces dernières années, comme le savent les supporters de Chelsea.

Il était très apprécié à Stamford Bridge, et le nouvel entraîneur de Chelsea, Mauricio Pochettino, qui est un grand admirateur du joueur et a essayé de le faire signer au Paris Saint-Germain lorsqu’il y était entraîneur, ne sera pas heureux de devoir travailler sans l’un des meilleurs joueurs de l’équipe.

Les supporters du club d’Al-Ittihad devraient se réjouir de ce transfert. L’un des milieux défensifs les plus performants de l’histoire du football rejoint son compatriote Benzema chez les nouveaux champions de Djeddah.

En football, on dit qu’il faut exploiter ses atouts, et il ne fait aucun doute que c’est ce que font les Tigres. Kanté ne fait peut-être pas toujours les gros titres, mais il a l’habitude de faire bouger les équipes.

Des joueurs comme Thomas Tuchel et Frank Lampard se sont peut-être demandé si la saison de Chelsea, qui a vu l’équipe londonienne terminer à une décevante 12e place en Premier League, aurait été différente si le joueur de 32 ans n’avait pas manqué la majeure partie de la saison en raison d’une blessure aux ischio-jambiers. Kanté n’a en effet disputé que sept matchs.

«Je pense qu’il est notre joueur clé, clé, clé», déclare Tuchel. «Mais les joueurs clés, clés, clés doivent être sur le terrain, et s’il ne joue que 40% des matches, c’est peut-être un miracle que nous arrivions à la troisième place. Il est notre Mo Salah, notre (Virgil) van Dijk, notre (Kevin) De Bruyne (...) Il est tout simplement ce joueur. Il est notre Neymar, notre Kylian Mbappé. C’est lui qui fait la différence.»

Il s’agit certes d’un bel éloge, mais Kanté a parcouru un long chemin. Le natif de Paris s’est fait connaître du monde entier lors de la saison 2015-16 comme pivot de Leicester City, l’équipe qui avait choqué le monde en évitant de justesse la relégation la saison précédente pour remporter le championnat d’Angleterre. Cette victoire était l’une des plus importantes et l’une des plus grandes surprises de l’histoire du football.

Cet été-là, Kanté a rejoint Chelsea. «Inévitablement, Kanté est parti. Chelsea va maintenant remporter le championnat. Il est tellement fort!», avait écrit l’ancien attaquant de Leicester et d’Angleterre, Gary Lineker, sur les réseaux sociaux.

L’expert britannique du football avait raison. Kanté a effectivement aidé les Blues à remporter le championnat lors de sa première saison dans la capitale. Il a également remporté la Coupe d’Angleterre de football en 2018 et, trois ans plus tard, la Ligue des champions de l’Uefa, le plus grand prix du football de club. Lors de la victoire contre Manchester City, il a été extrêmement impressionnant et a largement contribué à ce que Chelsea remporte un deuxième titre continental, tout en étant désigné homme du match à Porto.

Quelques mois plus tard, il a remporté la Coupe du monde des clubs. Cependant, la plus belle récompense de Kanté a été bien sûr lorsque la France a gagné la Coupe du monde de football en Russie en 2018. C’est un joueur qui, comme son nouveau coéquipier Benzema – et son nouvel adversaire Ronaldo – a remporté les plus grands prix que le jeu puisse offrir.

Bien qu’il marque très peu de buts, Kanté est considéré comme l’une des meilleures recrues de l’histoire de Chelsea. «Il est incroyable avec et sans le ballon», affirme Antonio Conte, l’ancien entraîneur des Blues. «Quand vous avez N’Golo dans votre équipe, vous pouvez penser qu’il n’est qu’un joueur ordinaire, mais son visage est toujours souriant et il est très positif. C’est l’un des meilleurs joueurs que j’ai côtoyés dans ma carrière d’entraîneur.»

Les entraîneurs adorent Kanté et il ne fait aucun doute que l’entraîneur portugais d’Al-Ittihad, Nuno Santos, sera ravi de travailler avec lui. Le joueur de 32 ans pourrait continuer à évoluer au plus haut niveau pendant quelques années encore, ce qui constitue une perspective passionnante pour les fans saoudiens.

Tout autant que le génie de Ronaldo, le milieu de terrain à la voix discrète remonte le moral de ceux qui l’entourent et fait très bien les choses simples, ce qui est parfois la chose la plus difficile à faire. Les footballeurs locaux qui jouent à ses côtés ou contre lui verront de leurs propres yeux à quel point le positionnement, la vision et le rythme de travail font la différence lorsqu’ils sont exécutés au plus haut niveau.

