Taylor Swift et Beyoncé, symboles de la revanche des tournées après la pandémie

 Entre Taylor Swift et Beyoncé, l'été 2023 consacre le retour des grands shows qui remplissent les stades, malgré la grogne autour de l'inflation des prix des billets. (AFP)
Entre Taylor Swift et Beyoncé, l'été 2023 consacre le retour des grands shows qui remplissent les stades, malgré la grogne autour de l'inflation des prix des billets. (AFP)
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Publié le Jeudi 13 juillet 2023

Taylor Swift et Beyoncé, symboles de la revanche des tournées après la pandémie

  • C'est Taylor Swift, 33 ans, qui voit la barre du milliard de dollars de recettes à portée de main avec les 106 dates -- à ce stade -- du «Eras Tour»
  • Le record appartient jusqu'à présent à Elton John, commencée en 2018 et qui s'est terminée le 8 juillet à Stockholm, a rapporté 910 millions de dollars au 18 juin

NEW YORK: Une tournée va-t-elle franchir le cap du milliard de dollars de recettes? Entre Taylor Swift et Beyoncé, l'été 2023 consacre le retour des grands shows qui remplissent les stades, malgré la grogne autour de l'inflation des prix des billets.

Avec leur tournée mondiale, la star de la pop country et "Queen Bey" font partie des dizaines de méga stars qui ont repris la route pour répondre à une forte demande de musique live après les annulations et les reports dus à la pandémie de Covid-19.

De Pink à Coldplay, de Bruce Springsteen à Drake, sans oublier SZA et The Weeknd, les stades se remplissent, aux Etats-Unis et dans le monde, promettant à l'année 2023 de battre des records.

"Je n'ai jamais vu autant d'artistes sur scène au même moment, dans le même espace", constate Stacy Merida, professeure à l'American University, qui étudie l'industrie musicale.

Elton John devant Ed Sheeran

Madonna, pionnière des tournées contemporaines avec force décors et costumes, devait en entamer une nouvelle mi-juillet mais elle a dû la reporter pour raisons de santé.

Par conséquent, c'est Taylor Swift, 33 ans, qui voit la barre du milliard de dollars de recettes à portée de main avec les 106 dates -- à ce stade -- du "Eras Tour". Des observateurs promettent un succès similaire à Beyoncé, qui entame la partie nord-américaine de son "World Renaissance Tour".

Le record appartient jusqu'à présent à Elton John, dont la tournée "Farewell Yellow Brick Road", commencée en 2018 et qui s'est terminée le 8 juillet à Stockholm, a rapporté 910 millions de dollars au 18 juin, selon le site spécialisé Billboard Boxscore.

Avant lui, le chanteur pop Ed Sheeran avait atteint 776 millions de dollars avec sa tournée "Divide" (2017-2019).

Mais là où les billets pour Sheeran atteignaient en moyenne 100 dollars selon Pollstar.com, une place de base pour un concert de Beyoncé ou Taylor Swift coûte au moins deux fois plus cher.

Beyoncé et l'inflation 

La société de spectacles Live Nation, qui a fusionné en 2010 avec le site de billetterie Ticketmaster, dit avoir vendu déjà plus de 100 millions de billets en 2023, plus que pour toute l'année 2019.

"Dans un monde qui a pratiquement totalement rouvert, il est évident que les concerts restent une priorité pour les fans", a indiqué Live Nation dans ses derniers résultats publiés.

Les deux dates du show de Beyoncé en mai à Stockholm ont même été citées par un économiste comme un facteur d'inflation pour tout le pays.

Mais la hausse de la demande s'accompagne d'un mécontentement croissant autour de la position dominante de Live Nation et Ticketmaster.

Depuis des années, les fans de concerts se plaignent de frais cachés, d'une flambée des coûts des billets et d'une réduction de l'offre à cause des préventes.

«Monopole»

Un sujet revenu sur la table après le chaos autour des ventes de billets pour la tournée de Taylor Swift, qui a contraint Ticketmaster à devoir s'expliquer devant le Congrès américain sur des pratiques anticoncurrentielles présumées.

"Le monopole vertical intégré a vraiment beaucoup d'effets d'entraînement en termes de prix", explique Andrew Leff, vétéran de l'industrie musicale qui enseigne à l'Université de Californie du Sud.

"Si vous êtes Ticketmaster, que vous pouvez faire payer ce que vous voulez, que vous n'avez pas de concurrence, et qu'il y a de la demande pour Taylor Swift ou Beyoncé, c'est le jeu de l'offre et de la demande", souligne-t-il à l'AFP.

"Ils peuvent faire payer ce qu'ils veulent, et c'est ce qu'ils font".

Mais selon lui, le boom des concerts ne profite pas nécessairement à tous, notamment aux petits groupes.

"Il y a vraiment deux industries musicales", relève-t-il: "l'industrie de la musique des 1% et l'industrie de la musique des 99%" autres.

L'histoire est connue: les tournées coûtent cher, mais c'est une bouée de sauvetage pour des artistes dont les droits d'auteur provenant du streaming restent faibles.

Mais le rattrapage post-pandémie fait grimper la demande et les prix sur tous les postes, des locations de salles aux bus.

