Alimentation : une quarantaine d'industriels baissent leurs prix "dès maintenant", annonce Olivia Grégoire

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Publié le Jeudi 13 juillet 2023

Alimentation : une quarantaine d'industriels baissent leurs prix "dès maintenant", annonce Olivia Grégoire

  • Avec la baisse des prix des matières premières, "nous avons demandé avec Bruno Le Maire aux 75 plus gros industriels de baisser leurs prix rapidement"
  • Sont concernés "les pâtes alimentaires, l'huile de tournesol, le thé, le vinaigre, la volaille, les yaourts, des aliments pour animaux mais aussi des gâteaux, des confitures"

PARIS: Les prix des pâtes, de l'huile de tournesol ou encore des yaourts vont baisser "dès maintenant", une quarantaine d'industriels ayant accepté de "faire un effort", a annoncé jeudi la ministre déléguée aux PME Olivia Grégoire.

Avec la baisse des prix des matières premières, "nous avons demandé avec Bruno Le Maire aux 75 plus gros industriels de baisser leurs prix rapidement", a rappelé la ministre interrogée sur Sud Radio, et "nous arrivons à une quarantaine d'industriels qui vont faire un effort très concret de moins 5 à moins 7 ou 8% dès le mois de juillet".

Sont concernés "les pâtes alimentaires, l'huile de tournesol, le thé, le vinaigre, la volaille, les yaourts, des aliments pour animaux mais aussi des gâteaux, des confitures", a-t-elle précisé, selon qui "cela se voit dès maintenant dans les rayons et cela va continuer tout l'été".

Vingt industriels sur les 75 ne sont pas encore concernés par les négociations car leurs matières premières n'ont pas baissé (le sucre, le plastique). Treize autres en sont exclus "parce qu'il y a une chaîne importante avec nos agriculteurs", a précisé Olivia Grégoire, "le lait et le porc sont exclus à notre demande".

"Treize industriels sont exclus des négociations, 20 n'ont pas vu le prix des matières premières baisser, 40 font un effort", a-t-elle résumé.

"Si on a des filous, des industriels qui ont eu des baisses (de prix de matière première) et qui ne les répercutent pas, nous ne tremblerons pas pour citer les acteurs qui sont irresponsables dans la période", a-t-elle affirmé.

"L'inflation alimentaire était de quasiment 16% au mois de mars, elle est de 13,6% au mois de juin, la baisse est en train de s'amorcer", a-t-elle ajouté.

Électricité: Attal confirme la fin du bouclier tarifaire pour fin 2024

Le ministre délégué aux Comptes publics Gabriel Attal a confirmé jeudi lors d'une interview sur RTL que le gouvernement mettrait "progressivement" un terme, d'ici fin 2024, au bouclier tarifaire sur les prix de l'électricité instauré pour lutter contre l'inflation, levant le doute sur son éventuelle prolongation en 2025.

"Dès lors qu'on doit faire des économies, il faut notamment sortir des dispositifs spécifiques qu'on a mis en place pendant la crise de l'inflation", "ça veut dire qu'on va devoir sortir progressivement du bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie", a indiqué le ministre.

"Ca ne va pas se faire d'un coup, d'un bloc", a-t-il précisé, mais ça veut dire "que d'ici à la fin de l'année 2024, notamment sur le bouclier tarifaire sur l'électricité, on va en sortir progressivement".

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait annoncé en avril que le bouclier tarifaire limitant les prix de l'électricité pour les particuliers serait maintenu jusqu'à début 2025. Il avait en revanche à cette occasion annoncé la fin de celui sur le gaz, effective depuis début juillet.

Mardi, trois économistes du Conseil d'analyse économique (CAE) avaient préconisé dans une note de mettre rapidement fin au bouclier tarifaire sur les prix de l'électricité pour les ménages les plus aisés afin de réduire son coût tout en encourageant la sobriété énergétique, "étant donné son poids pour les finances publiques".

Exclure les 20% de ménages les plus aisés du bouclier pourrait ainsi permettre "de faire des économies budgétaires de 5 à 6 milliards d’euros", avait estimé Xavier Ragot, un des auteurs du rapport.

En revanche, "les plus modestes continueraient de bénéficier d’un accompagnement", avait préconisé le CAE, évoquant la distribution d'un chèque énergie aux ménages les plus modestes.

Lors de son interview sur RTL, M. Attal a dit sa volonté de "mettre fin à cette politique des chèques exceptionnels qu'on a pu mettre en place sur tel sujet pour telle catégorie de Français".

D'après des estimations de la Commission de régulation de l'énergie, les prix de l'électricité auraient bondi de 35% en 2022 et de 100% en 2023 s'il n'y avait pas eu le dispositif protecteur du bouclier tarifaire.

Le gouvernement a évalué fin 2022 à 110 milliards d'euros entre 2021 et 2023 le coût du bouclier énergétique pour les ménages, les collectivités et les entreprises.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.