Al-Ittihad dispose d’un milieu de terrain de classe mondiale pour la Ligue des champions de d’Asie (AFC) et pour la défense de son titre de Saudi Pro League la saison prochaine. Kanté, comme Benzema, est un gagnant qui a fait ses preuves. Il sera difficile de les arrêter.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Un nouveau chapitre culturel franco-saoudien : le cinéma s’invite à Villa Hegra

Une photo montre le musée Maraya (« miroirs » en arabe), situé près du site archéologique d’Al-Hijr (Hégra), à proximité de la ville saoudienne d’AlUla, dans le nord-ouest du pays, le 4 décembre 2024. (AFP)
Une photo montre le musée Maraya (« miroirs » en arabe), situé près du site archéologique d’Al-Hijr (Hégra), à proximité de la ville saoudienne d’AlUla, dans le nord-ouest du pays, le 4 décembre 2024. (AFP)
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  • Villa Hegra lance un programme international d’écriture de scénarios à AlUla, renforçant la coopération culturelle franco-saoudienne autour du cinéma
  • Cette initiative s’inscrit dans la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui ambitionne de faire d’AlUla un nouveau pôle régional de création cinématographique

Paris : À AlUla, oasis minérale nichée dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, le temps semble suspendu entre vestiges antiques et ambitions futuristes, et c’est ici que Villa Hegra, résidence d’artistes inaugurée en 2025, ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire en accueillant une nouvelle activité : le cinéma.

À l’occasion du Festival de Cannes 2026, la résidence annonce le lancement d’un programme international d’écriture de scénarios, en partenariat avec Film AlUla et l’Agence française pour le développement d’AlUla (AFALULA), une initiative qui marque l’entrée officielle du septième art dans l’ADN d’AlUla et, plus largement, dans la stratégie d’influence du royaume.

Depuis sa création, Villa Hegra s’est imposée comme un symbole du dialogue culturel entre la France et l’Arabie saoudite, dans des domaines tels que les arts visuels, la recherche et le spectacle vivant.

L’arrivée du cinéma constitue donc une extension presque naturelle, car, plus que tout autre art, le cinéma est un carrefour entre l’écriture, l’image, la musique, la mémoire et le regard sur le monde.

En lançant la résidence “The Art of Shaping Film Ideas”, Villa Hegra ne se contente pas d’ajouter une corde à son arc, mais se positionne comme un lieu où se fabriquent les récits de demain.

Le choix de s’appuyer sur des partenaires comme le Groupe Ouest et le programme (LIM) Less is More fait écho à l’expertise de ce groupe dans l’accompagnement des auteurs et traduit une ambition claire : privilégier la qualité des histoires avant même leur mise en production.

Ce qui frappe dans cette résidence, c’est aussi sa géographie, puisque le programme se déploie entre la Bretagne, au nord de la France, et AlUla, deux territoires que le cinéma tente de rapprocher.

Ce dialogue entre deux lieux marqués par des paysages rocheux puissants définit l’ambition du projet, qui est de faire se rencontrer des imaginaires, croiser des sensibilités et créer des ponts là où il n’y en avait pas.

Pour comprendre pleinement la portée de cette initiative, il faut la replacer dans le cadre plus large de la transformation que vit l’Arabie saoudite depuis quelques années, dans laquelle le cinéma s’impose comme l’un des piliers de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Dans le cadre de cette stratégie, la réouverture des salles de cinéma en 2018, après plus de trois décennies d’interdiction, a constitué un tournant qui a enclenché des investissements dans des studios de tournage, des festivals internationaux et la formation des talents.

Longtemps perçue comme un décor spectaculaire capable d’accueillir des tournages internationaux grâce à ses paysages uniques, AlUla se dote donc d’une nouvelle ambition : transformer ce décor en laboratoire.

Avec Villa Hegra, les studios de production et désormais cette résidence d’écriture, AlUla cherche à devenir un lieu où l’on pense le cinéma. En accompagnant les cinéastes dès la genèse de leurs projets, la résidence entend faire émerger des histoires capables de circuler, de toucher et de faire rêver.

Depuis l’accord intergouvernemental de 2018 ayant conduit à la création d’AFALULA, les collaborations se sont multipliées dans les domaines de la culture, du patrimoine et du tourisme. Le cinéma apparaît aujourd’hui comme un prolongement naturel de cette coopération.

