Liban: des artistes fabriquent des articles de table traditionnels avec le verre brisé de l’explosion de Beyrouth

Cette photo présente les carafes avec une touche festive (Photo, fournie).
Cette photo présente les carafes avec une touche festive (Photo, fournie).
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Publié le Mercredi 09 décembre 2020

Liban: des artistes fabriquent des articles de table traditionnels avec le verre brisé de l’explosion de Beyrouth

  • Bien qu'elle vive en Californie, l'entrepreneure et ancienne éducatrice Silvia Fadel reste étroitement attachée à son Liban natal
  • Lorsque les explosions massives éclatent dans le port de Beyrouth le 4 août, elle décide d’agir pour changer les choses

DUBAÏ: Bien qu'elle vive en Californie, l'entrepreneure et ancienne éducatrice Silvia Fadel reste étroitement attachée à son Liban natal. Elle se remémore les journées d'été plus ou moins heureuses passées là-bas, dans les années 1980, pendant le tumulte de la guerre civile.

« J'ai vécu la guerre et on m’a même tiré dans la jambe », déclare Fadel à Arab News. « Je fais partie de cette génération qui a appris à apprécier le Liban et qui l’aime tellement. »

Lorsque les explosions massives éclatent dans le port de Beyrouth le 4 août, elle décide d’agir pour changer les choses. « Voir le pays s'effondrer comme ça m'a durement affectée », confie-t-elle.

Silvia Fadel est une entrepreneure et une ancienne éducatrice (Photo, fournie).

Au début du mois de septembre, Fadel a lancé son entreprise en ligne, Lebanese Glass, qui utilise des tonnes de morceaux de verre brisés pour fabriquer cette carafe à eau élégante et traditionnelle appelée « ibrik ». À chaque vente réalisée, un dollar est reversé à la start-up écologique Live Love Recycle, qui recueille le verre.

Les carafes présentent des designs variés et sont devenus populaires: cinquante d’entre elles sont commandées par jour. « Ce ne sont pas seulement les Libanais qui les achètent. Il y a des gens du monde entier, avec des noms qui ne sont pas arabes », précise-t-elle.

Fadel a lancé son entreprise en ligne, Lebanese Glass, au mois de septembre (Photo, fournie).

Transparentes, avec une touche de vert, les carafes peintes à la main constituent un élément incontournable, familier et amusant, de la culture levantine. « Je pense que beaucoup de gens les aiment parce qu'elles évoquent les rassemblements. Lorsque nous allions au Liban, chaque été, quand il faisait très chaud, vous trouviez toujours un ibrik glacé au milieu de la table à chaque réunion de famille », explique Fadel. « C'est amusant de voir les gens boire et faire des compétitions pour voir qui peut le faire monter le plus haut ! »

Pour produire ces carafes, Fadel collabore avec la famille de souffleurs de verre Hammoud, qui vit à Tripoli. « Les ouvriers les fabriquent une par une, soufflent le verre, le martèlent par terre et le tournent dans le four », explique-t-elle.

Ce qui rend ces carafes incomparables, c'est qu'il n'y en a pas deux qui se ressemblent. Elles comportent parfois de petites imperfections – telles que la décoloration, les bulles d'air emprisonnées et les grains de sable – qui ajoutent finalement à leur charme. C’est un détail qui correspond parfaitement à la devise de Libanese Glass : chaque carafe raconte une histoire.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le réaménagement intérieur de Notre-Dame présenté le 9 décembre

Une photo aérienne prise le 12 juillet 2021 montre Notre-Dame de Paris. (Photo, AFP)
Une photo aérienne prise le 12 juillet 2021 montre Notre-Dame de Paris. (Photo, AFP)
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  • La restauration extérieure de la cathédrale doit conduire à la restitution fidèle de Notre-Dame avant l'incendie
  • La flèche dessinée par Viollet-le-Duc, telle qu’elle existait doit notamment être reconstruite

PARIS : Le réaménagement intérieur et liturgique de Notre-Dame, partiellement détruite dans un incendie en 2019, sera présenté par le diocèse le 9 décembre à la commission nationale du patrimoine et de l'architecture (CNPA), chargée de donner son avis, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Le diocèse, chargé de ce réaménagement liturgique, c'est-à-dire du remplacement du mobilier endommagé, de l'éclairage et de l'accompagnement pratique des visiteurs et des fidèles au sein de la cathédrale, a précisé cette date à l'AFP, confirmée également par l'établissement public chargé du chantier de sécurisation et de restauration de la cathédrale.

