Mort de Léon Gautier, dernier héros français du Débarquement en Normandie

Une photo prise le 15 avril 2014 à Colleville-Montgomery montre le vétéran de guerre français Léon Gautier posant sur la plage Sword, où il a débarqué le 6 juin 1944 avec 177 autres hommes du commando Kieffer, lors de l'opération Overlord (Photo, AFP)
Une photo prise le 15 avril 2014 à Colleville-Montgomery montre le vétéran de guerre français Léon Gautier posant sur la plage Sword, où il a débarqué le 6 juin 1944 avec 177 autres hommes du commando Kieffer, lors de l'opération Overlord (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Lundi 03 juillet 2023

Mort de Léon Gautier, dernier héros français du Débarquement en Normandie

  • Né en 1922 à Rennes (ouest), Léon Gautier avait rallié Londres et le général de Gaulle en juillet 1940
  • Le président Emmanuel Macron lui a immédiatement rendu hommage dans un tweet

CAEN: Léon Gautier, dernier survivant des 177 Français à avoir participé au Débarquement allié du 6 juin 1944 en Normandie, s'est éteint lundi à Caen (ouest de la France) à l'âge de 100 ans, a annoncé le Mémorial de Caen.

Léon Gautier était le dernier membre du commando Kieffer, un bataillon de 177 fusiliers marins français qui avait débarqué sur les côtes normandes. Il est décédé lundi matin dans un établissement hospitalier de Caen, a précisé à l'AFP le maire de Ouistreham (ouest) Romain Bail, comme l'avait révélé le quotidien régional Ouest France.

Né en 1922 à Rennes (ouest), Léon Gautier avait rallié Londres et le général de Gaulle en juillet 1940.

"Ca l'avait beaucoup marqué, Léon, d'être passé en revue par l'immense Général De Gaulle à Londres le 14 juillet 1940 pour la fête nationale", a déclaré à l'AFP son ami Franck Leconte, alors directeur des anciens combattants du Calvados lors de leur rencontre il y a 25 ans.

M. Leconte avait rendu visite au vétéran dimanche, "sans savoir que ce serait la dernière à ce grand bonhomme qui a toujours conservé son sens de l'humour très britannique".

Léon Gautier ne courait pas après les honneurs: "en 2014 il avait été invité au déjeuner de la cérémonie officielle avec les chefs d'Etats", se souvient M. Leconte qui participait à l'organisation, "mais depuis 1945, il mettait un point d'honneur à rester avec sa femme anglaise Dorothy pour le 6 juin. Comme elle n'était pas invitée, il a répondu qu'il ferait un barbecue avec sa femme et qu'il viendrait ensuite".

"Baigné dans les récits familiaux de la Première Guerre mondiale, il n'a pas hésité une seconde à prendre les armes pour +foutre l'occupant dehors+ selon ses propres mots, mais en respectant les codes la guerre", a-t-il ajouté.

 Hommage national 

M. Gautier est ensuite parti se battre au Cameroun, au Congo, en Syrie, au Liban, et participer à la libération de la France après le Débarquement.

Après la guerre, il retourne en Angleterre avec son épouse rencontrée outre-Manche pendant le conflit, pour sept ans, travaille plus de "60 heures par semaine", revient en France et repart comme chef d'atelier, pendant sept ans encore, en Afrique, avant un accident qui le ramène au pays. Il est alors plâtré du cou aux pieds.

Il n'a eu de cesse de s'engager "pour la paix" depuis la fin du conflit.

"La plus mauvaise chose qu'on puisse voir, c'est une guerre. Parce qu'on tue des gens en face qui n'ont jamais rien fait, qui ont une famille, des enfants. Tout ça pour arriver à quoi?", avait déclaré le Grand Officier de la Légion d'Honneur, lors d'une cérémonie pour ses 100 ans le 27 octobre 2022.

Le président Emmanuel Macron lui a immédiatement rendu hommage dans un tweet: "+Nous ne sommes pas des héros, nous n'avons fait que notre devoir+, répétait-il. Dernier membre du commando Kieffer qui débarqua avec ses 176 camarades français en Normandie le 6 juin 1944, héros de la Libération, Léon Gautier nous a quittés. Nous ne l'oublierons pas".

Père de deux enfants, il vivait à Ouistreham depuis les années 1990.

"Ouistreham est très triste aujourd'hui (lundi), nous sommes un peu orphelins de ce père, ce grand-père, un héros local connu de tous qui a transmis un certain nombre de valeurs pour la liberté dont il a été un ardent défenseur en débarquant sur nos plages", a déclaré de son côté M. Bail.

"Les services de l'Etat m'ont confirmé qu'un hommage national lui serait rendu en Normandie", a-t-il ajouté.


La France va signer un accord de partenariat stratégique avec l'Arménie

Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat. (AFP)
Short Url
  • La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants
  • Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

EREVAN: Emmanuel Macron achève mardi une visite d'Etat en Arménie, ex-république soviétique partagée entre aspirations européennes et liens historiques avec la Russie, par la signature d'un partenariat et de contrats destinés à intensifier une relation bilatérale déjà dense.

La France, où vit la plus grande diaspora arménienne après celles en Russie et aux Etats-Unis, avec 400.000 personnes, a une longue histoire d'amitié et de solidarité avec ce petit pays très francophile de trois millions d'habitants.

Le président français y a d'ailleurs été accueilli par de nombreuses marques de sympathie, des plus hauts dirigeants de l'Etat aux badauds qui l'ont applaudi dans les rues d'Erevan aux cris de "Vive l'Arménie ! Vive la France!"

