L'Egypte accueille une réunion régionale visant à résoudre la crise au Soudan

Les dirigeants des six pays voisins du Soudan se sont réunis au Caire pour les pourparlers de paix depuis, alors que le conflit a éclaté dans ce pays d'Afrique du nord-est à la mi-avril. (présidence égyptienne)
Les dirigeants des six pays voisins du Soudan se sont réunis au Caire pour les pourparlers de paix depuis, alors que le conflit a éclaté dans ce pays d'Afrique du nord-est à la mi-avril. (présidence égyptienne)
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Publié le Jeudi 13 juillet 2023

L'Egypte accueille une réunion régionale visant à résoudre la crise au Soudan

  • Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, est actuellement au Caire en dépit des tensions suscitées par un vaste projet fluvial sur le Nil
  • Le conflit a fait près de 3 000 morts et trois millions de déplacés et réfugiés

LE CAIRE: L'Egypte a accueilli jeudi une réunion des pays voisins du Soudan, déchiré par une guerre pour le pouvoir entre l'armée et les paramilitaires, pour tenter de "mettre fin à l'effusion de sang", a annoncé la présidence.

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, est actuellement au Caire en dépit des tensions suscitées par un vaste projet fluvial sur le Nil.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et M. Ahmed "ont discuté des moyens de régler la crise au Soudan", a déclaré le porte-parole de la présidence égyptienne mercredi soir, avant une réunion plus large rassemblant les pays voisins du Soudan.

Depuis le 15 avril, le chef de l'armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhane, un proche allié de l'Egypte, est en guerre contre son ex-numéro deux, le général Mohamed Hamdan Daglo, qui dirige les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Le conflit a fait près de 3.000 morts et trois millions de déplacés et réfugiés.

La présidence égyptienne a indiqué que des représentants des pays voisins du Soudan participeraient à la réunion du Caire, sans préciser qui devrait se joindre à MM. Sisi et Abiy.

Le sommet vise à "mettre fin à l'effusion de sang du peuple soudanais" et aux "répercussions négatives sur les pays voisins", selon Le Caire.

Mercredi, MM. Sissi et Abiy ont également discuté du renforcement des relations bilatérales et du barrage de la Grande Renaissance éthiopienne, selon le porte-parole de la présidence.

Les deux pays sont depuis longtemps en désaccord concernant le méga-barrage éthiopien, que Le Caire considère comme une menace existentielle.

Lundi, des pourparlers de paix ont eu lieu à Addis Abeba sur proposition des pays d'Afrique de l'Est. A l'issue des négociations, l'Igad, bloc régional de l'Afrique de l'Est, a appelé les belligérants à parapher un "cessez-le-feu inconditionnel".

L'armée soudanaise a néanmoins boycotté ces pourparlers, réduisant un peu plus les espoirs de mettre fin à la guerre. Et pour cause, le "Quartet" de l'Igad composé du Kenya, de Djibouti, de l'Ethiopie et du Soudan du Sud est présidé par le chef de l'Etat kényan William Ruto, dont le gouvernement soudanais dénonce la "partialité".


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.