Global Peace Index: Cinq des dix pays les moins pacifiques du monde se trouvent dans le monde arabe

Le statut du Yémen en tant que pays le moins pacifique du monde arabe a été enregistré pour la troisième année consécutive, en raison de la guerre civile qui y sévit. Ci-dessus, des enfants passent devant un véhicule endommagé par des éclats d’obus à Taïz, au Yémen, le 9 juin 2022. (Photo, AFP)
Le statut du Yémen en tant que pays le moins pacifique du monde arabe a été enregistré pour la troisième année consécutive, en raison de la guerre civile qui y sévit. Ci-dessus, des enfants passent devant un véhicule endommagé par des éclats d’obus à Taïz, au Yémen, le 9 juin 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 07 juillet 2023

Global Peace Index: Cinq des dix pays les moins pacifiques du monde se trouvent dans le monde arabe

  • Le Yémen, la Syrie, la Somalie, le Soudan et l’Irak pâtissent de la militarisation et de la faiblesse de leur économie
  • Cependant, la région Mena enregistre d’importants progrès dans le classement grâce à la baisse du terrorisme et du nombre de conflits

LONDRES: Cinq des dix pays les moins pacifiques du monde se trouvent dans le monde arabe, selon le Global Peace Index (GPI) 2023, qui révèle néanmoins que le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont enregistré certaines des plus grandes améliorations en matière de sécurité et de paix.

Le Yémen, la Syrie, la Somalie, le Soudan et l’Irak sont classés respectivement 162e, 161e, 156e, 155e et 154e sur 163 pays.

En revanche, le Qatar, le Koweït, Oman et la Jordanie occupent un rang élevé en termes de paix, se classant respectivement 21e, 35e, 48e et 62e. Les trois premières places sont occupées respectivement par l’Islande, le Danemark et l’Irlande.

La 17e édition du GPI, produite par l’Institute for Economics and Peace, est considérée comme la principale mesure de la paix dans le monde.

Le classement est fondé sur l’analyse des données relatives à la paix, aux conflits et à la sécurité économique pour 99,7% de la population mondiale.

Le GPI 2023 révèle que, dans l’ensemble, le monde est devenu moins pacifique pour la 13e fois au cours des quinze dernières années, le conflit ukrainien ayant entraîné une hausse des niveaux d’insécurité et les décès liés aux conflits ayant bondi de 96%.

Le GPI indique qu’au niveau national, les améliorations les plus importantes de la paix dans le monde ont eu lieu en Libye pour la deuxième année consécutive, suivie du Burundi, d’Oman, de la Côte d'Ivoire et de l’Afghanistan.

Trois paramètres principaux sont combinés pour produire un score GPI: les conflits en cours, la sûreté et la sécurité, et la militarisation.

Dans la région Mena, une réduction notable du nombre de guerres a entraîné des améliorations majeures des paramètres de «conflit en cours» et de «militarisation».

L’«impact du terrorisme», les «conflits internes» et les «décès dus à des conflits internes» ont également connu des progrès dans la région.

Israël «a connu la plus forte détérioration de la paix dans la région Mena, perdant huit places et se retrouvant au 143e rang du GPI», constate le rapport, ajoutant que le chiffre global de la paix du pays n’était pas tombé aussi bas depuis 2010.

Le Qatar a conservé son rang de pays le plus pacifique de la région, qu’il occupe depuis 2008.

Le statut du Yémen en tant que pays le moins pacifique du monde arabe a été enregistré pour la troisième année consécutive, en raison de la guerre civile qui y sévit.

Oman a grimpé de 18 places annuellement dans le classement, atteignant le 48e rang. Le GPI attribue ce progrès à ses données de «militarisation», qui tiennent compte de paramètres tels que les importations d’armes et les dépenses militaires.

Le GPI montre que les tendances en matière de terrorisme s’éloignent de la région Mena qui, jusqu’en 2015, enregistrait le plus grand nombre de décès dus au terrorisme.

