Les Etats-Unis donnent le feu vert au vaccin de Pfizer, l'inquiétude règne en Europe

Le laboratoire britannique AstraZeneca et la Russie ont annoncé des essais cliniques combinant leurs deux vaccins contre le nouveau coronavirus (Photo,AFP).
Le laboratoire britannique AstraZeneca et la Russie ont annoncé des essais cliniques combinant leurs deux vaccins contre le nouveau coronavirus (Photo,AFP).
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Publié le Samedi 12 décembre 2020

Les Etats-Unis donnent le feu vert au vaccin de Pfizer, l'inquiétude règne en Europe

  • «Sortez le fichu vaccin MAINTENANT», a tweeté vendredi le dirigeant américain, qui a axé toute sa réponse à la pandémie sur le développement ultra-rapide d'un remède
  • Le président élu Joe Biden a lui au contraire loué l'«intégrité scientifique» de la FDA, qui a tenu à ne pas émettre l'image d'une procédure bâclée

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont donné vendredi soir leur feu vert au vaccin de Pfizer/BioNTech contre le Covid-19, ouvrant la voie à une campagne massive de vaccination dans tout le pays avec une première injection promise par Donald Trump en moins de 24 heures.

Sous pression du chef de l'Etat pour accélérer l'autorisation d'urgence, l'Agence américaine des médicaments (FDA) a annoncé dans une lettre avoir donné sa bénédiction au remède. Les Etats-Unis deviennent ainsi le sixième pays à approuver le vaccin de l'alliance américano-allemande, après le Royaume-Uni, le Canada, Bahreïn, l'Arabie saoudite et le Mexique. L'Agence européenne du médicament devrait rendre un avis d'ici fin décembre.

"Aujourd'hui notre pays a réalisé un miracle médical", s'est félicité Donald Trump dans une courte vidéo publiée sur Twitter.  "Nous avons d'ores et déjà commencé l'envoi du vaccin à tous les Etats" du pays, a-t-il ajouté. "Le premier vaccin sera administré dans moins de 24 heures".

Vendredi matin, il avait affiché son impatience vis-à-vis de la FDA.

"Sortez le fichu vaccin MAINTENANT", avait tweeté le dirigeant américain, qui a axé toute sa réponse à la pandémie sur le développement ultra-rapide d'un vaccin.

Selon plusieurs médias, le chef de cabinet de M. Trump a exigé du directeur de l'Agence américaine des médicaments (FDA) qu'il finalise le processus d'autorisation vendredi, ou bien qu'il donne sa démission

Un comité d'experts indépendants a recommandé jeudi à la FDA, qualifiée de «grosse tortue lente» par Donald Trump, d'autoriser le vaccin de l'alliance Pfizer/BioNTech. La décision était attendue samedi mais pourrait donc finalement intervenir encore plus rapidement.

Le président élu Joe Biden a lui au contraire loué l'«intégrité scientifique» de la FDA, qui a tenu à ne pas donner l'image d'une procédure bâclée.

«Vous pouvez avoir confiance en ce vaccin. Il n'y a pas d'interférence politique», a déclaré M. Biden vendredi depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware.

Seulement trois semaines se sont écoulées depuis le dépôt par les fabricants de leur demande d'autorisation.

Les Etats-Unis, pays le plus touché au monde en chiffres absolus, viennent d'enregistrer près de 6.000 décès du Covid en 48 heures, et leur bilan global approche des 300.000 morts.

La première économie mondiale enchaîne les tristes records: depuis une semaine, à l'exception du week-end, les chiffres de nouvelles contaminations quotidiennes sont supérieurs à 200.000.

Face à cette flambée de l'épidémie, de nouvelles restrictions sont prises localement: à New York, les restaurants ne pourront plus servir en intérieur à partir de lundi.

Risque élevé

Dans le monde, le nouveau coronavirus a tué au moins 1.582.721 personnes, pour près de 70 millions de contaminations confirmées, selon un bilan établi par l'AFP.

L'Europe est la zone ayant enregistré le plus de nouvelles contaminations cette semaine (+236.700 en moyenne par jour). La pandémie, qui reculait depuis mi-novembre, s'y est stabilisée à un niveau élevé.

En France (près de 57.000 morts), il existe un «risque élevé»  d'une flambée «dans les prochaines semaines», a alerté l'organisme Santé publique France vendredi, qui appelle à la «plus grande vigilance, notamment dans la perspective des fêtes de fin d'année».

Le gouvernement français avait annoncé jeudi soir un prudent déconfinement à partir du 15 décembre, tout en maintenant des restrictions: couvre-feu à partir de 20H00 tous les jours, y compris le 31 décembre (mais pas le 24), fermeture maintenue des cinémas, théâtres et musées au moins jusqu'au 7 janvier.

«Nous aurions été irresponsables à ouvrir et faire comme si tout se passait très bien», a justifié vendredi le président Emmanuel Macron.

«Noël est entre nos mains», a-t-il dit. «Evidemment, on doit se retrouver, mais moins que d'habitude pour Noël, moins nombreux».

La pandémie se situe également à «un niveau trop élevé et dangereux» en Belgique voisine, partiellement confinée, a prévenu vendredi le virologue Steven Van Gucht, porte-parole des autorités sanitaires.

«Contrairement aux Pays-Bas ou à l'Allemagne, nous ne constatons heureusement pas encore de nouvelle hausse générale», mais les nouvelles contaminations ne diminuent quasiment plus depuis deux semaines et «la charge des hôpitaux est encore trop élevée», a-t-il souligné.

Quant à la Suisse, avec une croissance «exponentielle» de l'épidémie (+5.000 cas par jour) et des taux de contamination parmi les plus élevés d'Europe, elle est «dans une situation critique», a prévenu sa présidente Simonetta Sommaruga.

Le pays a adopté vendredi un train de mesures incluant la fermeture des restaurants, bars, magasins, établissements de loisirs et de sport, musées et bibliothèques à 19h.

Revers pour Sanofi/GSK

Le Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe (63.082 morts), a de son côté annoncé qu'il réduisait la durée de sa quarantaine pour les voyageurs arrivant de l'étranger ou les «cas contact» d'un malade du Covid de 14 à 10 jours.

Là aussi, la situation épidémiologique reste précaire, avec une flambée de cas à Londres et dans le Sud-Est. Mais le pays a lancé mardi sa campagne de vaccination contre le Covid-19, après avoir été le premier pays à donner son feu vert au vaccin de l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech.

Le Canada, Bahreïn et l'Arabie saoudite l'ont depuis imité, et l'Agence européenne du médicament devrait rendre un avis d'ici fin décembre.

Parallèlement aux progrès du vaccin Pfizer/BioNTech, les laboratoires français Sanofi et britannique GSK ont essuyé un revers: ils ont déclaré que leur vaccin anti-Covid ne serait prêt que fin 2021, après des résultats moins bons qu'attendu dans les premiers essais cliniques.

Ils tablent désormais sur une disponibilité du vaccin au quatrième trimestre 2021, alors qu'ils visaient initialement une demande d'homologation au premier semestre.

Vendredi toujours, le laboratoire britannique AstraZeneca et la Russie ont annoncé des essais cliniques combinant leurs deux vaccins contre le nouveau coronavirus. Une reconnaissance pour le produit russe, vanté par les autorités mais fraîchement accueilli par les Occidentaux.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.