Libye: Tripoli dément toute implication dans des frappes de drones dans l'Est

Cette photo non datée obtenue le 15 juillet 2020 avec l'autorisation de l'AFRICOM montre une image vérifiée d'une mine anti-personnelle piégée liée au groupe Wagner soutenu par la Russie, trouvée dans une zone résidentielle de Tripoli. (Photo par Handout / AFRICOM / AFP)
Cette photo non datée obtenue le 15 juillet 2020 avec l'autorisation de l'AFRICOM montre une image vérifiée d'une mine anti-personnelle piégée liée au groupe Wagner soutenu par la Russie, trouvée dans une zone résidentielle de Tripoli. (Photo par Handout / AFRICOM / AFP)
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Publié le Vendredi 30 juin 2023

Libye: Tripoli dément toute implication dans des frappes de drones dans l'Est

  • Une source militaire a indiqué que des frappes de drones «d'origine inconnue» avaient visé jeudi soir la base aérienne d'al-Kharrouba, située à 150 km au sud-est de Benghazi (est) et où se «trouveraient des éléments du groupe Wagner»
  • D'avril 2019 à juin 2020, Khalifa Haftar, l'homme fort du camp de l'Est de la Libye, a eu recours à des combattants tchadiens, soudanais, nigériens et syriens, mais surtout à des mercenaires de Wagner, dans sa tentative ratée de s'emparer de la capitale

TRIPOLI, Libye : Le gouvernement libyen basé à Tripoli a démenti vendredi toute implication dans des frappes de drones contre une base utilisée par le groupe paramilitaire russe Wagner dont avait fait état une source militaire du camp de l'Est dans ce pays divisé, ont rapporté des médias.

La source militaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que des frappes de drones «d'origine inconnue» avaient visé jeudi soir la base aérienne d'al-Kharrouba, située à 150 km au sud-est de Benghazi (est) et où se «trouveraient des éléments du groupe Wagner».

Des sites d'information ont attribué cette attaque aux forces armées du gouvernement de Tripoli reconnu par l'ONU mais dont la légitimité est contestée par le camp rival de l'est libyen.

«Nous sommes surpris par les informations (..) sur des frappes menées par nos avions contre une base dans l'est de la Libye», a indiqué le ministère de la Défense du gouvernement d'unité nationale, cité vendredi par la chaine al-Massar.

«Nous respectons le cessez-le-feu signé en octobre 2020», a-t-il ajouté.

«Aucun de nos appareils n'a visé un quelconque site dans la région orientale», a indiqué le général Mohamad al-Haddad, chef d'état-major des forces armées dans l'ouest de la Libye cité par Addresslibya.

Ce genre d'informations, a-t-il indiqué, «visent à raviver la guerre entre frères libyens et impliquer la Libye dans un conflit régional».

La Libye est en proie à une crise politique majeure depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, minée par les divisions entre l'Est et l'Ouest et par les ingérences étrangères.

D'avril 2019 à juin 2020, Khalifa Haftar, l'homme fort du camp de l'Est de la Libye, a eu recours à des combattants tchadiens, soudanais, nigériens et syriens, mais surtout à des mercenaires de Wagner, dans sa tentative ratée de s'emparer de la capitale Tripoli.

Cet échec a été suivi en octobre 2020 d'un accord de cessez-le-feu, dont le respect est supervisé  par une commission militaire composée de cinq officiers de chaque camps.

Depuis, des centaines de membres de Wagner sont restés actifs dans l'est, la zone des terminaux pétroliers, et dans le sud de la Libye après le départ d'une partie de leurs effectifs vers le Mali ou vers l'Ukraine pour combattre aux côtés de l'armée russe.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.