Après le Brexit, déception et colère à Grimsby, ville de pêche en déclin

 A Grimsby, bastion de pêche anglais en déclin, 70% des habitants ont voté pour le Brexit. Sept ans après, ceux qui en espéraient des merveilles déchantent, ceux qui le redoutaient ne décolèrent pas. (AFP)
 A Grimsby, bastion de pêche anglais en déclin, 70% des habitants ont voté pour le Brexit. Sept ans après, ceux qui en espéraient des merveilles déchantent, ceux qui le redoutaient ne décolèrent pas. (AFP)
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Publié le Mercredi 12 juillet 2023

Après le Brexit, déception et colère à Grimsby, ville de pêche en déclin

  • La pêche représente environ 0,03% de l'économie britannique, mais déchaîne toujours les passions
  • «Le Brexit a rendu plus difficile d'importer et d'exporter du poisson depuis l'Europe. Avant, il suffisait d'un clic d'ordinateur», explique le directeur du marché aux poissons

GRIMSBY: A Grimsby, bastion de pêche anglais en déclin, 70% des habitants ont voté pour le Brexit. Sept ans après, ceux qui en espéraient des merveilles déchantent, ceux qui le redoutaient ne décolèrent pas.

Il est sept heures du matin, les enchères commencent au marché aux poissons de gros, au coeur des vastes docks de cette ville du nord-est de l'Angleterre. "Voilà du maquereau, 1,5 livre le kilo. Qui le veut pour 1,7 livre? 1,8?", lance le vendeur à la criée.

La pêche représente environ 0,03% de l'économie britannique, mais déchaîne toujours les passions.

En 2019, Boris Johnson en campagne pour se faire élire Premier ministre et "réaliser le Brexit" est venu à Grimsby promettre, sur le marché de gros, que la sortie de l'UE apporterait un "coup de fouet massif" à l'industrie locale de la pêche.

Dans ce hangar éclairé aux néons, beaucoup de marchands ont voté "Leave", pour quitter l'UE.

"Nous devrions contrôler nos mers, et vous" les Européens, "vous devriez en être jetés dehors. Mais il est probable que ça n'arrivera jamais", fulmine Patrick Salmon, propriétaire d'une fumerie artisanale de saumon et haddock.

Sa PME est peu affectée par le Brexit pour l'instant, car il fait venir son poisson d'Ecosse ou d'Islande, et non de l'UE, mais il aimerait exporter en France, en Belgique...

Il sait qu'il devra alors faire face à des formalités beaucoup plus lourdes qu'avant la sortie de l'UE, votée en 2016, mais devenue effective début 2021.

Disparition de la flotte

Le directeur du marché aux poissons, Martyn Boyers, a voté "Leave". "On doit être auto-suffisants, avoir la main sur notre sort - mais on ne le fait pas très bien", déplore-t-il.

Il a conscience qu'à Grimsby, qui était au milieu du XXe siècle l'un des principaux ports de pêche du monde, beaucoup espéraient que le Brexit ramènerait les navires.

Espoirs "insensés", selon lui, alors que la flotte a commencé à disparaître dès les années 70, pour de multiples raisons: la "guerre du cabillaud" avec l'Islande, puis les quotas de l'UE qui ont réduit les zones de pêche pour les navires anglais.

S'y est ajoutée la disparition progressive d'une génération de marins, dont les enfants ont choisi un métier plus sédentaire, le réchauffement climatique qui a fait migrer les poissons au nord, et la surpêche. C'est maintenant Peterhead, au nord de l'Ecosse, le principal port de pêche britannique.

Subsistent à Grimsby quelques bateaux spécialisés dans les fruits de mer, un vaste réseau de marchands et des usines de transformation. Plus de 5.000 emplois sur une ville de quelque 86.000 habitants, frappée par un chômage élevé.

Martyn Boyers estime que l'impact du Brexit sur le marché aux poissons a été minime mais admet quelques contrats de préparation du poisson perdus car "les Islandais, pour éviter les complications, ont commencé à aller directement en France, sans plus passer par le Royaume-Uni".

Amers 

Mais certains marchands qui voulaient rester dans l'UE, comme Nathan Goldley, sont amers.

"Le Brexit a rendu plus difficile d'importer et d'exporter du poisson depuis l'Europe. Avant, il suffisait d'un clic d'ordinateur", explique ce propriétaire d'une PME, Premier Seafood, qui ne se voit pas vendre ou acheter "uniquement du poisson britannique".

Entre les montagnes de formulaires et les livraisons retardées de denrées hautement périssables, Nathan Godley a vu sa rentabilité écornée, et il a dû renoncer à un fournisseur de crevettes en France.

