Une cinquantaine de migrants marocains disparus en mer depuis le 11 juin

Un policier marocain s'entretient avec un groupe de migrants africains à Casablanca le 15 janvier 2023 (Photo, AFP).
Un policier marocain s'entretient avec un groupe de migrants africains à Casablanca le 15 janvier 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 22 juin 2023

Une cinquantaine de migrants marocains disparus en mer depuis le 11 juin

  • Aucun autre détail n'a pu être obtenu sur les circonstances de la disparition de ces migrants
  • Les 51 disparus, censés être partis des environs d'Agadir, sont originaires de la province d'El Attaouia, près de Marrakech, a précisé de son côté M. Aharrouy

RABAT: Une cinquantaine de migrants marocains sont portés disparus depuis plus de dix jours au large du sud du Maroc, après avoir tenté de rallier l'Espagne à bord d'une embarcation clandestine, a-t-on appris jeudi de source proche d'un des disparus.

Ces migrants, au nombre de 51, "étaient censés prendre une embarcation de migration clandestine au large d'Agadir à destination des îles Canaries le dimanche 11 juin à l'aube, d'après les informations dont nous disposons", a déclaré à l'AFP Amine Aharrouy, membre de la famille d'un des migrants.

"A ce jour, nous n'avons plus aucune nouvelle de ce qui a pu leur arriver", a-t-il expliqué.

"Nous espérons que les autorités marocaines pourront élucider leur sort", a ajouté M. Aharrouy, qui a souhaité s'exprimer au nom des familles des disparus.

Interrogées, ces mêmes autorités n'ont pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

Dans un communiqué, l'Association marocaine des droits humains (AMDH) a appelé jeudi les autorités à "enquêter et intervenir immédiatement pour révéler le sort de ces jeunes (migrants)".

La principale ONG de défense des droits de l'Homme au Maroc les a exhortées à "identifier les réseaux de traite d'êtres humains et de migration irrégulière qui ont causé et continuent de causer de grandes tragédies".

Aucun autre détail n'a pu être obtenu sur les circonstances de la disparition de ces migrants. Le journal électronique marocain Hespress a fait état d'autres témoignages de proches des disparus.

On ignore s'il s'agit de la même embarcation, mais le 11 juin, l'activiste Helena Maleno, de l'ONG espagnole Caminando Fronteras, avait indiqué, dans un tweet, que "58 personnes, dont 21 femmes et un bébé, étaient sur le point de mourir en raison du naufrage du bateau pneumatique à bord duquel elles se dirigeaient vers Las Palmas", capitale d'une des îles Canaries.

Selon Mme Maleno, ce naufrage a eu lieu dans l'océan Atlantique, au sud-ouest de Laâyoune, ville du Sahara occidental.

Naufrages fréquents 

Les 51 disparus, censés être partis des environs d'Agadir, sont originaires de la province d'El Attaouia, près de Marrakech, a précisé de son côté M. Aharrouy.

Ce drame ne semble pas lié -- en l'absence de toute information officielle marocaine -- au naufrage mercredi d'une embarcation de migrants à environ 160 km des côtes de l'île de Grande Canarie, qui a fait au moins deux morts selon les sauveteurs en mer espagnols qui sont intervenus à la demande du Maroc.

D'après Caminando Fronteras -- dont les bilans se basent notamment sur les témoignages des migrants ou leurs familles-- 39 personnes au total, dont quatre femmes et un bébé, ont péri dans ce naufrage.

Les départs d'embarcations de migrants vers les Canaries, souvent depuis les côtes du territoire disputé du Sahara occidental, se sont multipliés ces derniers jours en raison de bonnes conditions climatiques.

Depuis le durcissement des contrôles en Méditerranée, la route migratoire vers les îles Canaries, situées dans l'océan Atlantique au large des côtes du nord-ouest de l'Afrique, est particulièrement empruntée. Les naufrages y sont fréquents, la traversée pouvant être particulièrement dangereuse en raison des forts courants et de l'état des bateaux.

Les autorités marocaines ont déjoué 26 000 tentatives d'émigration irrégulière durant les cinq premiers mois de l'année 2023. En 2022, environ 71 000 tentatives avaient été avortées, selon le ministère de l'Intérieur.


L'armée israélienne dit faire face à un tir de missile du Yémen

Les Houthis manifestent en solidarité avec l’Iran et le Liban dans la capitale yéménite Sanaa le 27 mars 2026. (AFP)
Les Houthis manifestent en solidarité avec l’Iran et le Liban dans la capitale yéménite Sanaa le 27 mars 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a détecté un missile tiré depuis le Yémen par les Houthis, première menace directe depuis un mois de conflit, déclenchant l'activation des systèmes de défense anti-aérienne
  • Les Houthis, alliés à l'Iran et à l'"axe de la résistance", menacent d'intervenir militairement contre Israël et les États-Unis en cas d'escalade régionale

JERUSALEM: L'armée israélienne a indiqué samedi avoir détecté un tir de missile depuis le Yémen, une première en un mois de guerre au Moyen-Orient, après que les rebelles Houthis soutenus par Téhéran ont menacé de se joindre au conflit.

Les forces israéliennes ont "identifié le tir d'un missile depuis le Yémen en direction du territoire israélien, les systèmes de défense anti-aérienne sont en action pour intercepter cette menace", a indiqué l'armée sur Telegram.

Les Houthis sont alliés à Téhéran au sein de ce que l'Iran a baptisé "axe de la résistance", aux côtés du Hezbollah libanais, du Hamas palestinien et de groupes armés irakiens pro-iraniens.

