Une délégation égyptienne de sécurité rencontre le Hamas à Gaza

Une délégation du service de renseignement égyptien a effectué une visite-éclair dans la bande de Gaza pour rencontrer des dirigeants du Hamas. La question de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas était en tête de liste des discussions.
Une délégation du service de renseignement égyptien a effectué une visite-éclair dans la bande de Gaza pour rencontrer des dirigeants du Hamas. La question de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas était en tête de liste des discussions.
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Publié le Vendredi 11 décembre 2020

Une délégation égyptienne de sécurité rencontre le Hamas à Gaza

  • Des sources affirment que la question de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas était en tête de liste des discussions
  • L’Égypte accentue par ailleurs ses efforts pour mettre fin à la division entre les mouvements du Fatah et du Hamas

LE CAIRE: Une délégation de sécurité égyptienne est arrivée à Gaza pour s’entretenir avec les leaders du Hamas au sujet des développements dans le territoire et la trêve avec Israël.

Des sources palestiniennes ont affirmé que la délégation du service de renseignement égyptien est arrivée à Gaza par le poste de contrôle de Beit Hanoun, sous contrôle israélien, pour une visite de quelques heures.

Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré que la visite de la délégation de sécurité égyptienne s’inscrit dans un contexte de communications continues entre le Hamas et le Caire en vue de discuter de nombreuses questions, dont la plus importante est l’organisation de toutes les institutions palestiniennes afin de parvenir à une réconciliation stable avec le Fatah.

«Nous sommes tous intéressés par la réconciliation, et nous saluons les efforts égyptiens dans ce dossier clé. Nous travaillons ensemble pour en faire un succès», a révélé Qassem.

«La délégation égyptienne discute du dossier de la levée du siège de la bande de Gaza et confirme ainsi l’entente avec ceux qui l’occupent à la lumière du désaveu de leur mise en œuvre, en plus de discuter des relations bilatérales entre l’Égypte et le Hamas», a-t-il confirmé.

«Nous faisons bon accueil à toute visite internationale ou régionale qui aiderait à lever le siège de Gaza, et à améliorer les conditions humanitaires difficiles que vivent les habitants de la bande en raison du blocus israélien qui dure depuis quatorze ans», a-t-il indiqué. «Le monde est dans l’obligation de faire pression sur l’occupation israélienne, que ce soit au niveau international ou régional, afin de mettre un terme au siège de Gaza, qui s'est dramatiquement aggravé à la suite de la propagation du coronavirus.

Des sources proches du dossier affirment que la question de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas était en tête de liste des discussions. Ils signalent que la délégation égyptienne de sécurité a également discuté des relations actuelles entre le Hamas et Israël, avec Tel Aviv qui continue de renier ses promesses d’ouvrir ses portes aux commerçants et aux travailleurs palestiniens, et de créer des projets pour les jeunes. À cela s’ajoute l’insistance du Hamas à ce qu’Israël relâche les prisonniers libérés par l’accord d’échange de prisonniers de Shalit, et qui ont été de nouveau incarcérés par Israël.

L’Égypte accentue par ailleurs ses efforts pour mettre fin à la division entre les mouvements du Fatah et du Hamas. Le Caire œuvre aussi pour apaiser les tensions entre les forces d’occupation et les mouvements palestiniens, afin de désamorcer l’escalade et régler les différends.

La dernière visite de la délégation de sécurité égyptienne dans la bande de Gaza date du 10 septembre. La délégation avait alors discuté avec le Hamas des accords indirects au sujet de l'occupation, et d’un nombre de questions communes entre les deux côtés.  

L’Égypte négocie actuellement un accord de cessez-le-feu indirect entre les factions palestiniennes à Gaza et Israël, ainsi que de faire entrer des équipements dans la bande pour alléger le blocus israélien imposé depuis la mi-2007.

Des pourparlers intensifs ont récemment eu lieu entre le Hamas et le Fatah au Caire, sous la direction du secrétaire général du mouvement du Fatah Jibril Rajoub et du chef adjoint du bureau politique du Hamas, Salah al-Arouri.

Néanmoins, après que l’Autorité palestinienne a repris la coordination de la sécurité avec Israël, une crise de communication semble avoir eu lieu.

L’ampleur de la crise sanitaire à Gaza, aux proportions démesurées depuis quelques jours à cause de la Covid-19, a toutefois conduit à une accélération des contacts entre les médiateurs, le Hamas et Israël.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.