Le diocèse a par ailleurs démenti des informations de la presse étrangère selon lesquelles, le célèbre édifice risquait d'être transformé en "parc d'attraction" ou "dénaturé" à grand renfort d'art contemporain. Il n'était pas en mesure de fournir plus de précisions sur le réaménagement à l'AFP samedi soir.

La restauration extérieure de la cathédrale doit conduire à la restitution fidèle de Notre-Dame avant l'incendie. La flèche dessinée par Viollet-le-Duc, telle qu’elle existait doit notamment être reconstruite, conformément aux avis formulés par la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture (CNPA) dans ses séances du 9 juillet 2020 et du 25 mars 2021.

Les fidèles et visiteurs du monde entier devraient retrouver le monument en 2024, selon le calendrier des travaux.

La première phase de "sécurisation" de l'édifice, d'un coût de 165 millions d'euros et qui s'est achevée cet été, a notamment permis le démontage de l'échafaudage qui était en place lors de l'incendie, la dépose des grandes orgues, des chantiers-tests de nettoyage dans deux chapelles, la pose de cintres en bois sous les arcs-boutants ou encore le déblaiement et le tri des vestiges et la sécurisation de la croisée du transept.

Charpente en bois, couverture en plomb, taille de pierre, maçonnerie, menuiserie, peinture, dorure, ferronnerie d'art, vitraux et sculptures : la seconde phase, de restauration proprement dite, doit commencer cet hiver. Son budget sera précisé à l’issue de l’attribution de l’ensemble des appels d'offres aux entreprises candidates.


Expo 2020 de Dubaï : Les nations expriment une solidarité mondiale pour mettre fin à la violence sexiste

Dans un rapport publié le 24 novembre par ONU Femmes, près d'une femme sur deux indique qu'elle-même ou une femme qu'elle connaît a subi une forme de violence depuis le début de la pandémie de Covid-19. (Photo fournie)
Dans un rapport publié le 24 novembre par ONU Femmes, près d'une femme sur deux indique qu'elle-même ou une femme qu'elle connaît a subi une forme de violence depuis le début de la pandémie de Covid-19. (Photo fournie)
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  • L’événement, organisé par les pavillons des femmes de l’Inde et de la Nouvelle Zélande, a réuni la communauté diplomatique, le monde des affaires, de la culture et des universités, ainsi que le public
  • L’appel est d’autant plus nécessaire que la violence basée sur le sexe a été aggravée par la Covid-19, devenant ce qu'on appelle désormais une « pandémie fantôme »

DUBAÏ : Alors que la campagne mondiale d’ONU femmes « Orangez le monde » contre la violence sexiste vient de démarrer pour seize jours jusqu’au 10 décembre, plusieurs dizaines de pays se sont réunis sur le site de l’Expo 2020 ce weekend pour exprimer leur solidarité contre la violence faite aux femmes et promouvoir l'égalité des sexes dans le monde. 

L’événement, organisé par les pavillons des femmes de l’Inde et de la Nouvelle Zélande, a réuni la communauté diplomatique, le monde des affaires, de la culture et des universités, ainsi que le public, devant la projection du documentaire indien primé « Son Rise » de Vibha Bakshi. Cette projection a été suivie d'un appel à la solidarité des ambassadeurs, commissaires généraux et chefs de missions diplomatiques basés aux Émirats arabes unis, afin qu’ils prônent la fin de la violence à l'égard des femmes, une vie plus sûre, un monde plus équitable.

