Irak: une agence onusienne alarmée par la pire canicule en 40 ans dans les marais

Des poissons morts gisent sur les rives d'un marais asséché à Chibayish, dans la province de Dhi Qar, au sud de l'Irak, le 5 juillet 2023. Cette province abrite des marais légendaires dans la plaine inondable du Tigre, qui souffrent déjà des effets du réchauffement climatique. (Photo Asaad NIAZI / AFP)
Des poissons morts gisent sur les rives d'un marais asséché à Chibayish, dans la province de Dhi Qar, au sud de l'Irak, le 5 juillet 2023. Cette province abrite des marais légendaires dans la plaine inondable du Tigre, qui souffrent déjà des effets du réchauffement climatique. (Photo Asaad NIAZI / AFP)
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Publié le Lundi 10 juillet 2023

Irak: une agence onusienne alarmée par la pire canicule en 40 ans dans les marais

  • Considéré par l'ONU comme l'un des cinq pays les plus exposés à certains effets du changement climatique, l'Irak traverse sa quatrième année de sécheresse consécutive, selon les autorités
  • A Chibayich, «le niveau des eaux de l'Euphrate est de seulement 56 centimètres et dans les marais il est entre zéro et 30 centimètres», ajoute le communiqué qui reprend les données de l'équipe de la FAO sur le terrain

BAGDAD : Les mythiques marais d'Irak sont touchés par «la plus sévère canicule de ces 40 dernières années», a averti lundi l'antenne locale de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), faisant également état d'une baisse drastique du niveau de l'eau.

Considéré par l'ONU comme l'un des cinq pays les plus exposés à certains effets du changement climatique, l'Irak traverse sa quatrième année de sécheresse consécutive, selon les autorités.

En cause: le manque de précipitations, des températures anormalement élevées, mais surtout, selon le gouvernement, les barrages construits en amont par la Turquie et l'Iran. Ces ouvrages ont entraîné en aval une chute drastique du débit des fleuves en territoire irakien --menaçant directement les marais classés patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco .

«FAO Iraq est profondément préoccupée par les graves conséquences du changement climatique et des pénuries d'eau sur les marais (Al-Ahwar) et les éleveurs de buffles dans le sud de l'Irak», alerte l'agence onusienne dans un communiqué.

Citant les «rapports de terrain alarmants» de son équipe engagée dans les marais au côté du ministère de l'Agriculture, l'agence indique que «les marais connaissent leur plus sévère canicule de ces 40 dernières années», couplée à «une pénurie d'eau soudaine du fleuve Euphrate».

Ainsi, à Chibayich, «le niveau des eaux de l'Euphrate est de seulement 56 centimètres et dans les marais il est entre zéro et 30 centimètres», ajoute le communiqué qui reprend les données de l'équipe de la FAO sur le terrain.

«Des niveaux élevés de salinité dépassant les 6000 parties par million (ppm) ont suscité l'inquiétude des fermiers, en particulier les éleveurs de buffles et les pêcheurs», poursuit le communiqué.

Le texte cite aussi les statistiques fournies par une agence gouvernementales selon lesquelles «près de 70% des marais sont privés d'eau».

Début juillet, illustrant les conséquences de la sécheresse en Irak, des photos prises par un photographe de l'AFP montraient des «tonnes» de poissons de petite taille échoués sur le bord d'une rivière dans la province de Missane (sud-est).

Cette région frontalière de l'Iran est célèbre pour des marais irrigués par le fleuve Tigre.

Derrière ce phénomène, militants environnementalistes et responsables locaux avaient pointé du doigt une chute drastique du niveau de l'eau qui a pour conséquence un niveau de salinité élevé et un manque d'oxygène.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.