Washington s'inquiète d'une opération de déplacement de Rohingyas par le Bangladesh

 Ahmad Shah, réfugié rohingya. (AFP)
Ahmad Shah, réfugié rohingya. (AFP)
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Publié le Jeudi 10 décembre 2020

Washington s'inquiète d'une opération de déplacement de Rohingyas par le Bangladesh

  • Dacca a entrepris le transfert de 100 000 Rohingyas depuis de sordides camps sur le continent, vers l'île de Bhasan Char, située fréquemment sur la trajectoire de cyclones, et que l'on dit sujette aux inondations
  • Washington a appelé le Bangladesh à autoriser la mise en place d' «évaluations techniques et de protection, approfondies et indépendantes» sur Bhasan Char afin de déterminer si l'île est adaptée à l'accueil de réfugiés

Les Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude jeudi face à une opération initiée par le Bangladesh de déplacement de réfugiés rohingyas vers une île estimée dangereuse par les organisations des droits humains, et ont affirmé que tout transfert devait être volontaire.

Dacca a entrepris le transfert de 100 000 Rohingyas depuis de sordides camps sur le continent, vers l'île de Bhasan Char, située fréquemment sur la trajectoire de cyclones, et que l'on dit sujette aux inondations.

Les Etats-Unis ont à nouveau exprimé leur reconnaissance envers le Bangladesh pour avoir accepté les réfugiés sur son territoire, mais ont déclaré être «inquiets» à propos du déplacement la semaine dernière de plus de 1600 Rohingyas, et alors que des opérations similaires sont prévues.

«Les Etats-Unis sont d'accord avec l'ONU que de tels transferts doivent être totalement volontaires et fondés sur un consentement éclairé, sans pression ni contrainte», a affirmé un porte-parole du département d'Etat dans un communiqué.

Le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric avait attiré l'attention vendredi dernier sur des informations, corroborées sur le terrain par l'AFP, selon lesquelles des réfugiés avaient subi des pressions pour être relocalisés.

Le ministre des Affaires étrangères du Bangladesh AK Abdul Momen a qualifié ces affirmations de «foutu mensonge» et affirmé que les infrastructures sur l'île étaient «bien meilleures» que dans les camps.

Washington a appelé le Bangladesh à autoriser la mise en place d' «évaluations techniques et de protection, approfondies et indépendantes» sur Bhasan Char afin de déterminer si l'île est adaptée à l'accueil de réfugiés.

Le communiqué américain intervient alors que la présidence Trump a vu les Etats-Unis réduire considérablement le nombre de réfugiés admis sur son territoire. Moins de 15 000 réfugiés devraient ainsi y être admis entre le 1er octobre 2020 et le 30 septembre 2021.

Le département d'Etat a assuré que les Etats-Unis représentaient le principal soutien des programmes de réfugiés au Bangladesh, les finançant à hauteur de 962 millions de dollars depuis 2017.

Les Etats-Unis ont également à nouveau enjoint à la Birmanie de permettre le retour des réfugiés, une perspective jugée improbable à court terme.

Quelque 750 000 réfugiés musulmans rohingyas, minorité persécutée en Birmanie, ont fui en 2017 une épuration ethnique dans l'Ouest de la Birmanie menée par l'armée et des milices bouddhistes. Ils sont venus grossir les rangs des quelque 200 000 Rohingyas déjà abrités au Bangladesh, legs de vagues de violence précédentes.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.