L’appel est d’autant plus nécessaire que la violence basée sur le sexe a été aggravée par la Covid-19, devenant ce qu'on appelle désormais une « pandémie fantôme ». Dans un rapport publié le 24 novembre par ONU Femmes, près d'une femme sur deux indique qu'elle-même ou une femme qu'elle connaît a subi une forme de violence depuis le début de la pandémie de Covid-19. De plus, les constatations révèlent qu'environ 1 femme sur 4 se sent moins en sécurité chez elle et que les tensions existantes dans les ménages ont augmenté depuis le début de la pandémie.

« La violence à l’égard des femmes et des filles reste la violation des droits humains la plus répandue et la plus urgente qui soit », a souligné le Secrétaire général de l'ONU António Guterres à l'occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre. 

Cette violence affecte les femmes indépendamment de leur âge, leurs antécédents ou leur niveau d’études. Elle prend de nombreuses formes, telle que la violence physique, sexuelle ou psychologique ou encore l’abus économique et l’exploitation.

« C’est un problème global. Il n’existe pas un seul pays qui ait pu l’éradiquer complètement et aucun pays n’a réussi l'égalité entre les sexes » a indiqué Jayashri Wyatt, du département global communications aux Nations Unis, à Arab News en francais.

« C’est une priorité absolue pour le secrétaire général de l’ONU António Guterres », a-t-elle ajouté. « C’est pour cela, qu’il était très important pour nous, les Nations Unis, de prendre position à l’Expo où 192 pays sont réunis pendant 6 mois. C’est une plate-forme extraordinaire qui réunit les pays autour des objectifs du développement durable, pour créer un futur meilleur ».

ussi un hommage aux quelques hommes qui ont décidé de révéler ces pratiques et lutter pour changer les choses dans leur village. (Photo fournie)
ussi un hommage aux quelques hommes qui ont décidé de révéler ces pratiques et lutter pour changer les choses dans leur village. (Photo fournie)

Un film pour inspirer le changement 

Le documentaire « Son Rise », réalisé dans la région rurale de l’Haryana située à proximité de Delhi, met en lumière la société patriarcale et ses pratiques ancestrales de discrimination envers les femmes.
Des pratiques terribles et interdites officiellement par la loi : infanticide de bébés filles, non-éducation des filles, et violence contre les femmes qui augmente par manque de femmes adultes dans la région. « La violence est motivée par l'idée erronée que les femmes et les filles ne sont pas égales à leurs homologues masculins et ne méritent pas les mêmes opportunités, droits, dignité et contrôle sur leur propre corps », a dit Vibha Bakshi.

Mais le film aborde aussi la question de la violence sexiste sous un angle nouveau. C’est aussi un hommage aux quelques hommes qui ont décidé de révéler ces pratiques et lutter pour changer les choses dans leur village.

Le documentaire supporte le mouvement « He for she » d’ONU femmes.

« C’est l’histoire d’hommes ordinaires engagés dans un combat extraordinaire », soutient la réalisatrice et producteur Vibha Bakshi. « Je dédie ce film à ceux qui se battent pour le changement et osent briser le silence ».
« C’est l’histoire d’hommes ordinaires engagés dans un combat extraordinaire », soutient la réalisatrice et producteur Vibha Bakshi. « Je dédie ce film à ceux qui se battent pour le changement et osent briser le silence ». (Photo, Eva Levesque)

Le film a été tourné sur une période de deux ans, mais il a fallu à la réalisatrice plus de six mois pour convaincre les hommes de parler. « J’ai décidé de vivre là-bas pour me rapprocher d’eux, pour les convaincre. Je pense qu’il est très important d’inclure les hommes et les garçons intégralement dans le débat ».

