Ukraine: un port à Odessa, zone clé pour l'accord céréalier, visé par des drones russes

Cette photographie publiée par la présidence ukrainienne le 8 juillet 2023 montre des véhicules militaires détruits sur l'île Snake (île Zmiinyi), région d'Odessa, en Ukraine (Photo, AFP).
Cette photographie publiée par la présidence ukrainienne le 8 juillet 2023 montre des véhicules militaires détruits sur l'île Snake (île Zmiinyi), région d'Odessa, en Ukraine (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 11 juillet 2023

Ukraine: un port à Odessa, zone clé pour l'accord céréalier, visé par des drones russes

  • «Un terminal céréalier dans un port de la région d'Odessa» a été visé par cette attaque, a indiqué le gouverneur régional Oleg Kiper
  • La région d'Odessa compte trois ports qui font partie de l'accord international permettant d'exporter des céréales ukrainiennes malgré l'invasion russe de ce pays

KIEV: La Russie a lancé 28 drones explosifs sur l'Ukraine pendant la nuit visant notamment un terminal céréalier dans un port de la région d'Odessa (sud), zone clé pour l'accord céréalier, ont indiqué mardi les autorités ukrainiennes.

"Un terminal céréalier dans un port de la région d'Odessa" a été visé par cette "puissante" attaque, a indiqué le gouverneur régional Oleg Kiper sans dévoiler le nom de ce site.

La région d'Odessa compte trois ports qui font partie de l'accord international permettant d'exporter des céréales ukrainiennes malgré l'invasion russe de ce pays et qui expire le 17 juillet.

"Deux terminaux dont un céréalier ont pris feu à cause de la chute d'éclats de drones abattus", a précisé M. Kiper, ajoutant que les incendies ont été été éteints sans faire de dégâts majeurs ni de victimes.

Selon lui, 22 drones ont été détruits par la défense aérienne du Sud du pays, alors que deux autres ont touché un bâtiment administratif près du port.

Dans l'ensemble du pays, la défense aérienne ukrainienne a abattu 26 drones kamikaze Shahed de fabrication iranienne sur un total de 28 lancés par Moscou, a de son côté assuré l'armée de l'air.

Dans la région de Kiev, des éclats de drones sont tombés sur plusieurs localités sans faire de victimes, a indiqué le service d'Etat pour les situations d'urgence en publiant notamment des images de débris éparpillés au sol et d'un logement au plafond troué.

Après le début de l'invasion de Moscou en 2022, les ports ukrainiens de la mer Noire ont été bloqués par des navires de guerre russes jusqu'à ce qu'un accord, signé en juillet 2022, autorise le passage d'exportations de céréales essentielles.

L'accord céréalier initial de 120 jours conclu avec la médiation de l'ONU et de la Turquie a été prolongé mais il doit expirer à nouveau le 17 juillet.

Mécontent du fonctionnement d'un accord parallèle sur les exportations russes de produits alimentaires et d'engrais, Moscou a d'ores et déjà déclaré ne voir aucune raison pour une autre extension.

L'Ukraine est l'un des principaux producteurs de céréales au monde, et l'accord a contribué à apaiser la crise alimentaire mondiale déclenchée par l'invasion russe.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com