Dans le centre ville un peu peu décrépi, Emily Jennins, serveuse de 20 ans, est attablée dans un salon de thé. Elle se lamente elle aussi de la sortie de l'UE, d'autant que "les gens de mon âge n'ont pas pu voter" à l'époque.

Les politiciens "avaient dit que ce serait bien pour les PME, résultat beaucoup ont fermé", déplore-t-elle.

Les sondages montrent que de plus en plus de Britanniques estiment que le Brexit a été un échec.

Philip Jackson, conseiller municipal conservateur de l'agglomération de Grimsby, fait toutefois valoir des millions en subventions du gouvernement pour revitaliser le centre ville et les docks, et remplacer celles de l'Union européenne.

Il regarde vers l'avenir: "les énergies renouvelables sont maintenant une part importante de notre économie locale", avec les navires de services aux champs d'éoliennes qui remplacent peu à peu les chalutiers.


Le sommet mondial de l'IA à Riyad veut se pencher sur l'impact de l'IA

GAIN 2024 se concentrera davantage sur l'IA que ses éditions précédentes de 2020 et 2022, avec des sujets tels que l'innovation dans le secteur.
GAIN 2024 se concentrera davantage sur l'IA que ses éditions précédentes de 2020 et 2022, avec des sujets tels que l'innovation dans le secteur.
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  • L'événement, organisé par l'Autorité saoudienne des données et de l'IA, se concentrera sur l'une des questions mondiales les plus pressantes d'aujourd'hui - la technologie de l'IA
  • La troisième édition de l'événement se tiendra au Centre de conférences du Roi Abdel Aziz du 10 au 12 septembre

RIYAD : L'Arabie saoudite accueillera à Riyad, en septembre prochain, des décideurs économiques, de grandes entreprises de technologie et d'intelligence artificielle, des leaders d'opinion internationaux et des dirigeants d'organisations internationales, à l'occasion de la troisième édition du Sommet mondial sur l'intelligence artificielle (GAIN).

L'événement, organisé par l'Autorité saoudienne des données et de l'IA (SDAIA), se concentrera sur l'un des problèmes mondiaux les plus pressants d'aujourd'hui - la technologie de l'IA - et tentera de trouver des solutions qui "maximisent le potentiel de ces technologies transformatrices au profit de l'humanité", selon un communiqué publié dimanche.

La troisième édition de l'événement se tiendra au Centre de conférences du Roi Abdel Aziz du 10 au 12 septembre sous le patronage du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en sa qualité de président du conseil d'administration de la SDAIA, ajoute le communiqué.

Le sommet GAIN se déroulera dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l'impact des technologies d'IA et réaffirmera l'engagement du Royaume à soutenir les efforts internationaux visant à améliorer le bien-être humain face aux défis associés au développement de la technologie.

GAIN 2024 se concentrera davantage sur l'IA que ses éditions précédentes de 2020 et 2022, avec des sujets tels que l'innovation dans le secteur, les développements clés qui façonnent un meilleur avenir pour l'IA, et la promotion d'un environnement favorable aux ressources humaines dans ce domaine.

Parmi les autres sujets abordés figurent l'IA aux niveaux local et mondial, la relation complémentaire entre les humains et l'IA, les chefs d'entreprise dans le domaine de l'IA, la relation entre les données et les applications, l'intelligence artificielle générative (GenAI), l'éthique de l'IA, les processeurs et l'infrastructure de l'IA, ainsi que l'IA et les villes intelligentes.


Les systèmes des marchés financiers saoudiens ont résisté à la panne technologique mondiale

Selon l'AMC, ses systèmes étaient pleinement opérationnels et prêts à soutenir les investisseurs pendant les séances de négociation du 21 juillet. (Fournie)
Selon l'AMC, ses systèmes étaient pleinement opérationnels et prêts à soutenir les investisseurs pendant les séances de négociation du 21 juillet. (Fournie)
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  • L'Autorité saoudienne du marché des capitaux a déclaré qu'elle s'était rapidement coordonnée avec les acteurs du marché pour atténuer les effets de l'interruption et veiller à ce que les opérations ne soient pas affectées.  
  • Selon la CMA, ses systèmes étaient pleinement opérationnels et prêts à soutenir les investisseurs pendant les séances de négociation du 21 juillet.

RIYADH : Les systèmes du marché des capitaux de l'Arabie saoudite ont bien résisté à la panne technique mondiale du 19 juillet, qui a perturbé les vols, les services de radiodiffusion et les services essentiels dans le monde entier. 

L'Autorité saoudienne du marché des capitaux a déclaré qu'elle s'était rapidement coordonnée avec les acteurs du marché pour atténuer les effets de l'interruption et veiller à ce que les opérations ne soient pas affectées.  