Il offre un terrain d’échange où l’expertise française, notamment en matière d’écriture et de formation, rencontre les ambitions saoudiennes, qui ne pourront s’accomplir que sur le long terme, car la construction d’une identité cinématographique nécessite un temps de maturité.


Em Sherif Monte-Carlo, une escale libanaise incontournable sur la Côte d’Azur

 Sur les hauteurs de Monaco, face à la Méditerranée, Em Sherif Monte-Carlo rouvre ses portes pour une cinquième saison au sein du prestigieux Hôtel de Paris Monte-Carlo. L’établissement, devenu au fil des années une adresse prisée des amateurs de gastronomie levantine. (AFP)
Sur les hauteurs de Monaco, face à la Méditerranée, Em Sherif Monte-Carlo rouvre ses portes pour une cinquième saison au sein du prestigieux Hôtel de Paris Monte-Carlo. L’établissement, devenu au fil des années une adresse prisée des amateurs de gastronomie levantine. (AFP)
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  • Au-delà de la cuisine, Em Sherif Monte-Carlo mise sur une véritable expérience sensorielle
  • Les clients peuvent profiter d’une terrasse offrant une vue imprenable sur la Méditerranée, dans une ambiance animée par des concerts live et des DJ sets organisés du vendredi au dimanche, ainsi que chaque soir durant les mois de juillet et août

MONACO: Sur les hauteurs de Monaco, face à la Méditerranée, Em Sherif Monte-Carlo rouvre ses portes pour une cinquième saison au sein du prestigieux Hôtel de Paris Monte-Carlo. L’établissement, devenu au fil des années une adresse prisée des amateurs de gastronomie levantine, poursuit son hommage à la cuisine libanaise avec une carte enrichie de nouvelles créations et une expérience immersive mêlant saveurs, musique et art de vivre oriental.

Fondé en 2011 par Mireille Hayek, le groupe Em Sherif s’est imposé comme l’un des ambassadeurs de la gastronomie libanaise à travers le monde, avec des établissements à Beyrouth, Londres et Doha. Depuis l’ouverture monégasque en 2022, la table est dirigée par Yasmina Hayek, fille de la fondatrice et diplômée de l’Institut Paul Bocuse.

Sous sa direction, le restaurant continue de faire évoluer sa carte tout en préservant l’ADN culinaire de la maison : une cuisine généreuse, raffinée et profondément ancrée dans les traditions libanaises.

Parmi les nouveautés de cette saison figure « The Lobster », des brochettes de queue de homard bleu mariné accompagnées d’un condiment au fenouil, mais aussi « Le Lahmeh Black Angus », des brochettes de bœuf Black Angus relevées d’un chimichurri au zaatar. Le « Shawarma Lahmeh », un jarret d’agneau confit servi avec des artichauts et de la coriandre, revisite quant à lui un classique du Levant dans une version gastronomique.

La carte fait également la part belle aux mezzés, incontournables de la table libanaise. Houmous, moutabal d’aubergines grillées, Batata Harra épicées ou encore halloumi grillé aux tomates rôties composent une sélection pensée pour le partage et la convivialité.

Les desserts prolongent ce voyage culinaire avec le célèbre « Baklawa Em Sherif », croustillant et généreusement garni de pistaches, mais aussi le Meghli, pudding épicé à base de farine de riz et de fruits secs. Plus contemporain, le « Coconut Riz bi Halib » associe riz au lait à la noix de coco, mangue, fruit de la passion et sorbet à la cardamome.

Au-delà de la cuisine, Em Sherif Monte-Carlo mise sur une véritable expérience sensorielle. Les clients peuvent profiter d’une terrasse offrant une vue imprenable sur la Méditerranée, dans une ambiance animée par des concerts live et des DJ sets organisés du vendredi au dimanche, ainsi que chaque soir durant les mois de juillet et août.

Le Chicha Lounge Bar complète cette immersion orientale avec une sélection de saveurs et de cocktails signatures, proposés avec ou sans alcool. Parmi eux, le « Beirut Mule », mêlant rhum, arak et agrumes, « Oasis on the Rock » à base de gin, thé vert, gingembre et verveine, ou encore le « Rose Royale », associant Champagne, Saint-Germain, citron vert et rose.

Cette saison, le restaurant entend également séduire les amateurs de sport : certains matchs de la FIFA World Cup 2026 seront retransmis dans l’espace lounge.