«Au cours des huit dernières années, l’épicentre du terrorisme s’est déplacé de l’Asie du Sud et de la région Mena vers l’Afrique subsaharienne et en particulier le Sahel», selon le rapport. 

Le classement complet des pays arabes dans le GPI 2023 est le suivant: Qatar (21), Koweït (35), Oman (48), Jordanie (62), EAU (75), Tunisie (81), Maroc (84), Algérie (96), Bahreïn (108), Djibouti (112), Mauritanie (114), Arabie saoudite (119), Égypte (121), Palestine (134), Liban (135), Libye (137), Irak (154), Soudan (155), Somalie (156), Syrie (161) et Yémen (162).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Trump dit ne pas penser que le guide suprême iranien soit mort

Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei. (AFP)
Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei. (AFP)
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  • Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei
  • Il n'est pas apparu publiquement depuis et s'exprime par des communiqués qui lui sont attribués.

WASHINGTON: Donald Trump a dit mercredi qu'il "ne pensait pas" que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, qui n'a pas été vu en public depuis fin février, "soit mort".

"Il a été très sérieusement blessé mais je ne pense pas qu'il soit mort", a dit le président américain pendant un entretien avec un animateur conservateur, Glenn Beck.

Mojtaba Khamenei a été blessé dans la première salve de frappes américano-israéliennes contre l'Iran le 28 février, qui ont tué son père Ali Khamenei.

Il n'est pas apparu publiquement depuis et s'exprime par des communiqués qui lui sont attribués.

Cette discrétion, en plein conflit régional, a donné lieu à des spéculations à la fois sur son état de santé et sur ses relations avec d'autres hauts responsables iraniens.


Oman et Téhéran négocient la régulation du détroit d'Ormuz sans déblocage en vue

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  • Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre"
  • Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte

TEHERAN: Oman et Téhéran discutent d'un "couloir temporaire" de navigation dans le détroit d'Ormuz et de son déminage mais les autorités iraniennes ont prévenu mercredi que le passage stratégique ne serait pas ouvert avant que les Etats-Unis ne mettent fin à la guerre.

Les deux pays riverains du détroit cherchent à réguler la navigation dans cette voie maritime, toujours verrouillée par Téhéran, qui est au cœur de la guerre au Moyen-Orient.

Alors que le conflit dure depuis près de six mois, Washington a intensifié la pression économique avec un nouveau train de sanctions "secondaires" annoncé cette semaine, touchant non pas directement l'Iran mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

A Mascate, les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont discuté mardi d'un accord-cadre établissant un "couloir temporaire" et prévoyant une opération de déminage, selon un communiqué conjoint.

Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, a dit sur X espérer "annoncer bientôt" un nouveau couloir de navigation, ainsi "que des modalités pratiques afin de rétablir une navigation sûre".

Des négociations se poursuivront pour établir un couloir "permanent" et définir "la future gestion du détroit", ainsi qu'un mécanisme de "fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires", ajoute le texte.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné mardi sur X que lors de négociations avec les partenaires omanais et pakistanais, "l'accent a été mis sur des solutions régionales". "Le cadre proposé pour un nouveau corridor, le déminage conjoint et la gestion future du détroit d'Ormuz en sont une parfaite illustration".

Mais le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a prévenu Washington tôt mercredi sur X: "Avant toute action visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis doivent mettre pleinement en œuvre l'ensemble des engagements qu'ils ont violés".

"Le détroit d'Ormuz ne sera rouvert qu'en échange de la fin de la guerre sur tous les fronts, de la levée du blocus et d'un règlement de la situation au Yémen."

Il a ajouté que la réponse de l'Iran aux sanctions américaines serait de "viser leurs intérêts économiques".

"Mines retirées", selon Trump 

Sur son réseau social, Donald Trump avait, lui, affirmé que, selon la marine américaine, "toutes les mines avaient été retirées et/ou détruites dans les eaux internationales du détroit d'Ormuz".

"L'Iran a été informé que tout navire ou bateau posant de nouvelles mines (serait) (...) détruit", a-t-il ajouté.

