Castex: La loi contre les séparatismes n'est pas "contre les religions"

"Ce projet de loi n'est pas un texte contre les religions, ni contre la religion musulmane en particulier", a dit Jean Castex à l'issue du Conseil des ministres. (AFP).
"Ce projet de loi n'est pas un texte contre les religions, ni contre la religion musulmane en particulier", a dit Jean Castex à l'issue du Conseil des ministres. (AFP).
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Publié le Mercredi 09 décembre 2020

Castex: La loi contre les séparatismes n'est pas "contre les religions"

  • Cette nouvelle loi contre "le séparatisme islamiste", annoncée début octobre par le président français Emmanuel Macron, a été critiquée par certains dirigeants de pays musulmans
  • "Ce projet de loi n'est pas un texte contre les religions, ni contre la religion musulmane en particulier", a dit Jean Castex à l'issue du Conseil des ministres

PARIS: La loi "confortant les principes de la République", présentée mercredi en France et critiquée à l'étranger, n'est pas "contre les religions" mais vise "l'idéologie pernicieuse portant le nom d'islamisme radical", a assuré le Premier ministre Jean Castex.


"Ce projet de loi n'est pas un texte contre les religions, ni contre la religion musulmane en particulier", a-t-il dit à l'issue du Conseil des ministres, en ajoutant: "C'est, à l'inverse, une loi de liberté, une loi de protection, une loi d'émancipation face au fondamentalisme religieux".


Cette nouvelle loi contre "le séparatisme islamiste", annoncée début octobre par le président français Emmanuel Macron, a été critiquée par certains dirigeants de pays musulmans, au premier chef le président turc Recep Tayyip Erdogan, mais aussi aux Etats-Unis. Mardi soir, l'émissaire américain pour la liberté religieuse Sam Brownback s'est dit inquiet de son caractère peut-être "trop répressif".


Le Premier ministre français a rappelé que "la laïcité assure la liberté de croire et de ne pas croire" et qu'elle fait "la distinction entre la sphère privée et publique".


La nouvelle loi a été rendue nécessaire, selon lui, par "des attaques de plus en plus nombreuses" à l'encontre de ces principes qui "affectent notre capacité à vivre sereinement".


Il a cité des cas d'"enfants retirés de l'école pour recevoir une éducation communautaire, d'associations sportives menant des actions de prosélytisme ou des associations cultuelles qui défient les lois de la République".


Ce "travail de sape est souvent le fait d'une idéologie pernicieuse portant le nom d'islam radical", a-t-il ajouté, en dénonçant "un projet politisé" destiné à "faire prévaloir la loi religieuse sur la loi commune", qui "exploite les failles" du système parfois "avec le concours de l'étranger".


Il a énuméré ensuite les principales dispositions de la loi: neutralité (à l'égard de la religion) renforcée des agents des services publics, meilleur contrôle des lieux de culte et de leur financement, éducation "pour chaque enfant conforme aux principes de la République", nouvelles dispositions pour combattre la haine en ligne sur les réseaux sociaux.


Le projet de loi implique de modifier la loi de 1901 sur la création d'associations et celle de 1905 sur la neutralité de l'Etat à l'égard des religions.


Il s'agit, a promis M. Castex, de "renforcer l'effectivité de nos libertés": "la liberté d'association, de conscience et de culte doivent être vécues dans leur plénitude par chacun".


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.