Au premier jour de la visite lundi, Emmanuel Macron a rappelé cette "relation singulière", l'accueil à Marseille (sud de la France) des réfugiés fuyant les massacres d'Arméniens perpétrés par l'Empire ottoman lors de la Première guerre mondiale, la mobilisation de la France lors du tremblement de terre de 1988 en Arménie, l'influence du chanteur Charles Aznavour dans les deux pays.

La chanson française était d'ailleurs à l'honneur au dîner d'Etat : Emmanuel Macron a entonné la "Bohême" de Charles Aznavour avec le président arménien Vahagn Khatchatourian au piano et le Premier ministre Nikol Pachinian à la batterie. Son homologue a aussi interprété les "Feuilles mortes" d'Yves Montand.

"La Russie pas là"

La France a aussi toujours soutenu l'Arménie dans son combat meurtrier face à l'Azerbaïdjan après la chute de l'URSS en 1991. "Beaucoup en Europe nous regardaient comme des bêtes étranges" quand d'autres préféraient cultiver leurs relations énergétiques et commerciales avec Bakou, a raconté le président français.

Au plus fort de la guerre autour de l'enclave séparatiste du Karabakh en 2023, la Russie qui compte encore 4.000 soldats en Arménie, "n'était pas là, pas plus qu'elle n'est là pour le Venezuela quand il a des problèmes (...) ou le régime malien lorsqu'il est bousculé par les terroristes", a-t-il lancé.

Le président a aussi salué le choix de l'Arménie et de son Premier ministre, Nikol Pachinian, de "se tourner vers l'Europe", malgré les avertissements à peine voilés de la Russie.

Une aspiration consacrée par la tenue lundi du sommet de la Communauté politique européenne, avec une quarantaine de dirigeants de toute l'Europe, et du premier sommet UE-Arménie mardi à Erevan.

"Le choix que vous avez fait de l'indépendance pleine et entière, de la paix, de la stabilité dans cette région, le choix de l'Europe et de la prospérité sont ceux que nous soutenons (...). Nous voulons être de cette aventure", a lancé M. Macron lors du dîner en son honneur au palais présidentiel.

Le rapprochement avec l'UE reste toutefois entravé par les liens forts unissant Erevan et Moscou, tous deux membres de l'Organisation du traité de sécurité collective, alliance militaire dont fait toujours partie l'Arménie malgré le gel de sa participation en 2024.

L'Arménie, enclavée entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie et la Turquie, avec laquelle la frontière est toujours fermée, mise sur la paix pour développer ses connexions terrestres, énergétiques et commerciales et sortir de son isolement.

Efforts de défense 

"Cette nouvelle ère de coopération régionale peut mettre le Caucase encore plus au milieu d'un carrefour entre l'Europe et l'Asie", souligne l'Elysée.

Dans ce contexte, Emmanuel Macron et Nikol Pachinian vont signer un partenariat stratégique consacrant "les efforts de défense inédits" et ouvrant de "nouvelles pages économiques" entre les deux pays, a esquissé le chef de l'Etat.

La coopération de défense inclut déjà un volet aérien avec la commande de trois radars français et la formation par la France de soldats arméniens. L'Arménie a aussi passé commande de 36 canons Caesar en 2024.

Des contrats vont également être signés dans le domaine des transports, a indiqué l'Elysée, évoquant des "prospects potentiels pour Airbus" ainsi que "l'engagement de l'Etat français" dans la construction d'un tunnel sur l'axe routier arménien nord-sud.

Le président s'inclinera dans la matinée au Mémorial commémorant les massacres d'Arméniens à Erevan. Il visitera le musée Matenadaran qui renferme une vaste collection de manuscrits anciens arméniens et va conclure un accord de coopération avec la Bibliothèque nationale de France.

Le président Macron et le Premier ministre Pachinian se rendront aussi à Gyumri, ville martyr du tremblement de terre qui fit quelque 25.000 morts le 7 décembre 1988 dans le nord-ouest du pays.


Macron dénonce les frappes iraniennes «inacceptables» contre les Emirats

Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis. (AFP)
Short Url
  • "Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables"
  • Il a de nouveau appelé à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a qualifié d'"inacceptables" les frappes iraniennes contre les Emirats arabes unis, qui ont fait état lundi des premières attaques de Téhéran en plus d'un mois dans la guerre au Moyen-Orient, avec des drones et des missiles de croisière.

"Les frappes iraniennes aujourd'hui (lundi) contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables", a dénoncé M. Macron tôt mardi sur X, assurant les Emirats du soutien de la France et appelant de nouveau à la réouverture du détroit d'Ormuz et à des garanties de sécurité pour les pays de la région.

Les frappes iraniennes aujourd’hui contre des infrastructures civiles émiriennes sont injustifiées et inacceptables.

Comme elle l’a fait depuis le début du conflit, la France continuera de soutenir ses alliés aux Émirats et dans la région pour la défense de leur territoire.…

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) May 4, 2026

Seine-saint-Denis: un homme fuyant un contrôle de police mortellement percuté sur l'autoroute

 Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser. (AFP)
Short Url
  • L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier
  • L'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute

BOBIGNY: Un homme qui aurait tenté d'échapper en courant à un contrôle de police à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a été mortellement percuté par un véhicule, lundi, sur une autoroute qu'il tentait de traverser, a-t-on appris de source policière, confirmant une information du Parisien.

L'accident mortel a eu lieu en début d'après-midi sur l'A86, où l'homme a été percuté par le véhicule d'un particulier.

Il a été déclaré mort par le Samu (service d'aide médicale d'urgence) peu après 15H30. Des policiers avaient tenté de le ranimer avant l'arrivée de pompiers, selon la même source policière.

Selon cette source, l'homme avait pris la fuite après avoir refusé de se prêter à un contrôle de police, aux abords d'un restaurant, sur une artère à proximité de l'autoroute.