L'opération de sauvetage du pétrolier au Yémen «progresse bien», selon l'ONU

Ci-dessus, le pétrolier FSO Safer le 19 juin 2020 au large du port de Ras Isa (Maxar Technologies/AFP)
Ci-dessus, le pétrolier FSO Safer le 19 juin 2020 au large du port de Ras Isa (Maxar Technologies/AFP)
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Publié le Lundi 10 juillet 2023

L'opération de sauvetage du pétrolier au Yémen «progresse bien», selon l'ONU

  • Le navire de remplacement Nautica devrait bientôt quitter Djibouti pour rejoindre le site du Safer
  • Après des années de résistance, les Houthis, soutenus par l'Iran, ont autorisé des ingénieurs internationaux à monter à bord du pétrolier FSO Safer, en mauvais état, amarré au large de Hodeidah, dans l'ouest du Yémen

AL-MUKALLA : L'ONU a déclaré que l'opération actuelle de sauvetage du pétrolier Safer en décomposition se déroule efficacement et que le transfert tant attendu de plus d'un million de barils de pétrole brut du pétrolier vers un nouveau navire commencera « bientôt ». 

« Le travail de préparation du FSO Safer pour le déchargement de son pétrole a bien progressé », a déclaré à Arab News Russell Geekie, conseiller en communication du coordinateur humanitaire de l'ONU, David Gressly.

« Nous nous attendons à ce que le navire de remplacement Nautica quitte très bientôt Djibouti pour se rendre sur le site du Safer afin de prendre en charge le pétrole. Une fois commencée, l'opération de transfert prendra environ deux semaines », a-t-il ajouté.

Après des années de résistance, les Houthis, soutenus par l'Iran, ont autorisé des ingénieurs internationaux à monter à bord du pétrolier FSO Safer, en mauvais état, amarré au large de Hodeidah, dans l'ouest du Yémen.

Les écologistes et les responsables locaux et internationaux ont longtemps mis en garde contre une catastrophe environnementale massive en mer Rouge si le navire explosait ou s'effondrait, car il n'a pas fait l'objet d'un entretien normal depuis que les Houthis ont pris le contrôle de la province de Hodeidah au début de 2015. 

Les images de l'eau de mer s'infiltrant dans les pièces du pétrolier alors que la rouille ronge les parois ont attiré l'attention de la communauté internationale au cours des trois dernières années.

Le fonctionnaire de l'ONU a déclaré que même si le pétrolier était déchargé, il constituerait toujours une menace, et il a appelé à des dons supplémentaires pour mener à bien la mission, qui comprend le recyclage du pétrolier et l’ancrage du nouveau navire. 

« Même après le transfert des hydrocarbures, le Safer continuera à représenter une menace environnementale résiduelle. Le pétrolier vieillissant contiendra encore du pétrole visqueux et risque de se briser », a expliqué Geekie.

« Pour achever le travail commencé par l'ONU, un financement supplémentaire de 28 millions de dollars est nécessaire de toute urgence, notamment pour remorquer le Safer jusqu'à un chantier de recyclage écologique et pour attacher en toute sécurité le navire de remplacement à une bouée d'amarrage à pattes d'ancrage caténaires afin de garantir un stockage sûr des hydrocarbures ».

Les représentants du gouvernement internationalement reconnu du Yémen ont déclaré avoir été informés par l'ONU que la première phase de l'opération de sauvetage était terminée. Au cours de cette phase, les ingénieurs ont testé le niveau d'érosion des parois et ont introduit du gaz inerte dans le navire afin de minimiser la teneur en oxygène dans le but de prévenir un incendie.

« Le pétrolier est maintenant prêt à être déchargé », a déclaré à Arab News un responsable du gouvernement yéménite sous couvert d'anonymat, ajoutant que le gouvernement yéménite, en coopération avec l'ONU, avait mis en place trois salles d'urgence à Hodeidah, à Mocha sur la mer Rouge et à Aden pour surveiller le transfert du pétrole brut.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".