La nouvelle destination touristique d’AlUla ravive l’histoire naturelle et culturelle de l’ancienne oasis

Dans le cadre des efforts plus larges visant à promouvoir le patrimoine naturel et culturel d'AlUla, les responsables travaillent depuis plus d'un an pour développer Daimumah en tant que destination touristique gratuite à visiter. (Photo AN par Nada Hameed)
Dans le cadre des efforts plus larges visant à promouvoir le patrimoine naturel et culturel d'AlUla, les responsables travaillent depuis plus d'un an pour développer Daimumah en tant que destination touristique gratuite à visiter. (Photo AN par Nada Hameed)
(Photo AN par Nada Hameed)
(Photo AN par Nada Hameed)
(Photo AN par Nada Hameed)
(Photo AN par Nada Hameed)
Les activités estivales d'AlUla ont été explorées par des influenceurs arabes et saoudiens des médias sociaux lors d'une tournée médiatique. (Photo AN par Nada Hameed)
Les activités estivales d'AlUla ont été explorées par des influenceurs arabes et saoudiens des médias sociaux lors d'une tournée médiatique. (Photo AN par Nada Hameed)
La maison en palmier de Daimumah est entièrement construite en bois de palmier, avec un escalier en bois qui mène au confortable grenier. Au centre de tout cela, il y a un majestueux palmier étendant ses branches, orné de dattes vertes qui n'attendent qu'à être cueillies en août pendant la saison des dattes. (Photo AN par Nada Hameed)
La maison en palmier de Daimumah est entièrement construite en bois de palmier, avec un escalier en bois qui mène au confortable grenier. Au centre de tout cela, il y a un majestueux palmier étendant ses branches, orné de dattes vertes qui n'attendent qu'à être cueillies en août pendant la saison des dattes. (Photo AN par Nada Hameed)
Une fois que les visiteurs pénètrent dans le champ de palmiers par le pont long de 150 mètres, ils seront entourés d'une atmosphère sereine, car le paysage est orné de grands palmiers minces qui se balancent gracieusement dans la brise légère. (Photo AN par Nada Hameed)
Une fois que les visiteurs pénètrent dans le champ de palmiers par le pont long de 150 mètres, ils seront entourés d'une atmosphère sereine, car le paysage est orné de grands palmiers minces qui se balancent gracieusement dans la brise légère. (Photo AN par Nada Hameed)
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Publié le Samedi 15 juillet 2023

La nouvelle destination touristique d’AlUla ravive l’histoire naturelle et culturelle de l’ancienne oasis

  • Daimumah associe des pratiques agricoles traditionnelles à des techniques innovantes modernes afin de produire une variété de cultures
  • Dans le cadre des efforts plus larges visant à promouvoir le patrimoine naturel et culturel d'AlUla, les responsables travaillent depuis plus d'un an pour développer Daimumah en tant que destination touristique gratuite à visiter

JEDDAH : Aujourd’hui, les touristes ont l'opportunité de se connecter avec le passé dans une destination durable au sein du désert saoudien.

La dernière attraction d'AlUla, Daimumah, du mot arabe pour durabilité, réunit l'art, la nature et le patrimoine dans un cadre d'oasis pittoresque.

Pendant des siècles, les communautés agricoles ont façonné et nourri la vallée d'AlUla, laissant un paysage fertile pour les générations futures.

Dans le cadre des efforts plus larges visant à promouvoir le patrimoine naturel et culturel d'AlUla, les responsables travaillent depuis plus d'un an pour développer Daimumah en tant que destination touristique gratuite à visiter. (Photo AN par Nada Hameed)
Dans le cadre des efforts plus larges visant à promouvoir le patrimoine naturel et culturel d'AlUla, les responsables travaillent depuis plus d'un an pour développer Daimumah en tant que destination touristique gratuite à visiter. (Photo AN par Nada Hameed)

Dans le cadre des efforts plus larges visant à promouvoir le patrimoine naturel et culturel d'AlUla, les responsables travaillent depuis plus d'un an pour développer Daimumah en tant que destination touristique gratuite à visiter.

Avec ses palmeraies, jardins botaniques et champs, les visiteurs peuvent explorer à leur rythme, découvrant des installations artistiques, d'anciennes habitations en briques d'argile, d'anciens canaux d'irrigation et des cultures toujours cultivées de manière durable par les agriculteurs locaux.

Dans le cadre des efforts plus larges visant à promouvoir le patrimoine naturel et culturel d'AlUla, les responsables travaillent depuis plus d'un an pour développer Daimumah en tant que destination touristique gratuite à visiter. (Photo AN par Nada Hameed)
Dans le cadre des efforts plus larges visant à promouvoir le patrimoine naturel et culturel d'AlUla, les responsables travaillent depuis plus d'un an pour développer Daimumah en tant que destination touristique gratuite à visiter. (Photo AN par Nada Hameed)

Adel al-Balawi, guide touristique saoudien à Daimumah, a déclaré à Arab News que les palmiers ont toujours joué un rôle essentiel dans la civilisation et les habitations d'AlUla.