A l'automne dernier, l'artiste indépendante Santigold a été l'une des premières à s'exprimer sur ces difficultés, et à annuler sa tournée, en expliquant qu'elle n'arrivait "tout simplement pas à la faire fonctionner". Causes principales, l'inflation et la concurrence dans un marché saturé.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


«Mon chat s'appelle Zizou»: à Paris, les supporters ont accueilli le sélectionneur Zidane

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  • Zidane: Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018
  • "Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner"

PARIS: Et soudain, une porte coulisse, laissant entrevoir la silhouette de la légende de l'équipe de France. Tout juste nommé sélectionneur des Bleus, 20 ans après la fin de sa carrière de joueur, Zinédine Zidane s'arrête devant la centaine de supporters, patientant pour une photo ou un autographe de l'homme du jour.

"J'ai rencontré Zidane, le maillot est signé", se réjouit Romain, 29 ans, portant à la fois la tunique des Bleus sur le dos, et tenant dans la main celle de la Coupe du monde 2006, qui avait marqué la fin de l'ère "ZZ" en équipe de France.

De ce Mondial, Milya, 10 ans, en a visionné récemment "le coup de boule", image aussi triste que célèbre de l'ancien meneur de jeu, exclu lors de la finale perdue contre l'Italie pour son geste sur Marco Materazzi.

Bien sur, la petite fille n'a pas connu Zinédine Zidane joueur mais "Papa est un grand fan". A tel point qu'à la maison, le poisson rouge s'appelle "Zizou" et le chat "OM".

"On venait pour un week-end de deux jours et on s'est dit qu'on allait être là, raconte à l'AFP sa mère Cindy, 35 ans et coordinatrice d'un habitat inclusif, on est tous fans de foot dans la famille, mais aussi de l'OM, donc Zidane, ça a du sens", reprend-elle, installée près des barrières posées en face du siège de la Fédération française de football, dans le 15e arrondissement de Paris.

"Une histoire du foot" 

Chez Xavier aussi, on a "appelé le chat Zizou", de quoi perturber son fils Hugo, 7 ans, qui apprendra à connaître davantage le champion du monde 98 comme celui qui accompagnera Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé ou encore Bradley Barcola.

Une génération qu'il aura la tâche de faire encore grandir après un mandat de 14 ans de Didier Deschamps, et une Coupe du monde remportée en 2018.

"Comme Didier Deschamps, (Zidane) est un gagnant, poursuit le comptable de 34 ans, on espère qu'il mettra un peu plus de jeu, mais déjà à la dernière coupe du monde il y en avait et j'espère juste le voir gagner".

"Quand on voit comment se structure l'Espagne (sacrée au Mondial-2026, ndlr), le challenge sera là, complète Fabrice, cadre de 54 ans, il faudra voir comment structurer une équipe avec un fort potentiel".

Ce dernier a vécu en 1998, depuis le Stade de France, la finale qui avait sacré les Français pour la première fois, avec un doublé du natif de Marseille. Un souvenir qui a évidemment marqué d'autres supporters réunis à Paris.

Les drapeaux s'agitent, et les membres de l'association des "Irrésistibles français" lancent une Marseillaise ou encore des chants pour patienter. Autour d'eux, certains passants s'arrêtent par curiosité, quand une compagnie de CRS, venue de Marseille, veille au bon déroulement de l'attente, qui a pris fin ce mardi.

"C'est une histoire du football français que l'on voit aujourd'hui, reprend Romain, employé dans la communication, Zidane c'est la France mais aussi au delà. J'ai grandi avec lui, les premiers matches que j'ai suivis étaient avec lui".

Les prochains le seront avec Zinédine Zidane le sélectionneur.

 


L’UNESCO inscrit six sites de la région MENA sur la Liste du patrimoine mondial

Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
Les châteaux du Mont Amel ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. (X/@UNESCO)
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  • Une procédure d’urgence qui reflète l’impact des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises

DUBAÏ : Du premier site naturel des Émirats arabes unis inscrit au patrimoine mondial aux sites historiques de Palestine et du Liban, six nouveaux sites du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont été inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les nouveaux sites inscrits sont : Wadi Wurayah à Fujaïrah, la réserve marine d’Aqaba en Jordanie, le château d’Alamut et les fortifications associées en Iran, le village tunisien de Sidi Bou Saïd, les châteaux du Mont Amel au Liban et Sebastia en Palestine.

Le comité a également approuvé l’inscription du paysage migratoire de Boma-Badingilo, au Soudan du Sud, selon une procédure d’urgence, tout comme les châteaux du Mont Amel et Sebastia.

L’UNESCO a indiqué que cette procédure d’urgence reflétait l’impact croissant des conflits armés, du changement climatique et d’autres crises, qui mettent gravement en péril le patrimoine culturel et naturel. Les trois sites ont ainsi été ajoutés à la Liste du patrimoine mondial en péril.

Par ailleurs, le comité a inscrit trois sites déjà classés sur la Liste du patrimoine mondial en péril, estimant que les valeurs pour lesquelles ils avaient été reconnus étaient désormais menacées. Il s’agit de l’ancienne cité de Chersonèse taurique et sa chôra en Ukraine, du centre historique de Paramaribo au Suriname et de Tyr, au Liban. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com