Plus tôt, il avait assuré que le détroit était sous contrôle américain - ce que Téhéran a démenti - et menacé Oman de bombardements si le sultanat se mettait "en travers" de la route des Etats-Unis sur Ormuz.

Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a dit lundi la volonté de Washington de "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran

En Iran, déjà éprouvé par des décennies de sanctions internationales, de nombreux automobilistes et motards se sont pressés mardi dans les stations-service de Téhéran.

Malgré les informations toujours contradictoires, les opérateurs ont poussé le pétrole en baisse de plus de 2% mercredi dans un regain d'optimisme, le Brent s'installant sous les 90 dollars.

La guerre a été déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran, qui a riposté en frappant des pays alliés de Washington dans la région et en verrouillant le détroit d'Ormuz.

Au cœur du conflit, le stratégique détroit, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois, ce qui a entraîné une envolée des prix du pétrole et une pression accrue sur Donald Trump aux Etats-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.

Washington mène en retour un blocus des ports iraniens.

Téhéran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit.


Un député israélien tente de détruire un mémorial palestinien en Cisjordanie

Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique. (AFP)
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  • L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot
  • "Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression"

RAMALLAH: Le député israélien d'extrême droite Zvi Soukot a tenté mardi de détruire un mémorial à la mémoire de "martyrs" palestiniens dans un village en Cisjordanie occupée, affirmant qu'il s'agissait de "terroristes", un acte condamné par l'armée et la classe politique.

"Il y a quelques jours, j'ai demandé à l'armée d'agir pour retirer les monuments commémorant des terroristes responsables d'attaques contre des Israéliens dans les villages de Madama et de Burin. Malheureusement, ils sont restés en place. Je m'y suis donc rendu moi-même et j'ai pris des mesures pour les retirer", a affirmé M. Soukot dans une vidéo le montrant avec un marteau tentant de détruire le mémorial.

L'armée israélienne qui accompagnait le député lors de cette visite dans des villages palestiniens du nord de la Cisjordanie a dénoncé "la manière trompeuse et manipulatrice" dont elle a été utilisée par M. Soukot.

"Des soldats de Tsahal affectés à des missions opérationnelles dans le secteur ont été détournés de ces missions pour cette tâche et exposés à des risques inutiles, alors que Tsahal opère dans un contexte de forte pression", a dit l'armée dans un communiqué.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l'armée est "l'autorité souveraine en Judée-Samarie (nom israélien de la Cisjordanie)".

"Se faire justice soi-même, en particulier lorsqu'il s’agit de personnalités publiques, est une pratique répréhensible qui empêche Tsahal de se concentrer sur ses missions de lutte contre le terrorisme et l'incitation à la violence", a dit M. Netanyahu selon un communiqué de son bureau.

Le principal rival de M. Netanyahu pour les prochaines élections, Gadi Eizenkot, a réagi sur X en accusant le Premier ministre "qui permet à des anarchistes comme Zvi Soukot et ses semblables de faire tout ce qui leur plaît, mettant en danger la sécurité des localités israéliennes et portant atteinte à la position d'Israël dans le monde".

Rami Nassar, chef du conseil du village de Madama, a déclaré à l'AFP que "le monument porte les noms des martyrs du village tombés lors de la bataille de Karameh (en 1968, NDLR), des première et deuxième Intifada (soulèvement palestinien), ainsi que jusqu'à aujourd'hui", qualifiant l'acte du député israélien de "terrorisme".

M. Nassar a affirmé que le nom d'"un agriculteur du village tué alors qu'il travaillait sa terre, sans qu'aucun affrontement n'ait eu lieu" était notamment inscrit sur le mémorial.

Dans sa vidéo, M. Soukot a affirmé que parmi les noms mentionnés sur le mémorial figurait celui de Yamen Faredj, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), recherché pour sa participation à des attentats en Israël pendant la seconde Intifada et qui avait été tué en 2004 à Naplouse par l'armée israélienne.

Les violences ont explosé dans le territoire palestinien, occupé depuis 1967, depuis l'attaque du mouvement islamiste Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza.