Mina: Les pèlerins accomplissent le rituel de la lapidation du diable sur le pont de Jamarat

Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année sont arrivés au pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable. (Photo AN/Abdulrahman Alshalhoub)
Short Url
Publié le Jeudi 29 juin 2023

Mina: Les pèlerins accomplissent le rituel de la lapidation du diable sur le pont de Jamarat

  • Après la prière de l'aube (Fajr), les pèlerins ont effectué le rituel mercredi, qui consiste à lancer 21 cailloux sur trois grandes colonnes
  • Les pèlerins ont passé la nuit dernière sous les étoiles à Muzdalifah

MINA: Les pèlerins accomplissant le Hajj cette année ont atteint le pont de Jamarat mercredi alors qu'ils avançaient à travers Mina pour le rituel final, la lapidation du diable, le premier jour de Tashriq.

Près de deux millions de pèlerins se sont rendus depuis Muzdalifah à l'immense complexe de plusieurs étages de Mina, où ils avaient campé durant la nuit. Après la prière de l'aube (Fajr), ils ont effectué le rituel, qui consiste à lancer 21 cailloux sur les trois grandes colonnes.

C'est là que les musulmans croient que le diable a essayé de dissuader le prophète Abraham de se soumettre à la volonté de Dieu.

Traditionnellement, sept cailloux sont lancés sur un poteau représentant le diable. Mais depuis 2004, il a été remplacé par des murs pour accueillir le nombre croissant de pèlerins.

Les gardes de sécurité ont pulvérisé de l'eau sur les pèlerins alors qu'ils affrontaient la chaleur torride pour atteindre le complexe de Jamarat. Le pèlerinage du Hajj cette année a connu des températures atteignant 45°.

Les foules immenses se sont présentées pour accomplir le rituel, dont un grand nombre tenant des ombrelles pour se protéger du soleil. Vêtus de l'ihram – une pièce de tissu blanc sans coutures – les pèlerins ont scandé: «Allah-u Akbar» (« Dieu est le plus grand») chaque fois qu'ils lançaient un caillou.

L'ihram symbolise l'égalité, l'unité religieuse et la poursuite du renouveau spirituel.

Hamoun Naimi, un pèlerin d'Afghanistan, a confié à Arab News: «C'est mon premier voyage en Arabie saoudite. Jamarat est plein de monde, mais j'ai pu procéder à mon rituel. Le Hajj est le cinquième pilier de l'islam et je suis heureux de l’accomplir.»

«Aujourd'hui, c’est une bonne journée pour effectuer les quatre phases du Hajj à Mina, Arfat, Muzdalifah et Jamarat», a pour sa part affirmé Ahmad Zia, originaire du Canada. «Je suis venu d'Arafat à Muzdalifah et à Mina. J'ai frappé le grand diable à Jamratul Akbar, je vais faire le sacrifice, puis me couper les cheveux et changer de vêtements. Le lendemain, je reviendrai parce que c'est l'histoire du prophète Abraham.»

Le pèlerin indien Mohammed Salim Basha a affirmé que son expérience à Jamarat était «très agréable» et qu'il espérait retourner à La Mecque l'année prochaine pour le Hajj.

Après avoir terminé le rituel de la lapidation du diable, les pèlerins masculins se rasent ou se coupent traditionnellement les cheveux et ôtent leur ihram. Les femmes coupent une mèche de leurs cheveux.

Les pèlerins retournent ensuite à La Mecque pour effectuer le tawaf, la circumambulation de la Kaaba.

Le Hajj dure cinq jours et commence officiellement le 8e jour de Dhul-Hijjah, peu après les prières de l'aube, qui sont effectuées à La Mecque. Les pèlerins se rendent ensuite à Mina, qui se trouve à environ 8 km.

Ils passent la journée et la nuit à Mina à prier, à réciter des versets et à louer le Tout-Puissant. Ils se dirigent ensuite vers Arafat et vers Muzdalifah, où ils passent la nuit en plein air et ramassent des cailloux pour le rituel de la lapidation.

