La Covid-19 à Noël: coupe ou calice ?

Promeneurs dans le marché de Noël d'Amnéville-les-Thermes le 10 décembre 2020, le seul du genre dans l'est de la France, dans le département de la Moselle. (Jean-Christophe Verhaegen / AFP)
Promeneurs dans le marché de Noël d'Amnéville-les-Thermes le 10 décembre 2020, le seul du genre dans l'est de la France, dans le département de la Moselle. (Jean-Christophe Verhaegen / AFP)
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Publié le Vendredi 11 décembre 2020

La Covid-19 à Noël: coupe ou calice ?

  • Comme promis par le président Emmanuel Macron, la France sortira bien du confinement le 15 décembre et les déplacements seront de nouveau autorisés partout entre les départements, mais seulement en journée
  • Les cinémas, théâtres et musées ne pourront rouvrir le 15 décembre, comme initialement prévu, mais devront rester fermés trois semaines de plus

PARIS : Champagne pour certains, calice jusqu’à la lie pour d'autres : les Français pourront fêter Noël malgré l’épidémie de Covid-19, mais la déception est grande pour les cinémas ou les théâtres, qui resteront fermés, et pour le géant pharmaceutique tricolore Sanofi dont le vaccin a pris un gros retard.

Comme promis par le président Emmanuel Macron, la France sortira bien du confinement le 15 décembre, et les déplacements seront de nouveau autorisés partout entre les départements, a annoncé jeudi soir le Premier ministre, Jean Castex. Mais seulement en journée, car il y aura un couvre-feu plus sévère que prévu: il s'étendra de 20 heures à 6 heures sauf en Outre-mer.

Le but est de «permettre à chacune et chacun de profiter des fêtes de fin d'année», et, en même temps, de tout faire «pour réduire le risque de devoir vivre un troisième confinement dans les prochains mois».

En revanche, les cinémas, théâtres et musées ne pourront rouvrir le 15 décembre, comme initialement prévu, mais devront rester fermés trois semaines de plus. Une mesure rendue nécessaire par le fait que la situation épidémique a cessé de s'améliorer: quelque 14 000 contaminations ont été recensées jeudi, près de trois fois plus que l'objectif des 5 000 cas par jour fixé par M. Macron en octobre et en novembre.

Pour tenter de faire passer la pilule, le gouvernement a promis une aide au secteur culturel.

«J'ai dit au Premier ministre que j'avais besoin de 35 millions d'euros supplémentaires pour faire la fin de l'année, et je sais que je les obtiendrai pour les cinémas, théâtres, lieux de concert, les opéras", a assuré la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, vendredi sur RMC/BFMTV.

Mais cela ne suffira sans doute pas à apaiser la colère. «Nous sommes consternés et révoltés», a tonné le délégué général de la Fédération nationale des cinémas français, Marc-Olivier Sebbag, en appelant le monde de la culture à se mobiliser.

«Abandonner leur rêve»

«La culture est donc une fois de plus sacrifiée», a déploré sur les réseaux sociaux le violoncelliste Gautier Capuçon. «Combien d'artistes ne survivront pas? Combien d'acteurs de l'écosystème culturel ne s'en relèveront définitivement pas? Combien de jeunes vont abandonner leur rêve?»

Le secteur de la culture n'est pas le seul à grogner. Le Premier ministre s'entretient vendredi à 10 heures en visioconférence avec les élus et professionnels de la montagne touchés par la fermeture des remontées mécaniques pendant les vacances de Noël.

Des vacances qui ne ressembleront pas aux autres.

Certes, les déplacements seront autorisés le soir de Noël, le 24 décembre, a indiqué le chef du gouvernement, en recommandant à nouveau de ne pas réunir «plus de six adultes à la fois». Il a aussi conseillé de «limiter les interactions au cours des cinq jours précédents» en cas de rencontre avec une personne âgée ou vulnérable.

Mais si c'est «oui» pour Noël, c'est «non» pour le Nouvel An: il faudra rester chez soi le 31 décembre, car le réveillon «concentre tous les ingrédients d'un rebond épidémique», selon M. Castex, qui n'a pas exclu qu'on puisse inviter quelques personnes en respectant le couvre-feu.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé qu'il n'y aura «pas de consignes d'indulgence» et que les contrôles seront «renforcés», notamment le soir du 31 décembre. Plus de 2,9 millions de contrôles, donnant lieu à plus de 285 000 verbalisations, ont été effectués depuis le début du deuxième confinement.

Selon cette même logique, les jauges de fréquentation pour les lieux de culte «ne seront pas revues à la hausse» mardi, selon lui.

Retard pour Sanofi

Alors que le Premier ministre a dit comprendre «la lassitude, les doutes et les souffrances» malgré l'espoir du vaccin, l'exécutif doit faire face à la défiance des Français: seuls 36 % font confiance au gouvernement pour lutter efficacement contre l'épidémie selon un sondage Elabe, soit 12 points de moins qu'il y a deux semaines.

De son côté, le géant pharmaceutique français Sanofi a connu une grosse désillusion: il a annoncé vendredi que le vaccin qu'il développe avec le laboratoire britannique GSK ne serait finalement prêt que fin 2021.

Les essais ont en effet montré qu'il n'était pas assez efficace sur les personnes âgées, qui font partie des catégories à risque pour la Covid-19.

La conduite du programme «est retardée afin d'améliorer la réponse immunitaire chez les personnes âgées», indiquent les groupes dans un communiqué. Ils tablent désormais sur une mise à disposition du vaccin au quatrième trimestre l'an prochain, alors qu'ils visaient initialement une demande d'homologation au premier semestre de 2021.

Sanofi et GSK avaient passé plusieurs contrats de livraison, dont l'un avec l'Union européenne qui lui a réservé 300 millions de doses de vaccins pour 2021. Ce retard va donc leur être préjudiciable face à leurs principaux concurrents, dont l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech ou le laboratoire américain Moderna.


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.