Trois Palestiniens, dont deux combattants, tués en Cisjordanie occupée

Des Palestiniens affrontent les forces de sécurité israéliennes lors d'un raid militaire dans la ville cisjordanienne de Naplouse le 7 juillet 2023. (AP)
Des Palestiniens affrontent les forces de sécurité israéliennes lors d'un raid militaire dans la ville cisjordanienne de Naplouse le 7 juillet 2023. (AP)
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Publié le Samedi 08 juillet 2023

Trois Palestiniens, dont deux combattants, tués en Cisjordanie occupée

  • Dans un communiqué, l'armée israélienne a indiqué être entrée dans Naplouse pour tenter d'arrêter Chahine et Maqboul, auteurs, selon l'armée et leur organisation, d'une attaque n'ayant fait aucun mort mercredi près d'une colonie juive au sud de Naplouse
  • Un troisième Palestinien, Abdel-Jawad Hamdan Saleh, âgé de 24 ans, a été tué plus tard dans la journée de vendredi lors d'une manifestation contre la colonisation dans le village d'Umm Safa, au nord de Ramallah

NAPLOUSE: Trois Palestiniens ont été tués vendredi en Cisjordanie occupée, dont deux combattants dans un raid israélien, au lendemain d'un appel de l'ONU appelant Israël à oeuvrer à un "processus politique sérieux" sur fond d'une énième flambée de violence.

Khaïri Chahine, 34 ans, et Hamza Maqboul, 32 ans, tous deux membres de la branche armée du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), ont été tués dans la matinée dans la Vieille ville de Naplouse, bastion de groupes armés palestiniens dans le nord de la Cisjordanie, où l'armée israélienne multiplie depuis des mois ce qu'elle présente comme des "opérations antiterroristes".

Des témoins ont indiqué à l'AFP qu'une fusillade avait éclaté après que les forces israéliennes ont encerclé une maison. Trois autres Palestiniens ont été blessés dans ces échanges de tirs, selon le ministère palestinien de la Santé.

Dans un communiqué, l'armée israélienne a indiqué être entrée dans Naplouse pour tenter d'arrêter Chahine et Maqboul, auteurs, selon l'armée et leur organisation, d'une attaque n'ayant fait aucun mort mercredi près d'une colonie juive au sud de Naplouse.

"Les deux terroristes ont été tués à la suite d'échanges de tirs avec les forces" israéliennes, écrit l'armée.

Un troisième Palestinien, Abdel-Jawad Hamdan Saleh, âgé de 24 ans, a été tué plus tard dans la journée de vendredi lors d'une manifestation contre la colonisation dans le village d'Umm Safa, au nord de Ramallah, a indiqué le ministère palestinien de la Santé dans un communiqué.

Ce village est le théâtre de violences récurrentes entre colons et villageois palestiniens depuis fin juin.

Interrogée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas commenté l'incident dans l'immédiat.

Ces nouvelles violences surviennent sur fond d'un regain de tensions liées au conflit israélo-palestinien depuis le début de la semaine.

Jeudi, un soldat israélien a été tué dans une attaque palestinienne dans le nord de la Cisjordanie. Il a été inhumé vendredi au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, selon des journalistes de l'AFP.

L'armée a indiqué avoir "neutralisé" l'assaillant, dont la mort n'a pas encore été annoncée officiellement.

«Restaurer l'espoir»

L'attaque a été revendiquée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui l'a présentée comme une "réaction" à l'opération militaire israélienne menée dans le camp de réfugiés palestinien de Jénine (nord de la Cisjordanie) de lundi à mercredi.

Cette opération, d'une ampleur sans précédent depuis des années sur le théâtre de la Cisjordanie occupée, a fait 12 morts côté palestinien et un mort côté israélien.

"Restaurer l'espoir du peuple palestinien dans un processus politique sérieux, conduisant à une solution à deux Etats et à la fin de l'occupation, est la contribution essentielle d'Israël à sa propre sécurité", avait déclaré jeudi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, alors que la perspective d'un déblocage du processus de paix, dans l'impasse depuis des années, semble plus lointaine que jamais.

Il avait aussi dénoncé l'"usage excessif de la force" de l'armée israélienne lors de son opération à Jénine.

Selon un communiqué de ses services, le ministre de la Défense israélien Yoav Gallant s'est entretenu jeudi soir au téléphone avec son homologue américain Llyod Austin à qui il a affirmé qu'Israël continuerait "de se défendre contre toutes sortes de menaces et d'agir de manière décisive contre le terrorisme".

Au moins 193 Palestiniens ont été tués depuis le début de l'année dans les violences liées au conflit israélo-palestinien, ainsi que 27 Israéliens, une Ukrainienne et un Italien, selon un décompte de l'AFP établi à partir de sources officielles.

Ces statistiques incluent, côté palestinien, des combattants et des civils parmi lesquels des mineurs, et côté israélien, en majorité des civils parmi lesquels des mineurs, et trois membres de la minorité arabe.

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967.

Sur un autre front, l'armée israélienne a mené jeudi à partir du Golan syrien occupé quelques frappes d'artillerie contre le sud du Liban, sans faire de victime, en riposte selon elle à un tir de missile antichar non revendiqué en provenance du territoire libanais.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq missiles iraniens

L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes. (AFP)
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  • L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume
  • L'attaque n'avait pas fait de victimes

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé jeudi que sa défense aérienne avait abattu cinq missiles tirés depuis l'Iran et visant le territoire du royaume, précisant que l'attaque n'avait pas fait de victimes.

"Les missiles ont été détectés, interceptés et abattus conformément aux plans de défense", a déclaré un porte-parole de l'armée jordanienne cité dans un communiqué, en pleine reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran.

