En dépit des scandales, Trump reste le préféré des évangéliques

Le candidat républicain à l'élection présidentielle, l'ancien président des États-Unis Donald Trump, s'exprime lors de la conférence Faith and Freedom Road to Majority au Washington Hilton, le 24 juin 2023 à Washington, DC. (Photo de Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Le candidat républicain à l'élection présidentielle, l'ancien président des États-Unis Donald Trump, s'exprime lors de la conférence Faith and Freedom Road to Majority au Washington Hilton, le 24 juin 2023 à Washington, DC. (Photo de Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
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Publié le Dimanche 25 juin 2023

En dépit des scandales, Trump reste le préféré des évangéliques

  • L'ancien vice-président Mike Pence, chrétien conservateur, apparaissait comme le candidat idoine pour les évangéliques, mais il fut hué au cours du rassemblement «Road to Majority» en 2021 pour ne pas avoir refusé de valider l'élection de Joe Biden
  • «Je suis inculpé pour vous et je crois que le +vous+, c'est plus de 200 millions de personnes qui aiment notre pays», a déclaré Donald Trump à la foule, affirmant «que c'est une grande preuve de courage»

WASHINGTON : Bien qu'inculpé pour avoir tenté d'acheter le silence d'une actrice de films X avec laquelle il aurait eu une relation extraconjugale et condamné au civil pour une agression sexuelle, Donald Trump reste le grand favori des évangéliques américains.

Le 45ème président des Etats-Unis, qui espère se faire réélire en 2024, cumule pourtant depuis des années les scandales judiciaires et éthiques, allant d'accusations d'abus de pouvoir à des soupçons d'ingérence électorale.

Mais l'homme d'affaires de 77 ans reste l'idole incontestée de la droite religieuse, comme le prouve son accueil en grande pompe samedi à la conférence «Road to Majority», organisée dans la capitale fédérale par le mouvement évangélique et conservateur «Foi et liberté».

«Ensemble, nous sommes des guerriers dans une juste croisade pour arrêter les pyromanes, les athées, les mondialistes et les marxistes», a déclaré M. Trump dans un langage apocalyptique caractéristique, lors de son discours de clôture sous des applaudissements nourris.

«Nous restaurerons notre République en tant que nation sous l'égide de Dieu», a-t-il ajouté.

Les électeurs blancs évangéliques ont pourtant mis du temps à se rallier à la candidature de Trump lors de sa campagne présidentielle de 2016. Mais, une fois convaincus, rien ne semble pouvoir les faire changer d'avis.

Son succès, il le doit selon Suzzanne Monk, militante conservatrice de 50 ans, à ses qualités de «chef».

« Beaucoup de responsables politiques que nous avons connus pendant des décennies (...) se contentaient du strict minimum dans l'objectif d'être réélus. Donald Trump lui a (...) essayé de rectifier les choses», explique-t-elle à l'AFP.

- «Culte de la personnalité»-

L'ancien vice-président Mike Pence, chrétien conservateur, apparaissait pourtant comme le candidat idoine pour les évangéliques.

Mais il fut hué au cours du rassemblement «Road to Majority» en 2021 pour ne pas avoir refusé, comme le lui avait demandé Donald Trump, de valider l'élection de Joe Biden, et n'a reçu cette année que de timides applaudissements.

L'ancien gouverneur du New Jersey, Chris Christie, a quant à lui été hué par la foule alors qu'il accusait vendredi l'ex-président d'avoir trahi le pays.

Donald Trump a pourtant lui aussi suscité par moments la fureur de certains leaders de la droite chrétienne, en laissant entendre que les candidats anti-avortement étaient responsables des résultats peu reluisants des républicains lors des dernières élections de mi-mandat.

Mais, malgré tout, l'homme divorcé à deux reprises est la star du rassemblement évangélique -- organisé un an jour pour jour après le revirement de la Cour suprême sur le droit à l'avortement.

«Je suis inculpé pour vous et je crois que le +vous+, c'est plus de 200 millions de personnes qui aiment notre pays», a-t-il déclaré à la foule, affirmant «que c'est une grande preuve de courage».

En ouvrant la conférence, Ralph Reed, le fondateur du mouvement «Foi et Liberté» a nié tout «culte de la personnalité» de Trump chez les évangéliques.

«Il n'y a qu'une personne que nous vénérons, et c'est Jésus-Christ», a-t-il assuré.

- «Un seul candidat» -

Les responsables présents à la conférence saluaient d'ailleurs plus facilement le bilan de Donald Trump que sa personnalité.

Selon eux, l'ancien président se bat pour ses partisans comme personne d'autre, et a été le président qui a le plus respecté ses promesses électorales, en faisant notamment entrer trois juges conservateurs à la Cour suprême, qui est par la suite revenue sur la garantie constitutionnelle de l'avortement.

