Une organisation caritative médicale enregistre des centaines de cas de rougeole à Hajjah contrôlée par les Houthis

Une fillette yéménite regardant à travers la clôture d'une clinique fermée dans un camp pour personnes déplacées, dans la province de Hajjah, au Yémen. (Reuters)
Une fillette yéménite regardant à travers la clôture d'une clinique fermée dans un camp pour personnes déplacées, dans la province de Hajjah, au Yémen. (Reuters)
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Publié le Samedi 24 juin 2023

Une organisation caritative médicale enregistre des centaines de cas de rougeole à Hajjah contrôlée par les Houthis

  • L'inquiétude grandit face à l'accès limité des malades aux soins de santé, dans la province du nord du Yémen
  • Les responsables yéménites de la santé et les organisations d'aide internationale ont attribué l'épidémie de rougeole dans les provinces du nord, principalement la province de Hajjah, aux campagnes anti-vaccins des Houthis.

AL-MUKALLA : L'organisation caritative médicale internationale Médecins Sans Frontières a déclaré que ses équipes médicales dans la province de Hajjah, dans le nord du Yémen, avaient enregistré des centaines de cas de rougeole, dont un grand nombre de cas graves, les Houthis soutenus par l'Iran s'opposant à la distribution de vaccins.

Entre février et mai de cette année, l'hôpital Abs à Hajjah a traité 341 patients atteints de rougeole, dont 22 cas graves, tandis que l'autre hôpital Al-Mahabisha géré par MSF dans la même province a admis un nombre croissant d'enfants atteints de la même maladie, a déclaré l'organisation sur Twitter.

« Nous sommes préoccupés par l'augmentation de cas de rougeole signalés chez les enfants des zones entourant l’hôpital Abs, notamment des zones plus isolées où les malades ont un accès limité aux soins de santé, y compris les services de vaccination qui pourraient contribuer à prévenir la propagation de la rougeole », a déclaré le Dr Bakeel Ghushaim, coordinateur médical adjoint de MSF.

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU a déclaré en avril qu'une épidémie de rougeole au Yémen avait tué 77 Yéménites et que 10 000 cas de rougeole avaient été observés depuis le début de l'année dans les provinces du nord du Yémen contrôlées par les Houthis.

En 2022, le même organisme de l'ONU avait enregistré 22 000 cas de rougeole, dont 161 décès, ainsi qu'une augmentation des cas de diphtérie et de coqueluche.

Les responsables yéménites de la santé et les organisations d'aide internationale ont attribué l'épidémie de rougeole dans les provinces du nord, principalement la province de Hajjah, aux campagnes anti-vaccins des Houthis.

Au cours des trois dernières années, les médias et les responsables houthis ont adopté un discours diabolisant les vaccins, les décrivant comme une arme utilisée par les États-Unis pour tuer les Yéménites, et exhortant les parents yéménites à s'abstenir de faire vacciner leurs enfants.

Des responsables houthis ont même affirmé que les enfants qui n'avaient pas été vaccinés étaient en meilleure santé que ceux qui l'avaient été.

Par ailleurs, Yemeni Landmine Record, un groupe qui fait le décompte des victimes des mines terrestres au Yémen, a déclaré vendredi que les mines posées par les Houthis avaient tué ou blessé douze civils yéménites dans plusieurs régions depuis le début de ce mois.

Six civils, dont trois enfants et une femme, ont été tués, et six autres, dont deux enfants, ont été blessés dans l'explosion d'une mine terrestre à Hodeidah, Taiz, Saada, Jouf et Al-Bayda.

Même si les combats ont considérablement diminué depuis le début de l'année dernière à la suite de l'accord négocié par l'ONU, les mines terrestres posées par les Houthis ont continué de tuer et de mutiler des dizaines de civils yéménites, principalement dans la province de Hodeidah, située à l’ouest, où la milice a posé des milliers de mines terrestres dans le but de faire obstacle aux forces gouvernementales yéménites.

Masam, un programme de déminage financé par l'Arabie saoudite, a désamorcé plus de 400 000 mines terrestres et munitions non explosées au Yémen depuis la mi-2018, permettant à des centaines de Yéménites de retourner chez eux, sur leur lieu de travail et dans leurs écoles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.