Bangladesh : six Rohingyas tués après une visite du procureur de la CPI

Une famille rohingya arrive pour une réunion avec les autorités du Myanmar à Teknaf, le 15 mars 2023. (Photo, Reuters/AFP)
Une famille rohingya arrive pour une réunion avec les autorités du Myanmar à Teknaf, le 15 mars 2023. (Photo, Reuters/AFP)
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Publié le Vendredi 07 juillet 2023

Bangladesh : six Rohingyas tués après une visite du procureur de la CPI

  • Cinq des victimes, membres de l'ARSA, ont été tuées dans un échange de tirs avant l'aube vendredi
  • Cette éruption de violence s'est elle-même produite quelques heures après le meurtre d'un responsable communautaire des réfugiés, apparemment aux mains de membres de l'ARSA

COX'S BAZAR: Six Rohingyas ont été tués dans des affrontements survenus dans des camps de réfugiés au Bangladesh quelques heures après une visite du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) venu recueillir des témoignages, a indiqué la police vendredi.

Quelque 740 000 Rohingyas, un groupe ethnique apatride majoritairement musulman, ont fui la Birmanie et se sont réfugiés au Bangladesh pour échapper aux exactions de l'armée birmane et de milices bouddhistes en 2017, qui valent à la Birmanie une plainte pour génocide auprès de la Cour internationale de justice.

Mais dans les camps de réfugiés, ils sont confrontés à des affrontements meurtriers entre membres de l'Armée du salut des Rohingya de l'Arakan (ARSA) et de l'Organisation de solidarité rohingya (RSO), deux formations rivales actives dans ces cantonnements.

Cinq des victimes, membres de l'ARSA, ont été tuées dans un échange de tirs avant l'aube vendredi, a précisé à l'AFP Faruq Ahmed, un porte-parole de la police en charge de ces camps.

Cette éruption de violence s'est elle-même produite quelques heures après le meurtre d'un responsable communautaire des réfugiés, apparemment aux mains de membres de l'ARSA.

Selon le journal local Prothom Alo, ce responsable, Ebadullah, âgé de 27 ans, avait encadré des réfugiés pour qu'ils rencontrent le procureur de la CPI Karim Khan, qui a visité les camps jeudi après-midi afin de recueillir des témoignages sur la répression de 2017 en Birmanie.

Ce dernier a réfuté tout lien entre ces victimes et le travail de la CPI entamé en 2019. Depuis le début de l’enquête de la Cour, "aucun incident n’a été porté à notre attention... de personne ciblée en raison de la CPI ou d'une implication perçue ou réelle dans la CPI", a déclaré M. Khan à des journaliste à Dacca.

L'ARSA n'a pas réagi aux récents événements.

Le groupe a déjà été accusé par le passé de s'en prendre à des responsables civils rohingyas mettant en cause son autorité.

Son chef, Ataullah Abou Ammar Jununi, a été inculpé l’année dernière par contumace du meurtre en 2021 du militant populaire pour la paix Mohib Ullah, un critique régulier des activités du groupe insurgé dans les camps.

Jununi et d’autres dirigeants clés de l’ARSA sont également accusés du meurtre d’un officier supérieur du renseignement bangladais en novembre dernier.

A la suite de cet homicide, les forces de sécurité ont démantelé en janvier un campement de fortune à la frontière de la Birmanie que l’ARSA aurait utilisé comme relais pour le trafic de méthamphétamine, pour financer ses opérations.

Des dizaines de personnes ont été tuées depuis le début de l'année dans des affrontements dans les camps de réfugiés rohingyas, y compris des femmes et des enfants.

Des coupes dans les crédits ont forcé les Nations unies à diminuer les rations distribuées dans ces camps par deux fois au cours des derniers mois, les responsables humanitaires prévenant que cela risquait d'aggraver encore une situation sécuritaire très précaire.

Le Bangladesh et la Birmanie ont relancé les efforts pour commencer à rapatrier ces réfugiés.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.