«La question n'est pas de savoir: (...) +est-ce qu'on est pareil?+» «C'est de savoir: qui va transformer mes valeurs en actes», explique Suzzanne Monk. «C'est pourquoi tous ces gens adorent Donald Trump».

Enzo Alcindor, responsable d'une agence immobilière en Floride, dit lui s'opposer à la candidature du gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis.

«Il n'a pas sa place dans cette course», assure le quinquagénaire, originaire d'Haïti.

«Les autres (candidats) n'ont pas la carrure (...) il n'y a qu'un et un seul candidat pour moi. Et c'est le président Donald Trump», abonde-t-il.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.


Le nouveau Premier ministre Burnham réunit son gouvernement, sans les proches de Starmer

Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham prononce son premier discours devant le 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 20 juillet 2026, après avoir été chargé par le roi de former le nouveau gouvernement. (Photo : AFP)
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  • Andy Burnham a pris ses fonctions comme Premier ministre britannique, remaniant profondément son gouvernement et écartant plusieurs proches de Keir Starmer
  • Il doit annoncer ses premières mesures pour le pouvoir d'achat, tout en promettant une réindustrialisation, davantage de logements sociaux et des réformes majeures

LONDRES: Le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham réunit mardi son gouvernement marqué par le départ de fidèles de son prédécesseur Keir Starmer et doit annoncer des mesures pour le pouvoir d'achat.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier est devenu le septième Premier ministre britannique depuis 2016, année du Brexit, en succédant lundi au démissionnaire Keir Starmer et ses deux ans au pouvoir.

Si l'on retrouve dans les rangs du nouveau gouvernement des figures déjà présentes dans l'équipe de Keir Starmer, des fidèles de l'ex-Premier ministre ont été éloignés, le journal The Times titrant même sur une "purge".

Le Financial Times pointe lui une "surprise": l'ancien ministre de la Défense John Healey, qui avait quitté le gouvernement Starmer sur fond de désaccord budgétaire, remplace Rachel Reeves aux Finances - une fidèle de Keir Starmer écartée.

John Healey fait face à une lourde tâche, dans un contexte de croissance atone et de finances contraintes par une dette publique élevée.

Le portefeuille de la Défense revient à Wes Streeting, ambitieux ex-ministre de la Santé qui avait envisagé un temps de défier Keir Starmer à la tête du Labour. Il sera chargé de mettre en œuvre le plan d'investissement sur dix ans pour moderniser l'armée britannique.

"Nous veillerons à ce que nos forces armées disposent des ressources nécessaires", a appuyé Wes Streeting dans une publication sur X suivant sa nomination, revenant sur la question des moyens alloués à la défense qui avait fragilisé en juin le gouvernement Starmer et accéléré sa chute.

Le nouveau ministre a également assuré l'Ukraine de son soutien, après que Andy Burnham a échangé par téléphone avec son dirigeant Volodymyr Zelensky, mais aussi avec Donald Trump ou Emmanuel Macron.

Ed Miliband, ministre de l'Energie sortant, devient chef de la diplomatie britannique. Shabana Mahmood, connue pour sa fermeté sur l'immigration, est elle maintenue à l'Intérieur.

Un autre très proche de Keir Starmer, ex-ministre de la Justice et vice-Premier ministre David Lammy, a lui été mis à l'écart du nouvel exécutif.

- "Changements profonds" -

La figure de l'aile gauche du parti Angela Rayner, qui fut numéro deux de Keir Starmer, retrouve son portefeuille du Logement.

Andy Burnham doit réunir mardi son équipe gouvernementale, et annoncer de premières mesures de lutte contre le coût de la vie.

Il souhaite agir rapidement en accord avec sa première allocution devant Downing Street la veille, où il a promis d'engager "les changements les plus profonds de ces quarante dernières années" au Royaume-Uni, lui faire retrouver sa "stabilité" et "redonner de l'espoir".

S'exprimant sans notes et sans pupitre en présence de son épouse Marie-France van Heel, de ses enfants et de sa mère, le nouveau Premier ministre a dit vouloir réindustrialiser le pays, construire plus de logements sociaux et bâtir une "nouvelle économie" dans laquelle les services essentiels sont davantage contrôlés par l'Etat.

Il a érigé en priorité de "mettre fin au sans-abrisme", après s'être rendu dans un refuge pour personnes sans domicile fixe au matin de sa nomination.

Les travaillistes comptent aussi sur Andy Burnham, surnommé "le roi du Nord", pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays grâce au renouveau connu par l'agglomération de Manchester. Il a dit vouloir décentraliser le pouvoir et créer un "N°10 du Nord" à Manchester.