« Cet événement montre au monde que l’Expo réunit les gens pour créer un impact autour d’événements clés. La campagne Orangez le monde est très importante, car les progrès qui ont été faits dans l’autonomisation des femmes peuvent facilement reculer », a constaté la directrice du pavillon femmes de l’Expo Hind Alowais à Arab News en francais. « Il est important de semer les graines de l'égalité des sexes très profondément non seulement dans les lois mais aussi dans la compréhension culturelle ».

Les Émirats ont célébré la campagne mondiale d’ONU femmes plus largement, en illuminant en orange plusieurs lieux connus, dont Burj Khalifa, le dôme Al Wasl de l'Expo 2020 et la Dubai Frame. La campagne est observée par plus de 6 000 organisations dans 187 pays, la couleur orange symbolise un avenir meilleur, sans violence. 

 


Le pavillon saoudien de l'Expo 2020 Dubaï inaugure le programme culturel «16 Windows»

Le lancement du programme culturel « 16 Windows » vise à soutenir et à promouvoir le secteur culturel de l'Arabie saoudite. (SPA)
Le lancement du programme culturel « 16 Windows » vise à soutenir et à promouvoir le secteur culturel de l'Arabie saoudite. (SPA)
Le lancement du programme culturel « 16 Windows » vise à soutenir et à promouvoir le secteur culturel de l'Arabie saoudite. (SPA)
Le lancement du programme culturel « 16 Windows » vise à soutenir et à promouvoir le secteur culturel de l'Arabie saoudite. (SPA)
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  • Les participants ont mis en lumière les secteurs de l'édition et de l'imprimerie du Royaume qui, ces dernières années, ont pu réaliser de grands progrès
  • En marge des « 16 Fenêtres », le pavillon du Royaume a accueilli dans sa Palmeraie, une séance de contes qui présentait certaines œuvres de Khomayyis

DUBAΪ : Le pavillon de l'Arabie saoudite à l'Expo 2020 Dubaï a lancé les premières activités de son nouveau programme culturel hebdomadaire « 16 Windows » avec un débat sur les secteurs de la littérature, de l'édition et de la traduction.

Le débat, intitulé « Livres et édition en Arabie saoudite », a mis en avant les capacités du Royaume dans le secteur de l'édition.

Il s'est tenu avec la participation du fondateur de la maison d'édition Arwa, Arwa Khomayyis, l'auteur et partenaire fondateur de la maison d'édition Tashkeel, Mujib Al-Shamri, et le fondateur et directeur général de la maison d'édition Al-Athar, Abdullah Fahd Al-Ghubein. Tariq Khawaji, conseiller culturel et bibliothécaire en chef d'Ithra en était le modérateur.

Les participants ont mis en lumière les progrès enregistrés ces dernières années dans les secteurs de l'édition et de l'imprimerie du Royaume. Ils soulignent que la nécessité de montrer la créativité et la richesse de l'environnement saoudien est l'une des principales raisons qui les a encouragés à fonder ces maisons d'édition. Le débat a également porté sur l’importance des couvertures de livres pour l’achat.

En marge des « 16 Fenêtres », le pavillon du Royaume a accueilli dans sa Palmeraie, une séance de contes, à laquelle participait un grand nombre d'enfants, qui présentait certaines œuvres de Khomayyis. Les participants avaient également la possibilité d'écrire leurs propres histoires.

L'événement visait à enseigner aux enfants des techniques d'écriture pour exprimer leurs émotions, leurs idées et leurs visions, afin de leur permettre de construire des histoires qui valent la peine d'être lues et d'en apprendre aux autres.

Le lancement du programme culturel « 16 Windows » vise à soutenir et à promouvoir le secteur culturel de l'Arabie saoudite. Il met en exergue la véritable essence du Royaume en réunissant les meilleurs esprits saoudiens dans divers domaines intellectuels, culturels et créatifs.

Les activités se dérouleront sur une période de 16 semaines et constitueront une expérience culturelle unique qui emmènera les invités dans un voyage communicatif et interactif, en conformité avec les axes stratégiques de la Vision 2030 du Royaume de construire une société dynamique, ambitieuse et une économie florissante.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com