Algérie-Égypte: Tebboune et Al-Sissi conviennent d’une réunion

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avec son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune (Photo, AFP).
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi avec son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune (Photo, AFP).
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Algérie-Égypte: Tebboune et Al-Sissi conviennent d’une réunion

  • Cette nouvelle a été annoncée suite à un appel téléphonique entre les deux présidents
  • Les relations entre l'Algérie et l'Égypte sont historiquement cordiales et se sont renforcées au fil du temps

ALGER: Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a convenu avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, de tenir une réunion entre les deux chefs d'État. 

Cette nouvelle a été annoncée suite à un appel téléphonique entre les deux présidents, au cours duquel ils ont échangé des points de vue sur des questions d'intérêt commun. Ils ont également discuté de questions régionales et internationales avant de convenir de la tenue de la réunion.

Les relations diplomatiques entre l'Algérie et l'Égypte sont historiquement cordiales et se sont renforcées au fil du temps. Les deux pays ont travaillé ensemble sur des questions politiques, économiques et régionales, et continuent de chercher à renforcer leur coopération dans différents domaines.

Accords en cours 

Dans ce même contexte, l'Algérie et l'Égypte ont souligné la nécessité de renforcer leur coopération dans les domaines numériques et des communications électroniques. 

Le mois dernier, le ministre algérien de la Poste et des Télécommunications, Karim Bibi Triki, s’était rendu au Caire en réponse à une invitation de son homologue égyptien, Amro Samih Talaat. 

Lors de la visite, les deux ministres ont discuté des mécanismes visant à renforcer les partenariats et les échanges d'expériences entre les deux pays dans les domaines de la régulation des communications, du développement des infrastructures de communication, des services postaux et du renforcement des capacités des ressources humaines.

Parmi  les sujets qui pourraient être discutés lors de cette rencontre, la cause palestinienne. 

Le gouvernement  algérien qui a toujours soutenu l’état de Palestine a décidé d'envoyer 30 millions de dollars à l'Autorité palestinienne pour aider à la reconstruction de la ville de Jénine en Cisjordanie occupée, dévastée par une opération militaire israélienne. 

Ne s’arrêtant pas là, le pays nord-africain a exprimé son souhait de fournir gratuitement du pétrole à la bande de Gaza pour répondre à ses besoins énergétiques. Cependant, l'Égypte n'a pas encore répondu à cette proposition. 

Cette visite pourrait être l’occasion pour les chefs d’État de reconsidérer cette offre visant à fournir une assistance pétrolière gratuite aux habitants de Gaza.  L'Algérie ayant proposé de couvrir tous les besoins pétroliers de Gaza, en supportant les coûts financiers et logistiques.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".