Selon la CMA, ses systèmes étaient pleinement opérationnels et prêts à soutenir les investisseurs pendant les séances de négociation du 21 juillet.

La panne, déclenchée par une mise à jour logicielle de la société de cybersécurité CrowdStrike, a provoqué des perturbations généralisées dans divers secteurs. 

En réponse, la CMA a demandé aux sociétés cotées sur le marché financier saoudien de divulguer tout développement significatif lié à l'incident. L'autorité de régulation du marché a souligné que ses équipes techniques surveillaient les systèmes 24 heures sur 24 afin d'assurer la stabilité et la continuité des activités. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Grâce à AlUla, les liens culturels entre l'Arabie saoudite et la Chine sortent renforcés

Cet événement souligne le rôle de premier plan joué par AlUla au sein de l'Alliance touristique internationale des villes de la route de la soie, un réseau reliant 63 destinations dans 28 pays, le long d'anciennes routes commerciales.  (Fournie)
Cet événement souligne le rôle de premier plan joué par AlUla au sein de l'Alliance touristique internationale des villes de la route de la soie, un réseau reliant 63 destinations dans 28 pays, le long d'anciennes routes commerciales. (Fournie)
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  • Ces événements ont souligné le rôle prépondérant d'Al-Ula au sein de l'Alliance touristique internationale des villes de la route de la soie.
  • Ce partenariat vise à renforcer les connaissances et les ressources partagées, en mettant l'accent sur l'archéologie, la préservation du patrimoine culturel, les musées.

RIYADH : L'Arabie saoudite et la Chine ont approfondi leurs liens culturels grâce à la participation de la Commission royale pour AlUla à des forums mondiaux importants à Istanbul et à Luoyang.  

La CRU a participé au Dialogue de la Route de la Soie et au Forum international des anciennes capitales afin de renforcer la collaboration et de présenter AlUla comme le « plus grand musée vivant » du monde. 

Ces événements, qui se sont déroulés du 27 au 30 juin, ont souligné le rôle prépondérant d'Al-Ula au sein de l'Alliance touristique internationale des villes de la route de la soie, un réseau reliant 63 destinations dans 28 pays le long des anciennes routes commerciales.  

Les forums ont permis de développer les partenariats culturels entre la Chine et l'Arabie saoudite et d'organiser des visites officielles à AlUla. 

La stratégie de l'Arabie saoudite en matière de tourisme, axée sur le riche patrimoine d'Al-Ula, est devenue la pierre angulaire du renforcement des liens culturels et économiques avec la Chine, illustrant l'engagement du Royaume à tirer parti de ses atouts historiques pour favoriser les partenariats internationaux. 

Lors du Forum international des anciennes capitales, des réunions de haut niveau ont été organisées avec des responsables de Luoyang sur le tourisme, l'agriculture, la conservation et le développement urbain, ce qui a permis d'explorer de nouveaux domaines de coopération entre les deux nations. 

« La Commission royale pour Al-Ula continue de s'appuyer sur les fondements profondément ancrés du partenariat culturel qui existe entre la Chine, le Royaume et l'Arabie du Nord-Ouest », a déclaré un porte-parole de la Commission royale pour Al-Ula dans un communiqué. 

Le porte-parole a ajouté : « Le dialogue sur la route de la soie et le forum international des anciennes capitales ont représenté des occasions passionnantes de développer de nouvelles voies de collaboration, en mettant l'accent sur le développement de l'échange de connaissances et la promotion du tourisme, avec diverses initiatives fondées sur notre statut commun de destinations anciennes et de points de repère en développement rapide pour le patrimoine humain ». 

Le forum a été lancé pour favoriser le dialogue et la collaboration entre des villes à l'histoire millénaire. Il facilite également un accord signé plus tôt cette année entre AlUla et ses partenaires chinois de l'administration provinciale du patrimoine culturel du Henan.  

Ce partenariat vise à renforcer les connaissances et les ressources partagées, en mettant l'accent sur l'archéologie, la préservation du patrimoine culturel, les musées et la collaboration en matière de recherche, ainsi que sur le développement des talents, le tourisme et d'autres échanges culturels. 

Il comprend également la création d'un laboratoire archéologique axé sur la technologie, la réalisation d'activités de fouilles, la recherche et la promotion des liens entre les sites patrimoniaux d'AlUla et du Henan. 

L'accord prévoit également la mise en œuvre de programmes d'échange collaboratifs, la participation à des expositions et à des événements, et l'utilisation de technologies muséales telles que la réalité virtuelle et la réalité augmentée. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com