La Grèce suffoque, l'Acropole d'Athènes restera partiellement fermée

Des touristes apprécient la vue de l'ancienne Acropole depuis la colline de Filoppapou à Athènes, le 7 avril 2023. (Photo de Louisa GOULIAMAKI / AFP)
Des touristes apprécient la vue de l'ancienne Acropole depuis la colline de Filoppapou à Athènes, le 7 avril 2023. (Photo de Louisa GOULIAMAKI / AFP)
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Publié le Samedi 15 juillet 2023

La Grèce suffoque, l'Acropole d'Athènes restera partiellement fermée

  • Comme vendredi et samedi, le site classé au patrimoine mondial par l'Unesco et pris d'assaut par les touristes n'accueillera aucun visiteur entre 11h30 locales (08h30 GMT) et 17h30 locales (14h30 GMT), a indiqué l'Euphorie des Antiquités d'Athènes
  • Depuis jeudi où le thermomètre a commencé à beaucoup grimper, la Croix-Rouge, déployée au pied de l'Acropole pour venir en aide aux touristes qui pourraient être victimes d'insolation ou d'évanouissement, a distribué plus de 50 000 bouteilles d'eau

ATHÈNES : L'Acropole d'Athènes restera fermée aux heures les plus chaudes de la journée dimanche pour le troisième jour consécutif, ont annoncé samedi les autorités alors que les températures pourraient atteindre 41°C en Grèce, frappée par la canicule.

Comme vendredi et samedi, le site classé au patrimoine mondial par l'Unesco et pris d'assaut par les touristes n'accueillera aucun visiteur entre 11h30 locales (08h30 GMT) et 17h30 locales (14h30 GMT), a indiqué l'Euphorie des Antiquités d'Athènes.

Depuis jeudi où le thermomètre a commencé à beaucoup grimper, la Croix-Rouge, déployée au pied de l'Acropole pour venir en aide aux touristes qui pourraient être victimes d'insolation ou d'évanouissement, a distribué plus de 50 000 bouteilles d'eau de 50 cl.

Les équipes de l'ONG sont également intervenues "des dizaines de fois" pour secourir des visiteurs victimes de malaise, d’essoufflements ou d'écorchures ces derniers jours, selon un communiqué.

Des auvents ont également été installés près des guichets d'entrée pour protéger les milliers de visiteurs venus admirer le Parthénon au sommet de l'Acropole, chef d'oeuvre de l'époque "classique" de l'Antiquité (Ve siècle avant notre ère).

Le plus grand site archéologique de l'île de Crète (sud), le palais de Knossos, associé au mythe du Minotaure, a également fermé ses portes samedi entre midi et 17h (09h00 GMT et 14h00 GMT), selon l'Ephorie des Antiquités d'Héraklion.

La mesure pourrait être prolongée au delà de 17h00 si nécessaire et reconduite dimanche.

Depuis mercredi, la Grèce, comme d'autres pays européens, connaît de fortes chaleurs.

Cette vague de canicule devrait atteindre un "pic" ce samedi, selon les services météorologiques nationaux, avec des températures atteignant 41°C dans plusieurs parties du pays comme le centre, la Thessalie et la péninsule du Péloponnèse (sud-ouest).

Vendredi, le thermomètre est monté jusqu'à 44,2°C dans la région de Thèbes, dans le centre du pays, selon l'Observatoire national d'Athènes.

Si les températures devraient légèrement refluer à partir de dimanche, une nouvelle vague de canicule pourrait frapper la Grèce à partir de jeudi, selon l'Observatoire national d'Athènes.

"Nous aurons une nouvelle hausse des températures au point de connaître une nouvelle vague de chaleur", a affirmé le météorologue de l'Observatoire, Theodore Giannaros, cité par l'agence de presse grecque ANA.

Les autorités grecques ont invité la population à la plus grande prudence concernant leurs déplacements et ont mis en garde contre le risque élevé d'incendies, notamment dimanche où des vents de 40 à 60 km/h pourraient souffler sur la mer Egée, selon le ministère de la Crise climatique.

Plusieurs parcs et espaces verts d'Athènes ont également été fermés ce samedi, selon une décision des autorités de l'Attique, la région qui entoure Athènes.

Les plages de la côte attique, proches d'Athènes, étaient en revanche bondées, selon des images de la télévision publique ERT.

Durant l'été 2021, la Grèce avait connu de violents incendies, notamment sur l'île d'Eubée, à une centaine de kilomètres d'Athènes, en raison de températures caniculaires.

L'Acropole d'Athènes a enregistré l'an dernier plus de 3 millions de visiteurs et sa fréquentation ne cesse de croître en raison notamment des touristes embarqués à bord de navires de croisière qui font escale au Pirée, le grand port proche de la capitale.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.