Ministre saoudien de l’Énergie: La réduction des exportations russes est volontaire

Le prince Abdelaziz a expliqué que la réduction de la production de pétrole par la Russie était significative parce qu’elle affectait les exportations. (Photo, fournie)
Le prince Abdelaziz a expliqué que la réduction de la production de pétrole par la Russie était significative parce qu’elle affectait les exportations. (Photo, fournie)
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Publié le Jeudi 06 juillet 2023

Ministre saoudien de l’Énergie: La réduction des exportations russes est volontaire

  • Lundi, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle prolongerait d’un mois sa réduction volontaire de la production de pétrole d’un million de barils par jour
  • À la suite de la décision saoudienne, la Russie a également révélé qu’elle prévoyait de réduire ses exportations de pétrole de 500 000 barils par jour en août

RIYAD: Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, a déclaré mercredi que la réduction des exportations russes était volontaire et n’était pas imposée.

Intervenant lors du 8e séminaire international de l’Opep à Vienne, le prince Abdelaziz a expliqué que la réduction de la production de pétrole par la Russie était significative parce qu’elle affectait les exportations.

«Nous avons travaillé avec sept entités indépendantes pour revoir les chiffres de la Russie, et ils ont soutenu cette révision. Il s’agit d’une réduction volontaire; elle n’est pas obligatoire, ce qui témoigne de leur engagement», a affirmé le ministre.

Lundi, l’Arabie saoudite a annoncé qu’elle prolongerait d’un mois sa réduction volontaire de la production de pétrole d’un million de barils par jour (bpj) jusqu’au mois d’août, ajoutant que la réduction pourrait être prolongée au-delà de ce mois.

À la suite de la décision saoudienne, la Russie a également révélé qu’elle prévoyait de réduire ses exportations de pétrole de 500 000 barils par jour en août.

Ces réductions représentent 1,5% de l’offre mondiale et portent le nombre total de bpj promis par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) à 5,16 millions bpj.

Selon le ministre, la décision de réduire la production de pétrole visait aussi à atténuer le côté cynique des spectateurs concernant ce qui se passe entre l’Arabie saoudite et la Russie. «Nous essayons d’être justes et de répondre aux besoins du marché. Nous évitons ainsi la part cynique des questions qui nous sont posées», a-t-il souligné.

«En tant qu’administrateurs, nous collaborons en permanence pour répondre aux questions qui circulent. C’est la seule façon de construire une organisation forte qui réponde aux conditions du marché», a ajouté le ministre.

Le prince Abdelaziz a par ailleurs assuré que la coopération pétrolière entre la Russie et l’Arabie saoudite demeurait étroite dans le cadre de l’Opep+, qui est prête à faire «tout ce qui est nécessaire» pour soutenir le marché.

Il a ensuite précisé que la réunion de l’Opep+ du 4 juin, avait examiné en profondeur les conditions du marché et pris les mesures nécessaires pour répondre aux exigences.

La réunion s’est conclue par une prolongation des réductions de la production de pétrole et par la fixation d’un objectif moins ambitieux pour 2024. «Les leçons tirées de la pandémie sont qu’il faut plus de transparence entre les membres de l’Opep+ et au-delà, et qu’il est nécessaire d’avoir une base solide de collaboration et de communication pour bénéficier marché», a poursuivi le ministre de l’Énergie.

«Nous devons nous concentrer sur la question principale qui nous permettra de voguer vers l’avenir. C’est là que nous devons collaborer», a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.