Après les prières de l'aube, le 10e jour de Dhul-Hijjah, les pèlerins quittent Muzdalifah et se rendent à Jamarat, où ils lapident les trois piliers représentant le diable. Les femmes et les pèlerins âgés peuvent déléguer cette responsabilité à un homme dans leur cheminement spirituel.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Une frappe vise la banlieue sud de Beyrouth après un avertissement israélien

Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Des personnes déplacées sont assises devant leurs tentes dans un campement informel installé le long du front de mer de Beyrouth, le 6 avril 2026. (AFP)
Short Url
  • Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits
  • Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues

BEYROUTH: Israël a visé lundi la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de raids meurtriers sur la capitale et ses environs, alors que le bilan humain de la guerre avec le Hezbollah approche des 1.500 morts.

Un épais panache de fumée s'est élevé de la banlieue sud, sous contrôle du Hezbollah et vidée de la quasi-totalité de ses habitants depuis le 2 mars.

L'armée israélienne a affirmé avoir visé "des cibles terroristes du Hezbollah à Beyrouth".

Dans la banlieue sud, seuls quelques commerces restent ouverts, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs immeubles visés par de récentes frappes sont totalement détruits. Des employés municipaux balayent les débris de verre sur les trottoirs et d'autres fragments jonchent certaines rues.

Une station-service de la compagnie al-Amana, accusée par Israël d'être contrôlée par le Hezbollah, est calcinée.

Des portraits de l'ayatollah Ali Khamenei, tué au début de la guerre dans une frappe américano-israélienne en Iran et présenté comme le "martyr de la nation", ornent les principales artères.

Le long de la route menant à la banlieue sud, des habitants ont installé des tentes où ils dorment, allant inspecter leurs maisons entre deux avertissements israéliens.

Dimanche, Israël avait intensifié ses bombardements sur la banlieue sud et la capitale elle-même. Une frappe en face du principal hôpital public du Liban avait fait cinq morts, selon le ministère de la Santé.

"Force al-Qods" 

Une autre frappe sur un appartement dans une zone à l'est de la capitale, jusque-là épargnée par les violences, a tué trois personnes, dont un responsable local des Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, et sa femme.

Le chef des FL Samir Geagea a affirmé que "les Israéliens visaient un membre de la force al-Qods", chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution iraniens, qui semble avoir échappé à la frappe.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam avait déclaré que les Gardiens de la Révolution dirigeaient les opérations du Hezbollah dans sa guerre contre Israël.

L'armée israélienne a affirmé lundi qu'elle avait frappé une "cible terroriste" à l'est de Beyrouth et ajouté qu'elle examinait l'incident "après des informations sur des victimes parmi des civils libanais non impliqués dans les combats".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.

Depuis, Israël mène des frappes massives sur le pays ayant fait 1.497 morts et plus de 4.600 blessées, selon les autorités, et déplacé plus d'un million de personnes.

"Maisons inhabitables" 

Des frappes israéliennes ont également visé le sud et l'est du Liban. Dans le sud, quatre personnes ont été tuées dans un raid sur une voiture à Kfar Roummane, près de Nabatiyeh, a indiqué le ministère de la Santé.

Dans la localité de Bourj Rahal, près de Tyr, un correspondant de l'AFP a vu des immeubles détruits et des débris jonchant les rues.

"Le premier bilan est de 15 maisons endommagées, qui ne sont plus habitables", a dit à l'AFP le maire de la ville Daoud Ezzedine.

"Les habitants veulent revenir chez eux, mais ils ne pourront pas malheureusement", a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a aussi annoncé que deux secouristes du Comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués par une frappe israélienne dimanche, portant à 57 le nombre de secouristes tués depuis le début de la guerre.

Le chef de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a affirmé sur X que l'OMS avait enregistré "92 attaques contre des établissements de santé, des véhicules médicaux, du personnel soignant et des entrepôts" depuis le début de la guerre.

Par ailleurs, le principal poste-frontière reliant le Liban à la Syrie, point de passage vital entre les deux pays, était toujours fermé lundi, après des menaces israéliennes de le viser samedi soir.

Ce passage "restera fermé, jusqu'à ce qu'on reçoive des garanties qu'il ne sera pas visé", a dit à l'AFP un responsable du ministère libanais des Transports, Ahmad Tamer.