France: entre nécessité et impuissance, des auteurs libanais au défi de raconter la guerre

L'écrivain Charif Majdalani cherche à saisir les banalités du quotidien que l'actualité ignore.  "Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier. (Photo d'archivesAFP)
L'écrivain Charif Majdalani cherche à saisir les banalités du quotidien que l'actualité ignore. "Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier. (Photo d'archivesAFP)
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  • "Dans l'absolu, l'art ne sert à rien". Pour Hala Moughanie, invitée ce week-end au festival littéraire de Saint-Malo (nord-ouest), le constat est sans appel: "il ne permet pas de changer les situations, ni de modifier le tracé politique"
  • En revanche, "il a le devoir de témoigner et de dénoncer en posant les formes, qu'elles soient écrites ou artistiques et qui ne [prendront] sens que dans des dizaines d'années"

RENNES: Entre une vie quotidienne en apparence normale à Beyrouth et le bourdonnement des drones, des auteurs libanais, mis à l'honneur au festival français Etonnants voyageurs, racontent leur difficulté à écrire, tiraillés entre le besoin de témoigner et l'impuissance face à une guerre insaisissable.

"Dans l'absolu, l'art ne sert à rien". Pour Hala Moughanie, invitée ce week-end au festival littéraire de Saint-Malo (nord-ouest), le constat est sans appel: "il ne permet pas de changer les situations, ni de modifier le tracé politique de décisions déjà prises".

En revanche, "il a le devoir de témoigner et de dénoncer en posant les formes, qu'elles soient écrites ou artistiques et qui ne [prendront] sens que dans des dizaines d'années", tempère l'autrice à l'AFP.

Comme elle, d'autres auteurs peinent à mettre en récit l'"imprévisible" conflit qui oppose aujourd'hui Israël au Hezbollah libanais.

Si l'illustratrice Michèle Standjofski revendique une démarche  consistant à " raconter ce que l'on voit et ce que l'on vit " dans sa BD "Et toi, comment ça va ?", qui met en dessin ses correspondances avec le dessinateur Charles Berberian, l'écrivain Charif Majdalani cherche à en saisir les banalités du quotidien  que l'actualité ignore.

"Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier.

"Car de cette guerre-là, poursuit-il, personne n'en sait absolument rien, ni ce qui se trame, ni ce qu'il y a dessous, ni ce qu'il y a derrière..., on n'en sait rien, ce n'est donc pas la peine de gloser sans arrêt".

Prendre du recul 

Ecrire ou dessiner devient également une manière de prendre du recul face à une réalité écrasante. Michèle Standjofski voit dans le dessin un processus lent et apaisant, qui permet à la fois d'exprimer la colère et de retrouver une forme de calme.

"C'est ce qui manque malheureusement aujourd'hui quand on parle de ce qui se passe dans cette région du monde", déplore-t-elle.

" Pour l'instant, ce n'est pas possible de poser des mots" sur ce qui se passe , estime Hala Moughanie, qui dit observer et "absorber " la situation - "mais je sais que cela va m'amener à écrire".

Au Liban, cette difficulté à dire s'inscrit aussi dans une histoire plus longue . "On n'est pratiquement jamais sortis de la guerre ", rappelle Michèle Standjofski, évoquant la succession de conflits et de crises qui ont jalonné l'histoire du pays et nourrissent un sentiment permanent d'instabilité.

Face à cette complexité, les auteurs interrogés par l'AFP revendiquent avant tout une posture modeste. "Si vous avez compris quelque chose au Liban, c'est qu'on vous l'a mal expliqué ", résume Mme Standjofski, consciente des limites de toute tentative de synthèse.

Une difficulté d'autant plus grande que la guerre se mêle au quotidien  puisque dans la capitale Beyrouth, raconte Charif Majdalani, si la vie est "actuellement tout à fait normale", l'auteur explique être sous le bourdonnement permanent de drones au-dessus des têtes.

Dans ce contexte, et sans prétendre dire la vérité d'un pays fragmenté, Michèle Standjofski s'attache à témoigner " à [sa] petite hauteur ", avec son regard et sa sensibilité, ce qu'il se passe dans son pays.

Une approche que partage Hala Moughanie, qui cherche à englober " autant que possible toutes les nuances " d'un Liban éclaté, composé d'une multitude de réalités sociales et de communautés, sans le réduire à un récit unique.