Liban: Taymour Joumblatt élu à la tête du premier parti druze

Taymur (à gauche) et son père Walid Jumblatt assistent à un rassemblement à Ain Zhalta le 25 juin 2023, où Taymur a été choisi pour succéder à son père en tant que nouveau leader du Parti socialiste progressiste (PSP). (AFP).
Taymur (à gauche) et son père Walid Jumblatt assistent à un rassemblement à Ain Zhalta le 25 juin 2023, où Taymur a été choisi pour succéder à son père en tant que nouveau leader du Parti socialiste progressiste (PSP). (AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 25 juin 2023

Liban: Taymour Joumblatt élu à la tête du premier parti druze

  • Lors du rassemblement de près de 2 000 partisans du PSP à Ain Zhalta, au coeur de la montagne druze, au sud-est de Beyrouth, Taymour Joumblatt, 41 ans et seul candidat en lice, a remporté la victoire à la tête du parti
  • Walid Joumblatt, 73 ans, avait déjà passé le flambeau à la tête de la communauté druze en 2017 à son fils

AIN ZHALTA : Le fils du dirigeant druze libanais Walid Joumblatt, Taymour, a été élu dimanche à la tête du Parti socialiste progressiste (PSP) au Liban, succédant à son père qui dirigeait cette formation depuis 45 ans.

Lors du rassemblement de près de 2 000 partisans du PSP à Ain Zhalta, au coeur de la montagne druze, au sud-est de Beyrouth, Taymour Joumblatt, 41 ans et seul candidat en lice, a remporté la victoire à la tête du parti, a indiqué le PSP dans un communiqué.

Walid Joumblatt, 73 ans, avait déjà passé le flambeau à la tête de la communauté druze en 2017 à son fils.

Il lui a également "légué" son siège de député en 2018. Dans un parlement divisé entre deux blocs rivaux qui n'arrivent pas à s'entendre depuis près de huit mois pour élire un président, le groupe parlementaire de M. Joumblatt est influent car capable de faire pencher la balance en faveur de l'un ou de l'autre.

Héritier de l'une des plus vieilles dynasties politiques libanaises, Walid Joumblatt avait lui-même repris le flambeau de son père Kamal Joumblatt, assassiné près d'un poste de contrôle syrien en 1977.

Kamal Joumblatt, qui avait fondé le PSP, avait osé s'opposer au président syrien de l'époque Hafez al-Assad, dont les troupes avaient pénétré au Liban pour empêcher les forces palestino-progressistes de l'emporter sur les milices chrétiennes.

Né en 1982 durant la guerre libanaise, Taymour a entamé ses études à l'American University of Beirut (AUB), avant de poursuivre son cursus à la Sorbonne à Paris.

Les druzes, une secte ésotérique, représentent 5% de la population au Liban et sont également présents en Syrie et en Israël.

Au Liban, les dynasties politiques sont toujours solidement ancrées, malgré le soulèvement populaire inédit d'octobre 2019, qui a dénoncé l'intégralité d'une classe politique jugée corrompue et incompétente.

Dans un pays en plein effondrement économique, les détracteurs continuent d'accuser les dirigeants d'entretenir un réseau où règnent le népotisme et l'affairisme.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
Short Url
  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Short Url
  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
Short Url
  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com