Les groupes jihadistes multiplient les abus dans le nord-est du Mali, selon HRW

Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise sécuritaire profonde, nourrie par des groupes jihadistes et séparatistes ou proclamés d'autodéfense. Partie du nord, elle s'est propagée au centre du pays et au Burkina Faso et au Niger voisins. (AFP)
Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise sécuritaire profonde, nourrie par des groupes jihadistes et séparatistes ou proclamés d'autodéfense. Partie du nord, elle s'est propagée au centre du pays et au Burkina Faso et au Niger voisins. (AFP)
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Publié le Jeudi 13 juillet 2023

Les groupes jihadistes multiplient les abus dans le nord-est du Mali, selon HRW

  • «Des groupes armés islamistes attaquent brutalement les civils et contribuent à alimenter une urgence humanitaire de grande ampleur», a déclaré une chercheuse senior sur le Sahel à HRW
  • L'ONG rapporte des témoignages recueillis par ses enquêteurs et décrivant des combattants armés de «fusils d'assaut», de «lance-grenades», et habillés en tenues civiles ou treillis avec des turbans identifiables

DAKAR: Les groupes jihadistes ont multiplié depuis janvier 2023 "meurtres", "viols" et "pillages" à grande échelle sur les civils dans le nord-est du Mali, "forçant des milliers de personnes à fuir ces régions", a indiqué jeudi dans un rapport Human Rights Watch.

"La sécurité s’est fortement détériorée en raison d’affrontements entre deux groupes armés islamistes", l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) et le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM, ou JNIM selon l'acronyme arabe), lié à Al-Qaïda, qui cherchent à contrôler les voies d’approvisionnement et à accroître leur influence, a expliqué l'organisation de défense des droits humains.

"Des groupes armés islamistes attaquent brutalement les civils et contribuent à alimenter une urgence humanitaire de grande ampleur", a déclaré Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur le Sahel à Human Rights Watch.

Human Rights Watch dit avoir documenté huit attaques entre les mois de janvier et juin, six dans la région de Gao et deux dans la région de Ménaka dans le nord-est, théâtre depuis des mois d'une poussée de l’État islamique au grand Sahara (EIGS). Elles auraient, selon elle, fait des "centaines" de morts et contraint des milliers de personnes à fuir la zone.

L'ONG rapporte des témoignages recueillis par ses enquêteurs et décrivant des combattants armés de "fusils d'assaut", de "lance-grenades", et habillés en tenues civiles ou treillis avec des turbans identifiables.

Ils parlaient plusieurs langues locales (le tamashek, le fulfulde, le songhaï et l’haoussa), ainsi que l'arabe, et arboraient parfois le drapeau de l’État islamique, selon les témoignages.

L'organisation s'est également dite inquiète de la décision de retrait de la Mission de maintien de la paix de l'ONU (Minusma) réclamé par Bamako qui se déroulera sur six mois jusqu'à la fin de l'année 2023. Il risque selon le rapport de "nuire" aux efforts visant l’obligation de rendre des comptes pour les abus liés au conflit.

Mme Allegrozzi appelle ainsi les autorités maliennes à "redoubler d'efforts" pour protéger les civils et à "travailler en étroite collaboration" avec leurs partenaires internationaux.

Le rapport indique par ailleurs avoir documenté de "graves abus" commis par les forces de sécurité maliennes et par des forces présumées de la société de sécurité privée russe Wagner, aux agissements décriés dans différents pays.

La junte au pouvoir depuis 2020 s'est détournée de la France pour se tourner politiquement et militairement vers la Russie. Elle dément la présence de Wagner et parle d'instructeurs de l'armée russe déployés au nom d'une coopération d’État à État.

L'ONU avait accusé en mai dans un rapport l'armée malienne et les combattants "étrangers" d'avoir exécuté en mars 2022 au moins 500 personnes lors d'une opération antidjihadiste dans le centre du pays, ce que réfute la junte malienne.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise sécuritaire profonde, nourrie par des groupes jihadistes et séparatistes ou proclamés d'autodéfense. Partie du nord, elle s'est propagée au centre du pays et au Burkina Faso et au Niger voisins.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.