 

 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères appelle à tenir les colons responsables des violences en Cisjordanie

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau sur le dialogue interreligieux à Rome. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane appelle à mettre immédiatement fin aux attaques

ROME : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a appelé mercredi à prendre des mesures pour tenir les colons israéliens responsables des violences commises contre les Palestiniens, avertissant que la poursuite des attaques et l'expansion des colonies illégales compromettaient les perspectives d'une solution à deux États.

S'exprimant lors d'une réunion de haut niveau consacrée au dialogue interreligieux à Rome, le prince Faisal a demandé la cessation immédiate des attaques dans la Cisjordanie occupée, affirmant qu'elles étaient menées sous la protection ou avec le soutien des forces de sécurité israéliennes.

Il a salué les mesures adoptées par plusieurs États, notamment l'interdiction des importations en provenance des colonies israéliennes, les sanctions visant les personnes responsables de graves violations des droits humains, ainsi que les restrictions de voyage imposées aux colons impliqués dans des actes de violence.

Le prince Faisal a appelé à renforcer davantage les mécanismes de responsabilité, estimant que ces violations ne devaient pas rester impunies, car elles compromettent les perspectives de paix et portent atteinte aux droits des Palestiniens à la vie, à la sécurité, à la dignité et à l'autodétermination, selon l'Agence de presse saoudienne.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de préoccupation internationale croissante face aux violences en Cisjordanie occupée, à la suite d'affrontements survenus le 24 juillet entre des habitants du village de Tal, au sud-ouest de Naplouse, et des colons israéliens, qui ont fait quatre morts palestiniens et deux morts israéliens.

Depuis lors, les forces israéliennes ont mené de vastes opérations militaires, des arrestations et des démolitions de maisons à travers la Cisjordanie.

Les Nations unies ont à plusieurs reprises mis en garde contre des niveaux records de violences commises par des colons, tandis que plusieurs gouvernements occidentaux, dont le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et des États membres de l'Union européenne, ont imposé des sanctions à des colons extrémistes et à des organisations accusées d'être impliquées dans des attaques contre des Palestiniens.

Le prince Faisal a également réaffirmé le rejet par l'Arabie saoudite de toute tentative visant à modifier le statut historique et juridique de Jérusalem ainsi que de ses lieux saints musulmans et chrétiens.

Il a mis en garde contre les provocations répétées à la mosquée Al-Aqsa et les attaques visant les sites religieux, estimant que de tels actes alimentaient les tensions religieuses et réduisaient encore les chances de parvenir à une paix durable.

Dans son intervention, le prince Faisal a déclaré qu'une sécurité durable ne pourrait être assurée tant que les Palestiniens seraient privés de leurs droits légitimes.

La réunion, présidée par le vice-président du Conseil italien et ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a réuni les membres de l'Alliance mondiale pour la mise en œuvre de la solution à deux États ainsi que des partenaires internationaux afin d'examiner le rôle du dialogue interreligieux dans l'avancement du processus de paix.

Le prince Faisal a affirmé que l'Arabie saoudite poursuivrait sa coopération avec les États-Unis, l'Autorité palestinienne et ses partenaires internationaux pour mettre en œuvre le plan de paix global soutenu par la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et la Déclaration de New York, notamment à travers des initiatives visant à promouvoir le dialogue entre les fidèles de différentes religions. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Liban enquête sur une rencontre entre un influent banquier et Netanyahu

La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire. (AFP)
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  • Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington
  • Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi d'ouvrir une enquête sur la présence d'un influent banquier aux côtés du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Washington, malgré l'interdiction par la loi de toute relation avec Israël, a indiqué à l'AFP un responsable judiciaire.

Le correspondant du média américain Axios, Barak David, a mis en ligne mardi une photo montrant le PDG de la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), Antoun Sehnaoui, aux côtés de M. Netanyahu et de son épouse lundi soir, à Washington, provoquant un tollé au Liban.

Il a précisé que M. Sehnaoui avait organisé ce dîner avec sa compagne, l'ancienne émissaire américaine pour le Liban Morgan Ortagus, en hommage au sénateur républicain Lindsey Graham, décédé le 11 juillet.

M. Sehnaoui, décrit par sa compagne comme un "chrétien sioniste", prône la normalisation des relations israélo-libanaises, alors que les deux pays, techniquement toujours en état de guerre, mènent depuis avril des négociations sous égide américaine pour une issue à leur conflit.

Son établissement, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL) fait partie des plus grandes banques libanaises, accusées d'avoir joué un rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019. M. Sehnaoui possède également des parts dans des médias.

Un responsable judiciaire qui a requis l'anonymat a indiqué à l'AFP que le procureur général avait demandé aux forces de sécurité d'ouvrir une enquête sur la photo d'Axios "pour établir son authenticité".

"Les mesures légales appropriées seront prises si c'est le cas", a-t-il ajouté.

De leur côté, plusieurs avocats libanais ont saisi la justice, réclamant des poursuites contre M. Sehnaoui pour ses contacts avec Israël et son Premier ministre, a-t-il indiqué.

Une autre photo publiée par M. Netanyahu sur X montre M. Sehnaoui derrière lui.

En avril, M. Sehnaoui était apparu dans une vidéo dans laquelle Mme Ortagus annonçait qu’il avait fait un don au musée de l’Holocauste aux Etats-Unis et le présentait comme un "chrétien sioniste".

Le banquier est dans le viseur des enquêteurs français depuis avril.

Ils suspectent la SGBL et sa filiale française Banque Richelieu France, dont M. Sehnaoui est président non exécutif, d'avoir participé, avec d'autres établissements, à des transferts d'actifs vers l'Europe pendant et après le début de la crise financière de 2019.