Afghanistan: cessez-le-feu pendant l'Aïd el-Adha

Des vendeurs et des clients chargent des moutons dans un camion avant la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, dans un marché à la périphérie de Kaboul le 28 juillet 2020. (Wakil KOHSAR/AFP
Des vendeurs et des clients chargent des moutons dans un camion avant la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, dans un marché à la périphérie de Kaboul le 28 juillet 2020. (Wakil KOHSAR/AFP
Short Url
Publié le Mardi 28 juillet 2020

Afghanistan: cessez-le-feu pendant l'Aïd el-Adha

  • Les talibans ont décrété mardi un cessez-le-feu de trois jours, que le gouvernement afghan a ordonné aux forces de sécurité de respecter
  • Le président afghan Ashraf Ghani a déclaré espérer l'ouverture de négociations de paix « directes » avec les insurgés, « dans une semaine »

KABOUL: Les talibans ont décrété mardi un cessez-le-feu de trois jours, que le gouvernement afghan a ordonné aux forces de sécurité de respecter, à l'occasion de la fête de l'Aïd el-Adha qui commencera vendredi. 

L'annonce de cette deuxième trêve de la part des insurgés en un peu plus de deux mois est intervenue après que le président afghan Ashraf Ghani a déclaré le même jour espérer l'ouverture de négociations de paix « directes » avec les insurgés « dans une semaine ».

« Tous les moudjahidine ont pour ordre de ne pas mener d'opérations contre l'ennemi pendant les trois jours et nuits de l'Aïd el-Adha », a affirmé le porte-parole des talibans Zabihullah Mujahid dans un communiqué.

Mais toute éventuelle attaque de « l'ennemi » donnera lieu au recours à la force de la part des rebelles, a-t-il mis en garde.

Le gouvernement afghan a peu de temps après donné l'ordre à « toutes les forces de sécurité et de défense de respecter le cessez-le-feu », a déclaré un porte-parole du président Ghani.

Toutefois, a-t-il ajouté, celles-ci devront « répliquer si les talibans attaquent nos forces ou notre peuple ».

« Pour démontrer l'engagement du gouvernement envers la paix, la République islamique achèvera bientôt la libération de 5.000 prisonniers talibans », avait auparavant assuré le chef de l'Etat dans une allocution au palais présidentiel, disant espérer avec ce geste « l'ouverture de négociations directes avec les talibans dans une semaine ».  

Ashraf Ghani a en outre exhorté les insurgés à accepter « un cessez-le-feu permanent et complet » pendant la durée des pourparlers destinés à tenter d'en finir avec presque 19 ans de guerre en Afghanistan.

« La balle est maintenant dans le camp des talibans et de la communauté internationale », a-t-il à cet égard souligné.

Les pourparlers de paix devaient initialement commencer le 10 mars, mais cette date a été dépassée en raison d'une situation politique confuse à Kaboul et d'une stagnation du processus d'échange des prisonniers, dont l'achèvement est exigé par les rebelles pour retourner aux négociations juste après l'Aïd.

Entretemps, les affrontements se sont poursuivis en Afghanistan, les talibans ayant quasi quotidiennement attaqué les forces de sécurité.


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Short Url
  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Short Url
  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

Short Url
  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.