Il a expliqué : « En tant que boucliers naturels contre le soleil brûlant, ils fournissent de l'ombre et aident à réguler la température en la réduisant de 10 degrés par rapport aux zones découvertes ».

EN BREF

  • La dernière attraction d'AlUla, Daimumah, du mot arabe pour durabilité, réunit l'art, la nature et le patrimoine dans un cadre d'oasis pittoresque.
  • Pendant des siècles, les communautés agricoles ont façonné et nourri la vallée d'AlUla, laissant un paysage fertile pour les générations futures.

« Au sein des champs de palmiers, les agriculteurs plantent stratégiquement des cultures délicates qui sont sensibles à la chaleur, bénéficiant d'un équilibre optimal de lumière solaire ».

« La brise qui passe à travers les palmiers refroidit encore plus l'air, protégeant les plantes fragiles de la chaleur excessive, favorisant la croissance d'une végétation luxuriante en dessous», a-t-il ajouté.

Les installations dispersées sur le site ont été spécialement créées par trois artistes et sont basées sur le thème des habitants d'AlUla et des danses folkloriques des mariages saoudiens.

Adel Al-Balawi explique aux visiteurs à propos de Daimumah. (Photo AN par Nada Hameed)

Dans le Jardin des Explorateurs, les visiteurs peuvent se détendre dans un grand filet tendu entre les palmiers et se connecter avec la nature en écoutant le doux bruissement des palmes et le chant des oiseaux tandis que de douces brises créent une ambiance apaisante.

Al-Balawi a déclaré : « Le filet, habilement fabriqué à partir de matériaux durables mais doux, s'étend et invite les visiteurs à s'allonger et à se plonger dans son étreinte rassurante.

« Son design complexe offre une expérience de détente confortable et sécurisée, offrant le point de vue idéal pour admirer les environs à couper le souffle ».

Daimumah utilise des panneaux solaires afin de générer de l'électricité pour toutes ses installations. « C'est la solution sûre et la meilleure pour réduire l'empreinte carbone », a ajouté Al-Balawi.

Une visiteuse, Munirah al-Enizi, âgée de 15 ans et originaire d'AlUla, a déclaré : « Je suis tellement contente que l'oasis ait une cabane dans les arbres. Elle est inspirée des palmiers qui représentent aussi notre culture saoudienne. C'est une excellente façon de se connecter à la nature et d'apprécier la beauté de l'environnement rural ».

La maison en palmier est entièrement faite en bois de palmier et possède un escalier en bois menant à un grenier. Au centre se trouve un majestueux palmier dont les branches sont remplies de dattes vertes qui attendent d'être récoltées en août.

Concernant les anciennes habitations agricoles de Daimumah et les systèmes d'eau, Al-Balawi a souligné que les habitants d'AlUla utilisaient autrefois une série de canaux pour relier les fermes de l'oasis. Les flux d'eau étaient contrôlés par un agriculteur expérimenté appelé le maître.

« C'est la preuve des traditions profondément enracinées et de l'esprit communautaire qui rendent le système d'irrigation d'AlUla non seulement ancien, mais vraiment remarquable », a-t-il déclaré.

Daimumah mélange les pratiques agricoles traditionnelles avec des pratiques innovantes modernes afin de produire une variété de cultures, notamment des aubergines, des oignons, des poivrons, des citrons, des oranges et un assortiment d'herbes.

Une serre offre aux visiteurs la possibilité de découvrir comment sont cultivés les fruits exotiques tout en économisant l'eau et l'espace.

« À Daimumah, les agriculteurs cultivent un environnement sur mesure pour des cultures spécifiques. Dans ces réserves, un impressionnant total de 10 000 plants de fraises prospère, permettant aux agriculteurs de cultiver avec succès des fruits exotiques qui auraient sinon du mal à murir », a ajouté Al-Balawi.

Entre décembre et mars, les visiteurs peuvent visiter les réserves de fraises du site et cueillir les baies à la main.

Les arbres de moringa prospèrent également dans l'oasis. Al-Balawi a déclaré : « Ils nécessitent très peu d'eau pour pousser et sont donc considérés comme une culture efficace en ressources, incroyablement polyvalente et pouvant être transformée en de nombreux produits différents ».

Un restaurant en plein air, un café en cabane en bois proposant des rafraîchissements chauds et froids ainsi que des collations, et des boutiques de souvenirs sont également situés sur le site.

De plus, des programmes d'ateliers éducatifs et de divertissement sont organisés par la Commission royale pour AlUla.

Pour plus d'informations, visitez : https://www.experiencealula.com/en

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 

 


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.