Le message de l'Aïd de l'équipe de Messi fait vibrer le Bangladesh

Un jeune fan de l'Argentine essayant un maillot dans une boutique de Dhaka, au Bangladesh avant la Coupe du monde de football au Qatar, le 16 novembre 2022 (Photo, Reuters).
Un jeune fan de l'Argentine essayant un maillot dans une boutique de Dhaka, au Bangladesh avant la Coupe du monde de football au Qatar, le 16 novembre 2022 (Photo, Reuters).
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Publié le Samedi 01 juillet 2023

Le message de l'Aïd de l'équipe de Messi fait vibrer le Bangladesh

  • Le soutien du Bangladesh à l'Argentine a fait la une des journaux internationaux lors de la Coupe du monde au Qatar
  • Diego Maradona a transformé des Bangladais fous de cricket en fans de football argentins dans les années 1980

DHAKA: Alors qu'ils se réveillaient pour célébrer la deuxième des fêtes les plus importantes de l'islam, les fans de football bangladais ont pu apercevoir sur les réseaux sociaux une photo du capitaine argentin Lionel Messi, du milieu de terrain Rodrigo de Paul et de l'attaquant Angel di Maria avec le message: «Aïd Moubarak à tous nos amis du Bengladesh.»

Publiés sur le compte Twitter officiel de l'équipe nationale argentine de football à l'occasion de l'Aïd al-Adha, les vœux de la Fédération argentine de football ont rapidement fait le tour de la toile et ont suscité la reconnaissance des Bangladais, dont l'amour pour l'Albiceleste s'est manifesté lors de la Coupe du monde de football au Qatar l'année dernière.

Alors que le déferlement du soutien bangladais à l'équipe de Messi a connu un retentissement international et a conduit à la réouverture de l'ambassade d'Argentine à Dhaka en février, il n'est pas surprenant que les vœux de l'Aïd de l’Albiceleste aient représenté un geste spécial non seulement pour les fans de football, mais pour tous les Bangladais.

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Vœux de l'Aïd al-Adha pour les Bangladais publiés par l'équipe nationale argentine de football sur son compte Twitter officiel le 28 juin (Photo Fournie).

«C'est une question de profonde reconnaissance et de respect pour nous. Puisque nous avons une place spéciale dans nos cœurs pour le football latino-américain, ils ont maintenant partagé cet amour à travers leurs vœux pour l'Aïd», a affirmé Mohammed Aslam, ancien capitaine de l'équipe nationale de football du Bangladesh, à Arab News.

«C'est un grand moment pour nos fans de football ainsi que pour le peuple du Bangladesh.»

Rebeka Sultana Merry, enseignante à Jamalpur, a également salué le geste des Argentins à l’occasion de la fête religieuse célébrée par les Bangladais, car cela montre que l'affection est réciproque.

«Pendant la Coupe du monde du Qatar, nos fans de football ont montré le plus grand amour pour l'équipe d'Argentine, et maintenant le monde entier sait qu'après l'Argentine, le Bangladesh est leur deuxième plus grande base de fans», a-t-elle confié.

«C'est une grande joie que la Fédération argentine de football se soit souvenue de nous à cette occasion de l'Aïd al-Adha. Nous en sommes fiers. Ce genre d'échange de vœux renforcera encore les liens qui nous unissent.»

Lorsque l'Argentine a joué dans les matchs de la Coupe du monde 2022, des centaines de milliers de fans de ce pays d'Asie du Sud à majorité musulmane se sont rassemblés vêtus du maillots bleu ciel et blanc de l'équipe argentine pour regarder les matchs sur des écrans géants, sur les places, dans les rues et les terrains de football.

L'amour des Bangladais pour le football argentin n'est pas nouveau. Il remonte à la Coupe du monde de 1986 au Mexique, lorsque l'Argentine a remporté le tournoi grâce au jeu exceptionnel de son capitaine de l'époque, Diego Maradona.

C'est Maradona, le joueur largement considéré comme l'un des plus grands de l'histoire de ce sport, qui a transformé les Bangladais fous de cricket en fans de football argentins.

«Il était au-dessus de tous. Il a conquis le cœur de nos fans de football en devenant un nom populaire dans tous les foyers de notre pays», a indiqué Mohammed Aslam, capitaine de l'équipe du Bangladesh dans les années 1980.

«Maradona a prouvé que le football était un art. Après la Coupe du monde de 1986, nos fans de football ont accroché ses affiches dans leurs salons. C'était une icône.»

Pendant des décennies, aucun autre joueur de football n'a ensorcelé les Bangladais comme Maradona, jusqu'à l’entrée en scène de Messi.

«J'ai grandi en regardant les talents de football magiques de Messi. Pour Maradona et Messi, j'aimerai l'Argentine pour toujours», a affirmé Shahriar Sourov, un fan de 15 ans et aspirant footballeur de Dhaka.

«Le jour de l'Aïd, ce fut une grande surprise pour moi de voir mon héros du football Messi nous présenter ses vœux. C'était exaltant, car l'équipe de Messi s'était souvenue de nous. Il semble que le lien entre les fans de football de deux parties différentes du monde demeurera à jamais. C'est une sorte de fraternité.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
  • Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures
  • En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna

BURGENSTOCK: Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des discussions "techniques" sur place.

Celles-ci se sont également achevées et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l'agence officielle Irna.

En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran.

Mais "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre", a assuré M. Ghalibaf, martelant que "l'Iran administrera" celui-ci.

L'Iran a par ailleurs indiqué mardi avoir conclu en Suisse avec les Américains un accord pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards d'avoirs iraniens gelés.

Ceux-ci seront libérés "en deux tranches de 6 milliards", a détaillé auprès d'Irna le chef de la délégation iranienne chargé des discussions techniques, le vice-ministre de Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.

M. Vance avait souligné que son pays s'assurerait qu'un éventuel déblocage d'avoirs iraniens "ne servirait pas à financer le terrorisme".

Ghalibaf à Oman 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables.

Dans ce cadre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit effectuer une visite d'Etat à Islamabad mardi, selon la diplomatie pakistanaise.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est pour sa part attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, selon son ministère.

Et l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par M. Ghalibaf, s'est rendue de son côté à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d'Ormuz, selon Irna.

Pressé de mettre un terme à un conflit qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Selon M. Vance, Téhéran a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce que l'Iran n'a pas confirmé.

"Premier test réel" 

Mises en place par l'accord de 2015 déchiré par M. Trump en 2018, ces inspections avaient été suspendues par l'Iran après les bombardements israélo-américains de ses installations en juin 2025.

Les inspecteurs de l'AIEA n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux majeur avec Washington.

Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une "cellule de gestion des conflits" va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir avoir reçu un appel de M. Vance au sujet de "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard".

L'offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4.100 morts selon les autorités et plus d'un million de déplacés.

Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera "le premier test réel" de la solidité du protocole d'accord américano-iranien.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.