"Nous sommes prêts à une intervention militaire directe en cas de nouvelle alliance avec les Etats-Unis et Israël contre l'Iran (...), de conduite d'opérations hostiles à l'Iran ou tout pays musulman depuis la mer Rouge (...), et en cas de poursuite de l'escalade contre la République islamique" d'Iran, a déclaré vendredi le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, dans une vidéo diffusée sur X.

Ces insurgés pro-iraniens, qui contrôlent une grande partie du Yémen, avaient mené de nombreuses attaques contre Israël et les navires commerciaux en mer Rouge pendant la guerre entre Israël et le Hamas palestinien à Gaza, entre 2023 et 2025.

Leurs tirs de missiles et de drones avaient fortement perturbé le trafic dans cette voie maritime stratégique, aujourd'hui utilisée notamment par l'Arabie saoudite pour exporter son pétrole sans passer par le détroit d'Ormuz, où la navigation est bloquée par Téhéran.


Liban: frappes israéliennes sur la banlieue sud de Beyrouth, combats à la frontière

De la fumée s’élève après une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 mars 2026. Plus de 1 100 morts et plus d’un million de déplacés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, après des tirs de roquettes du Hezbollah, soutenu par Téhéran, sur Israël. (AFP)
De la fumée s’élève après une frappe israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 mars 2026. Plus de 1 100 morts et plus d’un million de déplacés depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, après des tirs de roquettes du Hezbollah, soutenu par Téhéran, sur Israël. (AFP)
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  • Israël intensifie ses frappes au Liban, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth et le sud du pays
  • Le bilan humain s’alourdit (civils, enfants, secouristes), la situation humanitaire se dégrade fortement avec plus d’un million de déplacés

BEYROUTH: L'aviation israélienne a lancé vendredi une nouvelle série de frappes notamment sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah pro-iranien, qui a dit livrer des combats "au corps à corps" contre des troupes israéliennes à la frontière.

L'aviation israélienne a bombardé dans l'après-midi, sans avertissement préalable, un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani) et des images de l'AFPTV. Ce même quartier avait déjà été visé une première fois à l'aube, faisant deux morts selon les autorités libanaises.

L'armée israélienne a ensuite annoncé avoir "entamé une série de frappes contre l'infrastructure terroriste du Hezbollah", et a adressé un avis d'évacuation aux habitants de sept quartiers principaux de la banlieue sud de la capitale.

Dans la soirée, l'Ani a rapporté une nouvelle frappe sur la banlieue sud.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités au début du mois.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Vendredi, l'aviation israélienne a également mené une nouvelle série de frappes dans le sud du Liban, selon Ani.

Dans un bilan actualisé, le ministère de la Santé a indiqué qu'un raid mené dans la ville de Saksakiyeh, dans le sud du Liban, avait fait six morts, dont trois enfants, et 17 blessés.

En outre, selon le ministère, un secouriste a été tué et quatre autres blessés par une frappe israélienne contre une ambulance appartenant au Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, à Kfar Tibnit, dans la même région.

Dans la plaine de la Bekaa, dans l'est du pays, une frappe a tué une femme enceinte de jumeaux, et blessé sept autres personnes, selon la même source.

- Situation humanitaire -

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le Hezbollah, ses troupes mènent une profonde incursion terrestre dans le sud du Liban en vue d'élargir une "zone tampon" et d'éloigner la menace du mouvement islamiste.

Le Hezbollah a affirmé pour sa part que ses combattants avaient lancé un missile sol-air sur un avion de guerre israélien au-dessus de Beyrouth, et se livraient à des combats "au corps à corps avec des forces de l'armée israélienne ennemie dans les localités de Bayada et Chamaa".

Ces deux localités de la région de Tyr, la principale ville du sud du Liban, se situent à environ 8 km de la frontière.

Le Hezbollah a aussi revendiqué une série d'attaques contre des positions et localités israéliennes frontalières.

Le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l'armée israélienne, a estimé de son côté que les "attaques" du Hezbollah contrastaient avec les affirmations du gouvernement libanais sur un désarmement du mouvement dans le sud du Liban, selon les termes du cessez-le-feu de novembre 2024.

"Si le gouvernement ne désarme pas le Hezbollah, l'armée israélienne le fera", a-t-il prévenu.

"La situation humanitaire s'aggrave, et les civils paient comme d'habitude le prix lourd" au Liban, a de son côté mis en garde le directeur régional du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Nicolas Von Arx.

"Les civils doivent être protégés où qu'ils soient, qu'ils restent chez eux ou qu'ils soient contraints de fuir", a-t-il ajouté, à l'issue d'une rencontre avec le président libanais Joseph Aoun.

Selon le dernier bilan officiel vendredi, la guerre a fait 1.142 morts et plus d'un million de déplacés.


L'Iran appelle les civils à quitter les zones situées à proximité des forces américaines dans la région

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre. (AFP)
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  • Les "lâches" forces américano-israéliennes "tentent d'utiliser des sites civils et des innocents comme boucliers humains", ont affirmé les Gardiens sur leur site Sepah News, après que l'Iran a menacé de cibler les hôtels du Golfe
  • "Nous vous recommandons de quitter de toute urgence les lieux où sont stationnées les troupes américaines afin qu'aucun mal ne vous soit fait", ajoutent-ils

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé vendredi les civils à se tenir à l'écart des lieux abritant des forces américaines au Moyen-Orient, près d'un mois après le début de la guerre.

Les "lâches" forces américano-israéliennes "tentent d'utiliser des sites civils et des innocents comme boucliers humains", ont affirmé les Gardiens sur leur site Sepah News, après que l'Iran a menacé de cibler les hôtels du Golfe.

"Nous vous recommandons de quitter de toute urgence les lieux où sont stationnées les troupes américaines afin qu'aucun mal ne vous soit fait", ajoutent-ils.