Un rêve qui devient réalité: Un astronaute émirati accorde une interview à CNN depuis l'ISS

L’astronaute émirati Sultan al-Neyadi accorde une interview à CNN depuis la station spatiale internationale (capture d’écran).
L’astronaute émirati Sultan al-Neyadi accorde une interview à CNN depuis la station spatiale internationale (capture d’écran).
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Publié le Mercredi 05 juillet 2023

Un rêve qui devient réalité: Un astronaute émirati accorde une interview à CNN depuis l'ISS

  • Al-Neyadi a passé trois mois à effectuer des réparations sur la station spatiale et à mener des expériences pour la NASA
  • Al-Marri a déclaré: «Notre objectif est toujours d'essayer de réaliser ces projets passionnants qui placent vraiment les Émirats arabes unis à l'avant-garde de l'exploration

LONDRES: La mission de l'astronaute émirati Sultan al-Neyadi à bord de la Station spatiale internationale (SSI) propulse les Émirats arabes unis à l'avant-garde de l'exploration spatiale, a déclaré la semaine dernière à CNN le responsable des explorations spatiales du pays.

Al-Neyadi, qui a passé trois mois à effectuer des réparations sur l'ISS et à mener des expériences pour la NASA, a été le premier Arabe à être déployé dans le cadre d'une mission spatiale de longue durée et est devenu la première personne du monde arabe à effectuer une sortie dans l'espace.

Il a décrit cette expérience comme un «rêve devenu réalité» lors d'une interview avec Becky Anderson de CNN, qui s'est entretenue avec Al-Neyadi depuis le centre spatial Mohammed ben Rached à Dubaï.

Il a déclaré: «La sortie dans l'espace est une sensation très agréable, rien que de voir que l'on flotte dans une combinaison spatiale.

«C'est comme un petit vaisseau spatial. Il assure l'épuration de l'oxygène et du CO2 ainsi que le refroidissement, et ce qui vous empêche de mourir n'est qu'une petite couche de verre», a-t-il ajouté.

Au cours de l'entretien, Al-Neyadi a également fait visiter l'ISS à Anderson, a présenté les types d'expériences qu'il mène, en décrivant comment il parvient à rester en forme en apesanteur et comment l'apesanteur affecte les astronautes pendant une période prolongée.

Anderson s'est également entretenu avec Salem al Marri, directeur général du Centre spatial Mohammed ben Rached, qui a déclaré que l'exploration spatiale était un élément clé de la stratégie des Émirats arabes unis visant à affranchir leur économie de la dépendance au pétrole.

Il a déclaré: «Notre objectif est toujours d'essayer de réaliser ces projets passionnants qui placent vraiment les Émirats arabes unis à l'avant-garde de l'exploration.

«Tout tourne autour des données. On dit que les données sont le nouvel or ou le nouveau pétrole.»

Al-Marri a indiqué à Anderson qu'il était impatient de voir le potentiel des satellites des Émirats arabes unis se réaliser après leur succès dans le suivi des données sur le changement climatique et la croissance urbaine.

Il a ajouté: «Si vous suivez des voitures, si vous observez des avions, à des fins environnementales, peu importe, il y a des centaines, voire des milliers d'applications que vous pouvez utiliser à partir d'une seule image.»

À propos du MBZ-SAT, il a précisé: «Ce qui est magnifique avec ce satellite, c'est qu'il a été entièrement conçu par notre équipe ici.

«Toute la gestion du projet, chaque pièce que vous voyez ici est conçue et gérée par notre équipe.»

Al-Marri a signalé que l'exploration spatiale et le tourisme dans le cosmos pouvaient être une coentreprise entre les gouvernements et le secteur privé.

«L'espace est principalement dirigé par les gouvernements, qui y investissent donc beaucoup en raison de la nécessité de ces types de satellites», a-t-il souligné.

«Mais cela ne signifie pas que le secteur privé ne peut pas mener le développement.

«Dans un pays comme les Émirats arabes unis, ce projet est financé et supervisé par le gouvernement, mais c'est désormais le secteur privé qui le construit », a soutenu Al-Marri.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.