 


Frappes israéliennes sur le plus grand complexe pétrochimique iranien

Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer. (AFP)
Short Url
  • Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar
  • Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan

JERUSALEM: Israël a dit avoir mené lundi des frappes sur le plus grand complexe pétrochimique dans le sud de l'Iran et s'est félicité de porter "un coup sévère au régime", Téhéran affirmant de son côté que la situation était "sous contrôle" mais que l'étendue des dégâts restait à évaluer.

L'agence iranienne Fars a par ailleurs affirmé qu'un autre complexe pétrochimique, cette fois près de Chiraz (centre-sud) avait été visé par des frappes, évoquant des "dégâts mineurs".

Israël n'a pas évoqué cette opération à ce stade. Mais le ministre de la Défense Israël Katz a déclaré que l'armée avait lundi "frappé avec force le plus grand complexe pétrochimique en Iran, situé à Assalouyeh, une cible clé qui assure environ la moitié de la production pétrochimique du pays".

Juste avant, Téhéran avait rapporté une série d'explosions sur le site, déjà frappé le 18 mars par Israël.

Le complexe gazier d'Assalouyeh, dans le sud de l'Iran, se situe en bordure de l'immense champ gazier de South Pars, partagé par l'Iran avec le Qatar.

Les frappes lundi sur Assalouyeh font suite à des bombardements israélo-américains samedi sur un site pétrochimique dans le sud-ouest de l'Iran, dans la province de Khouzestan.

"Les deux sites, représentant 85% des exportations pétrochimiques iraniennes, sont désormais hors service", a déclaré Israël Katz. "Cela représente un coup sévère se montant à des dizaines de milliards de dollars pour le régime iranien", a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'est également félicité des frappes.

"Aujourd'hui nous avons détruit la plus grande usine pétrochimique en Iran. Ce qui veut dire que nous éliminons systématiquement la machine à financer des Gardiens de la Révolution", l'armée idéologique de la République islamique, a-t-il déclaré dans une vidéo.

"Sous contrôle" 

Les médias officiels iraniens ont affirmé que la situation à Assalouyeh était "sous contrôle".

"L'incendie a été maîtrisé. La situation est actuellement sous contrôle et les aspects techniques ainsi que l'étendue des dégâts font l'objet d'une enquête", a indiqué l'agence Irna, citant un communiqué de la compagnie pétrochimique iranienne, ajoutant qu'aucun blessé n'était à déplorer.

Le champ offshore de South Pars, essentiel pour le secteur énergétique iranien, sert pour l'exploitation commune avec le Qatar du plus grand gisement de gaz naturel au monde.

Ehsan Jahanian, gouverneur adjoint de la province iranienne de Bouchehr (sud-ouest), a indiqué que "deux infrastructures dans le secteur de Pars avaient été touchées par un raid aérien ennemi".

L'agence Tasnim a elle indiqué que "les entreprises Mobin et Damavand, qui fournissent de l'électricité, de l'eau et de l'oxygène" à Assalouyeh "ont été visées".

Il n'y a pas eu de dégâts du côté de l'entreprise pétrochimiques de Pars, selon cette source.

En mars, le président Donald Trump avait demandé à Israël de ne plus attaquer les infrastructures énergétiques iraniennes après les premières frappes contre le champ de South Pars.

Mais le président américain avait aussi menacé de détruire "massivement l'intégralité du gisement" si Téhéran continuait ses attaques dans la région.

 


Iran: le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution tué dans une frappe 

Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Le commandant général Majid Khademi. (AFP)
Short Url
  • "Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste à l'aube"
  • Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran

TEHERAN: Des frappes américano-israéliennes ont tué lundi le chef des renseignements des Gardiens de la Révolution, a annoncé l'armée idéologique de l'Iran.

"Le commandant général Majid Khademi, le puissant et instruit chef de l'Organisation du renseignement du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, est devenu un martyr dans l'attaque terroriste criminelle de l'ennemi américano-sioniste (...) à l'aube aujourd'hui", ont déclaré les Gardiens dans une publication sur leur chaîne Telegram.