Aider l'Ukraine est la «meilleure chose» à faire pour l'économie mondiale, assure Yellen

Janet Yellen, secrétaire au Trésor américain, s'exprime lors d'une conférence de presse avant les réunions des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 (FMCBG) et des suppléants des banques centrales et des finances (FCBD), au Mahatma Mandir à Gandhinagar, le 16 juillet 2023. (Photo par Punit PARANJPE / AFP)
Janet Yellen, secrétaire au Trésor américain, s'exprime lors d'une conférence de presse avant les réunions des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20 (FMCBG) et des suppléants des banques centrales et des finances (FCBD), au Mahatma Mandir à Gandhinagar, le 16 juillet 2023. (Photo par Punit PARANJPE / AFP)
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Publié le Dimanche 16 juillet 2023

Aider l'Ukraine est la «meilleure chose» à faire pour l'économie mondiale, assure Yellen

  • La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen participe à Gandhinagar, en Inde, à une réunion des grands argentiers des pays du G7 dimanche avant une réunion du G20 Finances dans cette même ville lundi et mardi
  • «Mettre fin à cette guerre (en Ukraine) est avant tout un impératif moral. Mais c'est aussi la meilleure chose que nous puissions faire pour l'économie mondiale», a-t-elle estimé

GANDHINAGAR, Inde : Redoubler d'efforts pour soutenir l'Ukraine face à l'invasion russe est «la meilleure chose» à faire pour aider l'économie mondiale, en plus d'accompagner les pays en développement, a estimé dimanche la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen.

Mme Yellen participe à Gandhinagar, dans l'ouest de l'Inde, à une réunion des grands argentiers des pays du G7 dimanche avant d'assister à une réunion du G20 Finances dans cette même ville lundi et mardi.

Une «priorité clé» est de «redoubler notre soutien à l'Ukraine», a-t-elle insisté lors d'une conférence de presse.

Elle a dit s'être rendue compte par elle-même lors de sa visite à Kiev en février de l'impact «massif» de l'aide étrangère pour l'Ukraine, tant civile que militaire.

«Mettre fin à cette guerre est avant tout un impératif moral. Mais c'est aussi la meilleure chose que nous puissions faire pour l'économie mondiale», a-t-elle estimé.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie - deux importants «greniers» à blé de la planète - a provoqué depuis l'an dernier une onde de choc sur l'économie mondiale en faisant gonfler les prix alimentaires et énergétiques.

Un accord sur les exportations de céréales ukrainiennes transitant par la mer Noire expire lundi, et Moscou refuse pour l'instant de le renouveler.

En marge du sommet de l'Otan à Vilnius cette semaine, les dirigeants du G7 ont promis de soutenir l'Ukraine aussi longtemps qu'il le faudra face à l'invasion russe.

«Le soutien budgétaire est essentiel pour la résistance de l'Ukraine», a rappelé Mme Yellen, évoquant aussi l'accent mis par le G7 sur la lutte contre le contournement par Moscou des sanctions internationales.

Mme Yellen a tenté de balayer les inquiétudes selon lesquelles le soutien massif à l'Ukraine se ferait au détriment de l'aide aux pays du Sud: «Je récuse l'idée d'un troc» entre ces deux enjeux, a-t-elle dit.

La secrétaire américaine au Trésor en a voulu pour preuve les efforts en cours pour réformer les banques multilatérales de développement, à commencer par la première d'entre elles, la Banque mondiale, afin de doper leur efficacité dans les années à venir.

Elle a aussi cité des progrès de restructuration de la dette de pays comme la Zambie, et a dit compter sur une prochaine finalisation de dossiers similaires pour le Ghana et le Sri Lanka.

La guerre «illégale» déclenchée par la Russie en Ukraine est aussi une cause de la récente aggravation du surendettement de pays en développement, a-t-elle taclé au passage.

 


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.